OVOSODO

OVOSODO

Paolo Virzì

OVOSODO

Ovosodo, c’est le surnom de Piero (Edoardo Gabbriellini), du nom du quartier populaire de Livourne où il est né en 1974. Orphelin de mère, il vit avec la compagne de son père qui lui est en prison. Au lycée, Giovanna Fornari (Nicoletta Braschi) sa jeune prof de lettres remarque son goût pour les études et elle le prend sous son aile. Mais Piero tombe sous la coupe de Tommaso (Marco Cocci), un camarade de classe rebelle qui cache à tous qu’il est le fils d’un riche industriel. Un soir, Giovanna les invite chez elle et Tommaso essaie de la séduire. Dès lors Piero se sent trahi, d’autant plus qu’il finit par découvrir qui est Tommaso. Piero vit un mauvais moment qui influe sur ses études et échoue au bac. Tommaso en revanche réussit et va partir poursuivre ses études aux USA. Giovanna est en dépression et est hospitalisée. C’est le moment du service militaire et à son retour Piero apprend le décès de Giovanna. Il cherche du travail et est embauché dans l’usine du père de Tommaso. Il renoue avec une amie d’enfance, Susy (Claudia Pandolfi) et un jour il l’aide à déménager. Ironie du sort, Susy va habiter dans l’ancien appartement de Giovanna. C’est justement là que sa vie avait pris un tournant et c’est là qu’elle va en prendre un autre.

 

Paolo Virzì :

« Ce qui était émouvant, c’est que sur les lieux du tournage arrivaient des personnes que j’avais connues dans mon enfance et que j’avais oubliées. Pendant que je tournais, je les trouvais là, devant l’écran du moniteur, comme des fantômes de mon passé. C’était super, parce que je tournais dans les quartiers, sur les murettes et dans les cours d’immeubles où j’avais été enfant. »

 

Edoardo Gabbriellini (acteur) :

« J’ai du mal à parler de ce film. Autour de lui il y a un brouillard pire que celui qui entoure l’île de King Kong. Une aura mythique. Il est encore gravé dans le cœur des Livournais. Parce que c’est un film sincère. J’ai connu un jeune qui a quelques années de moins que moi et qui m’a raconté que quand il avait quatorze ans, il regardait Ovosodo tous les samedis. Il connaissait par cœur les dialogues. »

 

Paolo Virzì
Paolo Virzì

Paolo Virzì (Livourne, 1964) est diplômé du Centro sperimentale di cinematografia. Il collabore à l'écriture de scénario pour Giuliano Montaldo, Gabriele Salvatores, Felice Farina. Avec quatorze films à son actif depuis 1994, il est considéré comme l’héritier de la tradition de la comédie à l’italienne (La bella vita, et récemment Folles de joie, L’échappée belle). En 2018, avec Nuits magiques, il signe ici un véritable hommage tendrement irrévérencieux au cinéma italien de l’âge d’or, en évoquant des personnages de légende, recréés à partir de souvenirs personnels.

Filmographie : La bella vita (1994), Ferie d'agosto (1995) My Name Is Tanino (2002),  Caterina va in città (2003, Cateina va en ville), Tutta la vita davanti (2008), La prima cosa bella (2010), Tutti i santi giorni (2012, Chaque jour que Dieu fait), Il capitale umano (2014, Les opportunistes), La pazza gioia (2016, Folles de joie), Notti magiche (2018, Nuits magiques)

BANDE ANNONCE

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FICHE TECHNIQUE

Réalisation : Paolo Virzì

Scénario : Francesco Bruni, Furio Scarpelli, Paolo Virzì

Image :  Italo Petriccione

Montage : Jacopo Quadri

Musique : Battista Lena, Snaporaz

Producteur (s) : Rita Rusic, Vittorio Cecchi Gori

Productions : Cecchi Gori Group - Tiger Cinematografica

Distribution France : 

Vente à l’étranger : Mediaset

Interprètes : 

Barbara Scoppa, Monica Brachini, Pietro Fornaciari, Alessio Fantozzi, Jonathan De Giuli, Edoardo Gabbriellini, Giorgio Algranti, Emanuele Barresi, Claudia Biagiotti, Isabella Cecchi, Joanna Chatton, Ginevra Colonna, Marco Conte, Marco Cocci, Regina Orioli, Claudia Pandolfi, Nicoletta Braschi, Enrica Pandolfi

Année : 1997
Durée : 1h 43
Pays de producion : Italie