PADRE E FIGLIO

PADRE E FIGLIO
PÈRE ET FILS

Pasquale Pozzessere

PADRE E FIGLIO

PÈRE ET FILS

Gênes, siège de l’Ansaldo et de l’Italsider, deux importantes sociétés industrielles ; un lieu où se consume la crise matérielle et idéologique de la classe ouvrière. Dans ce cadre se développe le classique conflit entre un père et un fils. Corrado, la cinquantaine, est originaire du Sud. Il est arrivé à Gênes dans les années soixante. Ouvrier au passé de militant politique tourmenté, il a connu le licenciement et le chômage. Il travaille maintenant comme veilleur de nuit dans un dépôt du port. Il vit avec Angela, sa seconde femme et leur fille. Son fils aîné, Gabriele, vingt ans, vient de terminer son service militaire dans la marine et n’a aucune perspective de travail en vue. Corrado essaie de lui trouver un emploi dans une usine, mais il découvre avec désillusion que son fils se fait licencier avec une grande désinvolture. Gabriele vit sa jeunesse avec angoisse et avec rage ; une jeunesse faite de brèves rencontres amoureuses et de violents contrastes avec le père. Son goût pour la moto et la vitesse, sa relation à l’argent facile et illégal ne font qu’exacerber le malaise et l’incompréhension entre le fils et le père. Et pourtant Corrado ne perd pas l’espoir de rétablir le contact avec son fils.

 

Gabriele ressemble à Eugenio, l’exclu malheureux de Verso Sud (également interprété par Stefano Dionisi, Prix du Jury à Villerupt en 1992). Dans Padre e figlio le voyage se fait en sens contraire, de la Sardaigne, où il a purgé son service militaire vers le riche Nord avec l’espoir que quelque chose ait changé. Mais Gabriele n’arrive pas à rétablir les rapports avec son père et avec son ancienne amie, il n’échange qu’un peu de sexe. Il tente bien de communiquer avec sa sœur et avec Angela, mais seule Valeria, un travesti, l’invite au voyage, réel pour elle, métamorphique et intérieur pour lui. Sur sa moto, Gabriele défoule sa rage de vivre et son malaise existentiel, dans Gênes, ex-pointe sud du triangle industriel de l’époque du boom économique, carrefour d’ethnies, de langues et de cultures, fausse ouverture sur la mer, dont elle conserve cependant la magie et le mystère, le désir de fuite et l’urgence des mirages.

 

Pasquale Pozzessere (1957, Lizzano, province de Tarente) déute dans le cinéma comme assistant réalisateur pour Pupi Avati et Francesco Maselli. Il réalise ensuite des courts-métrages et des documentaires, puis fonde sa propre société de production pour son premier long-métrage en 1992, Verso sud, présenté la même année à la Mostra de Venise puis à Villerupt. Padre e figlio est son second long-métrage.

Extraits de Segno Cinema, juillet/août 1994

Pasquale Pozzessere
Pasquale Pozzessere

Pasquale Pozzessere (1957, Lizzano – Pouilles), assistant de Pupi Avati et de Francesco Maselli, réalise un court-métrage et un documentaire avant de diriger en 1992 son premier long-métrage, Verso sud, qu'il produit également avec sa société Demian Film. Après le Festival de Venise, il présente le film à Villerupt où il obtient le Prix du Jury. Ses deux films suivant ont également été présentés à Villerupt : Padre e figlio (1994) et Testimone a rischio (1997). En 1994 il réalise pour la RAI un film en quatre épisodes, La vitta che verrà, seize années de l'Histoire de l'Italie de la Libération en 1944 aux Jeux Olympiques de Rome en 1960.

BANDE ANNONCE

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FICHE TECHNIQUE

Réalisation : Pasquale Pozzessere

Scénario : Pasquale Pozzessere, Roberto Tiraboschi

Image :  Bruno Cascio

Montage : Carlo Valerio

Musique : 

Producteur (s) : Angelo Rizzoli

Productions : Erre Cinematografica, Rete Italia, Flach Film (France), K2Two

Distribution France : Tamasa

Vente à l’étranger : 

Interprètes : Michele Placido, Stfano Dionisi, Enrica Origo, Giusi Consoli, Carlotta Jazzetti, Claudia Gerini, Luciano Federico, Mauro Pirovano, Francesco Origo

Année : 1994
Durée : 1h 35
Pays de producion : Italie, France, Belgique