MAGNIFICA PRESENZA

MAGNIFICA PRESENZA
MAGNIFICA PRESENZA

Ferzan Özpetek

MAGNIFICA PRESENZA

 

Pietro (Elio Germano) a 28 ans. Il a abandonné sa Sicile natale et s’est installé à Rome pour retrouver Massimo, l’amour d’une nuit, et accomplir son rêve de devenir comédien. C’est un jeune homme timide et solitaire, sa seule compagnie est sa cousine Maria (Paola Minaccioni), employée dans un cabinet d’avocats et qui a une vie sentimentale tumultueuse. En attendant de trouver un appartement, il vit chez elle. Les rapports cousin-cousine ne sont pas toujours des plus simples et, entre deux castings, Pietro passe ses nuits à confectionner des croissants dans une pâtisserie. Arrive enfin le jour où Pietro trouve une maison d’époque pleine de charme, le point de départ de sa nouvelle existence d’homme libre. Mais la douce quiétude ne dure que quelques jours. Très vite des bruits, des chuchotements, des visions étranges se manifestent. Il doit se rendre à l’évidence : il n’est pas le seul occupant de cette maison. Des personnes maquillées et élégamment vêtues se présentent à lui ; ce sont les comédiens de la troupe Appolonio dont la trace s’est perdue en 1943. Ils sont plutôt envahissants et ne semblent pas disposés à quitter les lieux… à moins que Pietro ne se mette à la recherche de Livia Morosini (Anna Proclemer), l’actrice vedette de la troupe, dont ils n’ont plus de nouvelles.

 

Ferzan Özpetek aime mêler présent et passé. Il s’en sert pour rappeler des souvenirs peu plaisants : le sort que l’Italie fasciste réservait aux homosexuels (dans La Fenêtre d’en face). Ou aux artistes, comme ceux de Magnifica Presenza, victimes d’une dénonciation anonyme. Mais rien ne l’ennuie plus que la lourdeur du film à thèse : l’enquête de Pietro pour découvrir la vérité sur la mort de ses nouveaux copains reste jusqu’au bout plaisante, presque ludique. Depuis longtemps, ce cinéaste d’origine turque a su adopter la règle d’or de la comédie italienne : flirter légèrement avec la gravité.

Pierre MURAT , Télérama, 31 juillet 2013

 

FERZAN ÖZPETEK
Ferzan Özpetek

Né en 1959 à Istanbul Ferzan Özpetek s'est installé à Rome en 1976 où il a fait des études de cinéma à l’université La Sapienza. Il a débuté en tant qu’assistant réalisateur auprès de Massimo Troisi, Maurizio Ponzi, Ricky Tognazzi. En 1997 il réalise son premier film Il bagno turco (Hammam). L’homosexualité est un de ses thèmes de prédilection, comme dans Le fate ignoranti (2001,Tableau de famille), Mine vaganti (2010, Le premier qui l’a dit), La dea fortuna (2019).
Autres réalisations : Harem suaré (1999, Le dernier harem), La finestra di fronte (2003, La fenêtre d'en face), Cuore sacro (2005), Saturno contro (2007), Magnifica presenza (2012), Rosso Istanbul (2017), Napoli velata (2018).

BANDE ANNONCE

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FICHE TECHNIQUE

Réalisation : Ferzan Özpetek

Scénario : Ferzan Özpetek, Federica Pontremoli

Image :  Maurizio Calvesi

Montage : Walter Fasano

Musique : Pasquale Catalano

Producteur (s) : Domenico Procacci

Productions : Fandango, Faros Film, Rai Cinema

Distribution France : DistriB Films

Vente à l’étranger : 

Interprètes : 

Elio Germano, Margherita Buy, Vittoria Puccini, Giuseppe Fiorello, Paola Minaccioni, Cem Yilmaz, Andrea Bosca, Daniele Luchetti, Alessandro Roja, Anna Proclemer

Année : 2012
Durée : 1h 45
Pays de producion : Italie