NOTTURNO BUS

NOTTURNO BUS

Davide Marengo

NOTTURNO BUS

Franz est chauffeur de bus sur la ligne qui va du centre de Rome à l’aéroport. Il a choisi de travailler la nuit parce que c’est mieux payé et que cela lui évite trop de contacts avec ses contemporains. Il a interrompu ses études de philosophie pour un emploi stable, mais sa passion pour le poker, où il perd régulièrement, l’empêche de vivre sereinement. Il a une importante dette de jeu qu’il ne sait pas comment rembourser. Et son créancier, Titti (ne pas se laisser abuser par la mignonnerie de ce surnom), ne fait pas dans la dentelle.
Leila est une jeune fille séduisante. Tellement que face à elle les hommes, fascinés, baissent leur garde, et elle en profite, la traîtresse, pour les dépouiller de leurs papiers qu’elle revend ensuite. Elle a jeté son dévolu sur Andrea, le propriétaire fortuné d’un bar à la mode, qui tire aussi de divers trafics et magouilles des revenus substantiels. Il est en possession d’une carte mémoire au contenu très compromettant pour quelqu’un de haut placé. Il est en train de négocier la restitution et il espère en tirer une somme rondelette. Fidèle à sa technique, Leila l’endort, rafle ce qu’elle était venue chercher et, sans y prendre garde, la précieuse carte.

Quand Andrea revient à lui et constate le vol, il lance aux trousses de la friponne deux hommes de main redoutables et sans scrupules. Mais ils ne sont pas les seuls sur le sentier de la guerre. En effet, les services secrets qui négociaient avec Andrea, avaient fait appel, pour plus de discrétion, à un de leurs anciens agents, Matera, une sorte de samouraï solitaire et efficace.
Avec tout ce joli monde aux trousses, Leila se sauve de justesse en sautant dans un bus, au volant duquel il y a… Franz, qui, la croyant poursuivie par un fiancé jaloux, accepte de l’aider.

 

« Dans Rome, sombre, nocturne, éclairée seulement par les néons bleus des bars, [il y a] toute une flopée de macs slaves, d’anciens agents des services secrets, d’anciens militants d’extrême gauche, de tueurs en service et de sadiques en tout genre. Une Italie composée d’une pincée de Diabolik, de relents de la violence des années 70, de mauvais goût congénital, de la manie du jeu et des sonneries de portables qui mériteraient des amendes pour tapage inconsidéré. Après un excellent documentaire sur la musique traditionnelle des Pouilles liée au tarantisme, Davide Marengo tourne son premier long métrage, adapté du roman éponyme de Giampiero Rigosi. Marengo a déplacé l’action de Bologne à Rome et a réalisé un film de genre assez particulier dans le cinéma italien, à mi-chemin entre la comédie et le polar violent. Il y a quelques imperfections dans le rythme, mais les dialogues sont brillants et de nombreuses séquences mémorables. Le personnage et l’interprétation de Mastandrea valent à eux seuls le déplacement. Bon voyage ! « 

Luca BERNABÉ, Ciak, 05 2007

Davide Marengo

BANDE ANNONCE

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FICHE TECHNIQUE

Réalisation : Davide Marengo

Scénario : Giampiero Rigosi, Fabio Bonifaci, d'après le roman de Giampiero Rigosi

Image :  Arnaldo Catinari

Montage : Patrizio Marone

Musique : Gabriele Coen, Mario Rivera

Producteur (s) : Sandro Silvestri, Maura Vespini

Productions : Emme, Rai Cinema, MiBAC, Vision Distribution (Pologne)

Distribution France : 

Vente à l’étranger : Intramovies

Interprètes : Valerio Mastandrea, Giovanna Mezzogiorno, Antonio Catania, Ennio Fantastichini, Roberto Citran, Francesco Pannofino, Anna Romantowska, Ivan Franeck, Iaia Forte, Marcello Mazzarella

Année : 2007
Durée : 1h 44
Pays de producion : Italie