MIO COGNATO

MIO COGNATO

Alessandro Piva

MIO COGNATO

Toni, la quarantaine, bien dans sa peau, en impose par sa prestance et ses affaires de petit entrepreneur marchent bien. C’est une personne respectée à Bari. Le baptême de son fils est l’occasion d’une grande fête qui réunit la famille et les amis. Parmi les invités il y a Anna, sa sœur cadette, et son mari, Vito, un petit employé méthodique et coincé. Les deux beaux-frères n’ont guère de points communs et entre eux le courant ne passe pas. Pendant la fête, la belle voiture neuve de Vito est volée. Vito est désespéré et Anna supplie son frère de l’aider à la retrouver. Toni accepte à contre coeur. Commence alors une longue nuit pour les deux hommes. Toni connaît du monde à Bari et il sait à qui il convient de s’adresser. Vito découvre des lieux dont il ignorait jusqu’à l’existence et les rencontres avec des individus plus inquiétants les uns que les autres se succèdent. Petit à petit, bribe par bribe, la vérité fait surface : le vol de la voiture n’était peut-être pas fortuit.

 

« J’avais plusieurs modèles en tête, Le fanfaron de Risi, naturellement, mais aussi Le voleur de bicyclette. Ces comparaisons ne me gênent pas, elles ont leur importance. Comme dans Le fanfaron, dans mon film aussi il y a une voiture qui est symbolique d’un certain caractère, mais il y a aussi beaucoup de différences. Tous ceux qui habitent Bari ont été victimes au moins une fois du vol de leur voiture. Mais la criminalité m’intéressait moins que la nuit du Sud. C’est elle que je voulais représenter, avec ses couleurs vives, même si au cinéma il est habituel qu’elle soit peuplée
d’individus louches. Notre travail comporte une base réaliste à partir de laquelle inventer. La réalité suggère un certain nombre de choses, mais c’est l’imagination qui doit prévaloir. J’ai toujours été frappé par les situations réelles, même graves, dans lesquelles des détails, insignifiants parfois, prêtent à sourire. Transportés dans un film, ils comportent selon moi une grande ironie et une forte distorsion de la réalité. »
Alessandro PIVA, propos recueillis par Leonardo LARDIERI
sentieriselvaggi.it, 6 octobre 2003

Alessandro Piva
Alessandro Piva

Alessandro Piva (1966,, Salerne) a passé sa jeunesse à Bari avant d’entrer au Centro Sperimentale de Rome (spécialité montage). À partir de 1994 il réalise des courts-métrages documentaires et collabore à des scénarios. Son premier film, La Capagira (2000), est très remarqué par la critique et le fait connaître du grand public. Sa carrière mêle travaux pour la télévision, documentaires et films de fiction : Mio cognato (2003), Henry (2011), Milionari (2014). En 2019, son documentaire Santa subito est récompensé par le prix du public au Festival de Rome.

BANDE ANNONCE

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FICHE TECHNIQUE

Réalisation : Alessandro Piva

Scénario : Alessandro Piva, Andrea Piva, Salvatore De Mola

Image :  Gian Enrico Bianchi

Montage : Thomas Woschitz

Musique : Ivan Iusco, Nicola Cipriani

Producteur (s) : Giovanni Veronesi, Alessandro Piva

Productions : Dada Film, Rai Cinema, Seminal Film S.r.l.

Distribution France : 

Vente à l’étranger : Rai Trade

Interprètes : 

Sergio Rubini, Luigi Lo Cascio, Alessandra Sarno, Mariangela Arcieri, Gigi Angelillo, Carolina Felline, Nicola Valenzano

Année : 2003
Durée : 1h 30
Pays de producion : Italie