MEDITERRANEO

MEDITERRANEO
MEDITERRANEO

Gabriele Salvatores

MEDITERRANEO

Au printemps 1941, chargés d’une mission d’observation et de liaison sous le commandement du lieutenant Montini (Claudio Bigagli), huit jeunes soldats italiens débarquent sur une petite île de la mer Égée récemment abandonnée par leurs alliés allemands. Leur bateau est coulé par l’ennemi et leur radio tombe en panne. L’endroit n’a pas une importance stratégique particulière et nos héros sont oubliés. Le site est d’une grande beauté. Les hommes ayant été déportés lors du raid allemand, il se révèle habité uniquement par des femmes, des vieillards, des enfants et un pope italophone. Les Grecs, d’abord méfiants, acceptent peu à peu ces occupants dans leur communauté. Les jeunes Italiens sont sensibles à la chaleur et à la douceur du lieu et des habitants. Leur envie de combattre disparaît et des liens de camaraderie, parfois des rapports sentimentaux, s’instaurent entre militaires et civils. La guerre, l’Italie, les familles, tout semble loin, à des années-lumière.

Mais un jour un petit avion apparaît dans le ciel, porteur de nouvelles bouleversantes. On est en 1943, Mussolini est tombé…

 

« Fidèle à la tradition de la comédie à l’italienne, Gabriele Salvatores trousse un portrait de groupe subtilement corrosif. Il y a du Monicelli dans ce Mediterraneo à l’humour noir et aux personnages désenchantés mais toujours sympathiques. La petite escouade de bouffons est campée par des comédiens excellents, dans la lignée de Gassman ou Sordi. Drôles malgré eux, peu conscients de l’absurdité de leur situation, ils incarnent l’Italien moyen, d’hier et d’aujourd’hui, velléitaire, toujours prêt à s’engager mais se réfugiant dans la fuite. Fuir la vie d’avant, les responsabilités familiales et politiques, quitte à le regretter plus tard sans vraiment assumer cette lâcheté ordinaire. »

Anne Dessuant, Télérama, 20 janvier 2007

Gabriele Salvatores
Gabriele Salvatores

Gabriele Salvatores (Naples, 1950) fonde à Milan le Teatro dell’Elfo qu’il dirige jusqu’en 1989. Ses premiers films Sogno di una notte d’estate (1983) et Kamikazen (1987) sont tirés de cette expérience. Le succès international arrive avec l’Oscar décerné à Mediterraneo (1991). Salvatores aime s’essayer à des genres divers, jusqu’aux récents films de super-héros (Il ragazzo invisibile, 2014, 2018). En 2019, il réalise son dix-neuvième opus, Tutto il mio folle amore (titre international : Volare).

BANDE ANNONCE

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FICHE TECHNIQUE

Réalisation : Gabriele Salvatores

Scénario : Enzo Monteleone

Image :  Italo Petriccione

Montage : Nino Baragli

Musique : Giancarlo Bigazzi, Marco Falagiani

Producteur (s) : Gianni Minervini, Mario Cecchi Gori, Vittorio Cecchi Gori, Silvio Berlusconi

Productions : A.M.A. Film, Penta Films, Silvio Berlusconi Communications

Distribution France : UGC

Vente à l’étranger : 

Interprètes : Diego Abatantuono, Claudio Bigagli, Giuseppe Cederna, Claudio Bisio, Gigio Alberti, Ugo Conti, Memo Dini, Vasco Mirandola, Vanna Barba, Luigi Montini, Irene Grazioli, Antonio Catania

Année : 1991
Durée : 1h 36
Pays de producion : Italie