PIANO SOLO

PIANO SOLO

Riccardo Milani

PIANO SOLO

Luca Flores a été un grand pianiste de jazz italien. Il s’est suicidé à l’âge de 38 ans.

Avec sa famille, Luca (Kim Rossi Stuart) a passé une partie de son enfance en Afrique où sa mère (Sandra Ceccarelli) décède dans un accident de voiture. Plus tard, de retour en Italie, après avoir étudié le piano au conservatoire à Florence, Luca se consacre au jazz. Dans un club où il se produit en trio, il fait la connaissance de Cinzia (Jasmine Trinca). Mais Luca est de plus en plus perturbé, l’accident fatal dont il n’arrive pas à se souvenir le hante. La carrière de Luca se poursuit brillamment.

Il part pour une tournée en Europe avec Chet Baker. Le piano est son seul refuge dès qu’il ressent une émotion trop forte. Le traumatisme causé par la mort de sa mère est profond et il retourne en Afrique pour se remémorer  la scène de la découverte du corps sans vie. Luca est désormais suivi médicalement mais il est affaibli physiquement et psychiquement. Ses amis, Cinzia, sa sœur Baba (Paola Cortellesi), essayent de lui venir en aide. En vain.

 

Cette vie et les drames qui la traversent, c’est Riccardo Milani qui nous la raconte. Il a demandé à son directeur de la photographie d’éviter les images limpides et dilatées (exception faite des premiers moments en Afrique) et de se concentrer plutôt sur le protagoniste, de l’envelopper dans une lumière sombre et de garder les expressions de son visage pour moitié dans l’ombre, cherchant évidemment un effet de symbole qu’il renforce en privilégiant les ocres et les noirs. Ce qui convient parfaitement au rythme du film qui tend davantage à suivre l’évolution des états d’âme que la progression des événements.

L’interprétation de Kim Rossi Stuart est extraordinaire, il arrive à faire sentir le parcours angoissant de la lucidité à la folie grâce à son visage marqué. Son jeu est calibré, précis, tout en nuances bien réfléchies. Il ne faudrait pas oublier, à ses côtés, Michele Placido, dans le rôle de son père, Jasmine Trinca, dans celui de sa fiancée, et Paola Coretellesi, dans celui de sa sœur. Tous aussi rigoureux. »

Gian Luigi Rondi, Il Tempo, 22 septembre 2007

« Pour la première fois, je renonce presque complètement aux éléments de comédie présents dans mes premiers films ».
Riccardo Milani
Riccardo Milani
Riccardo Milani

Riccardo Milani est un ami du Festival où il vient régulièrement présenter ses films, depuis La guerra degli Antò (1999). En 2003 il réalise Il posto dell'anima et depuis il alterne des œuvres pour la télévision (dont Cefalonia en 2005 et  Tutti pazzi per amore 1 et 2, 2008 et 2010) et des comédies populaires ancrées dans la réalité sociale italienne : Benvenuto Presidente ! (2013), Scusate se esisto (2014), Mamma o papà (2017), Come un gatto in tangenziale (2017). Ma cosa ci dice il cervello (2019)  est son 6e long-métrage avec Paola Cortellesi, son épouse.

En 2015, Riccardo Milani a reçu l’Amilcar de la ville de Villerupt.

BANDE ANNONCE

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FICHE TECHNIQUE

Réalisation : Riccardo Milani

Scénario : Claudio Piersanti, Ivan Cotroneo, Riccardo Milani, Sandro Petraglia d'après le livre Il disco del mondo. Vita breve di Luca Flores, musicista de Walter Veltroni

Image :  Arnaldo Catinari

Montage : Marco Spoletini

Musique : Lele Marchitelli

Producteur (s) : Carlo Degli Esposti

Productions : Palomar, Rai Cinema, Hugo Film (Paris), avec la contribution du MiBAC

Distribution France : 

Vente à l’étranger : Adriana Chiesa Enterprises

Interprètes : Kim Rossi Stuart, Jasmine Trinca, Michele Placido, Paola Cortellesi, Sandra Ceccarelli, Roberto De Francesco, Claudio Gioè, Corso Salani, Mariella Valentini, Alba Rohrwacher, Maurizio Urbani, Alan King, Konrad Podolny

Année : 2007
Durée : 1h 44
Pays de producion : Italie