MINE VAGANTI

MINE VAGANTI
LE PREMIER QUI L'A DIT

Ferzan Özpetek

MINE VAGANTI

LE PREMIER QUI L’A DIT

« Ne laisse pas les autres te dire qui tu dois aimer et qui tu dois détester. Fais tes propres erreurs ». Voilà ce que la grand-mère de Tommaso lui dit lorsqu’il revient dans la maison familiale, bien décidé à affirmer ses choix personnels à sa famille.

La famille Cantone, propriétaire d’une importante fabrique de pâtes dans les Pouilles, a toujours été enfermée dans la bienséance et les codes de la bonne bourgeoisie de Lecce. Le père se fait vieux et il attend le retour de Tommaso, le benjamin, étudiant à Rome, pour transférer la gestion de l’entreprise aux deux fils de la famille et faire entrer un nouvel associé dans le capital.

Mais Tommaso a d’autres projets. Il entend profiter du dîner pour révéler à tous son homosexualité. Il se prépare à faire son annonce lorsque son frère aîné, Antonio, le précède pour faire… la même révélation. Son père l’exclut immédiatement de la famille et de la direction de la société. La famille doit étouffer le scandale et le père compte sur Tommaso pour porter l’honneur viril des Cantone. D’autant plus que l’associé pressenti est le père d’une délicieuse donzelle. Tommaso doit dissimuler ses préférences sexuelles, mais lorsque ses amis romains débarquent pour une visite surprise, la situation se complique…

 

 

On est séduit par le ton frais de l’ensemble et ceci même si le cinéaste a recours à bon nombre de clichés (le père homophobe hystérique et cardiaque, la mère cocufiée, la tante vieille fille frustrée et les copains homos bien efféminés). Ne faisons toutefois pas la fine bouche : la sauce prend et l’intrusion des copains gays qui tentent tant bien que mal de masquer leur homosexualité à la famille de leur pote est un grand moment de comédie qui rappelle par instants La cage aux folles. Dans un complet contre-emploi, Riccardo Scamarcio est très convaincant car il parvient à trouver le ton juste entre la légère préciosité de son personnage et sa naturelle virilité. Loin d’être parfait (la réalisation est quand même bien plate), Le premier qui l’a dit constitue une agréable comédie estivale, uniquement destinée à faire passer un agréable moment.

Virgile Dumez, àVoir-àLire, 23 juillet 2010

FERZAN ÖZPETEK
Ferzan Özpetek

Né en 1959 à Istanbul Ferzan Özpetek s'est installé à Rome en 1976 où il a fait des études de cinéma à l’université La Sapienza. Il a débuté en tant qu’assistant réalisateur auprès de Massimo Troisi, Maurizio Ponzi, Ricky Tognazzi. En 1997 il réalise son premier film Il bagno turco (Hammam). L’homosexualité est un de ses thèmes de prédilection, comme dans Le fate ignoranti (2001,Tableau de famille), Mine vaganti (2010, Le premier qui l’a dit), La dea fortuna (2019).
Autres réalisations : Harem suaré (1999, Le dernier harem), La finestra di fronte (2003, La fenêtre d'en face), Cuore sacro (2005), Saturno contro (2007), Magnifica presenza (2012), Rosso Istanbul (2017), Napoli velata (2018).

BANDE ANNONCE

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FICHE TECHNIQUE

Réalisation : Ferzan Özpetek

Scénario : Ferzan Özpetek, Ivan Cotroneo

Image :  Maurizio Calvesi

Montage : Patrizio Marone

Musique : Andrea Guerra, Pasquale Catalano

Producteur (s) : Domenico Procacci

Productions : Fandango en collaboration avec Rai Cinema

Distribution France : Pyramide

Vente à l’étranger : Pyramide Films

Interprètes : Riccardo Scamarcio, Nicole Grimaudo, Alessandro Preziosi, Dario Bandiera, Ennio Fantastichini, Lunetta Savino, Elena Sofia Ricci, Ilaria Occhini, Bianca Nappi, Carolina Crescentini, Massimiliano Gallo, Paola Minaccioni, Giorgio Marchesi, Daniele Pecci, Gea Martire

Année : 2010
Durée : 1h 50
Pays de producion : Italie