MAR NERO

MAR NERO

Federico Bondi

MAR NERO

Automne 2006. Gemma est veuve et âgée, mais elle n’entend pas quitter l’appartement de Florence où elle a passé toute sa vie et qui renferme tous ses souvenirs. Son fils Enrico vit à Trieste, il a sa famille, son travail et ne peut donc pas s’occuper d’elle.
La seule solution est qu’elle accepte une aide à domicile.
La première expérience n’a pas été concluante. Gemma n’est pas commode et la pauvre Luda, une fille de l’Est, avait rapidement rendu son tablier. Angela lui succède.
Elle est roumaine et elle a laissé dans son pays son mari, Adrian, sa maison, ses rêves d’une vie normale. Elle compte bien retourner en Roumanie avec l’argent gagné en Italie. Les premiers temps sont difficiles. Gemma n’est jamais contente et la pauvre Angela doit subir remontrances et humiliations. Néanmoins, lorsqu’elle doit affronter l’hostilité de voisins xénophobes, Gemma la défend. Angela résiste grâce aux coups de téléphone réguliers qu’elle échange avec son mari. Petit à petit, les relations entre les deux femmes deviennent moins tendues, elles se confient l’une à l’autre. Il y a aussi des amis roumains qui l’accueillent et qui lui font connaître d’autres compatriotes avec lesquels se réunir, passer du temps, évoquer le moment tout proche où la Roumanie entrera dans la Communauté Européenne et où ils ne seront plus tout à fait des étrangers.
Le 1er janvier 2007, c’est fait.
Les Roumains de Florence fêtent l’événement, mais Adrian ne répond plus au téléphone. Le temps passe et Angela est sans nouvelles. Morte d’inquiétude, elle décide de retourner en Roumanie. Gemma décide de l’accompagner.

 

« Derrière une réalisation plutôt simple, sans effets, ni chichis, on appréciera le soin porté à l’écriture du scénario. Issu d’un courant documentaire, Frederico Bondi propose dans Mar Nero une étude de la vieillesse ou plutôt de la relation entre cette dernière et la jeunesse. Il propose aussi et avant tout, le récit de sa vie et de sa mère, qui, selon ses dires, aurait pu elle aussi entreprendre ce voyage. C’est donc avec une certaine pertinence, que ce film succède à son précédent documentaire L’Uomo Planetario, traitant de la paix entre les hommes. Ni documentaire, ni fiction, on retiendra donc de ce long-métrage, la dimension humaine qu’il propose et l’émotion que le réalisateur a investi dans cette œuvre. »

Cinema.ch, août 2008

Federico Bondi

BANDE ANNONCE

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FICHE TECHNIQUE

Réalisation : Federico Bondi

Scénario : Ugo Chiti, Federico Bondi

Image :  Gigi Martinucci

Montage : Ilaria Fraioli

Musique : Enzo Casucci, Guy Klucevsek

Producteur (s) : Francesco Pamphili, Giorgia Priolo, Ada Solomon

Productions : Film Kairòs, Rai Cinema, Manigolda Film, HiFilm Productions (Romania)

Distribution France : 

Vente à l’étranger : Intramovies

Interprètes : Ilaria Occhini, Dorotheea Petre, Maia Morgenstern, Vlad Ivanov, Corso Salani, Alessandra Bedino, Vincenzo Versari, Giuliana Colzi, Teodor Danetti

Année : 2008
Durée : 1h 35
Pays de producion : Italie, France, Roumanie