QUESTIONE DI CUORE

QUESTIONE DI CUORE
QUESTION DE COEUR

Francesca Archibugi

QUESTIONE DI CUORE

QUESTION DE COEUR

Alberto est scénariste. Il travaille avec les mots, il crée des histoires, il imagine des vies, mais il a du mal à gérer la sienne. Sa relation avec Carla s’enlise, l’écriture aussi lui paraît plus difficile. Regardée depuis la fenêtre de son riche appartement, la réalité semble lui échapper. Puis c’est le drame. De fortes douleurs, l’infarctus. Hospitalisé d’urgence, il se retrouve dans une salle de réanimation à côté d’Angelo qui comme lui souffre du cœur. Au début, les différences sociales et culturelles entre l’intellectuel bobo et le manuel banlieusard (Angelo est carrossier) sont telles qu’elles rendent difficile toute communication. Très vite, cependant, la similitude de leur condition les rapproche, leur fait trouver les mots pour se comprendre et ils deviennent inséparables. Toutefois lorsque leur hospitalisation s’achève, chacun retourne chez soi et la vie semble recréer les barrières infranchissables des milieux et des classes sociales.
Alberto se sent encore plus seul. L’expérience qu’il vient de vivre lui fait porter un autre regard sur sa vie et tout ce qu’elle a d’artificiel. Il sent le besoin de retrouver Angelo et sa véritable amitié. Il s’invite chez lui, dans son quartier, et petit à petit il fait partie de la famille. Il y retrouve le goût de la vie et l’envie d’écrire. Angelo, au contraire, dépérit de jour en jour.

 

C’est dans les scènes de l’hôpital, comme dans Il grande cocomeroLa grande citrouille (1992) et dans la description des rapports familiaux que Francesca Archibugi est le plus à l’aise. La corde sensible est fortement sollicitée, et ce sont paradoxalement les scènes les plus drôles qui sont aussi les plus émouvantes. Les acteurs s’en donnent à cœur joie mais leur cabotinage est parfaitement en situation et fait mouche. Dans le rôle du bien nommé Angelo, le carrossier, Kim Rossi Stuart joue de ses yeux bleus, de son air d’éternel adolescent et d’un accent romain plus vrai que nature. Il éclipse presque Antonio Albanese, histrion irréfrénable mais au jeu plus contrôlé que d’habitude. Questione di cuore réservera de grands moments d’émotion à qui ne craint pas de sortir le mouchoir.

Claude RIEFFEL, àVoir-àLire, juillet 2010

Francesca Archibugi
Francesca Archibugi

Francesca Archibugi (Rome, 1960) débute comme comédienne à la fin des années 1970. Mais très vite elle réalise des courts métrages et son intérêt se porte sur l’écriture et la mise en scène en se formant à l'École de Bassano d'Ermano Olmi et au Centro sperimentale di cinematografia. Ses premiers films explorent l’univers de l’enfance et de la pré adolescence (Mignon è partita, 1988; Il grande cocomero, 1993). Et cette thématique est souvent présente dans ses films. Fille des années 1970, ce passé est fréquemment évoqué, comme dans Il nome del figlio, adapté du Prénom. Au cours des années 2010, elle a également collaboré aux scénarios de films de Paolo Virzì (La pazza gioia, The Lesure Seeker, Notti magiche).

Filmographie : Mignon è partita (1988, Mignon est partie), Verso sera (1990, Dans la soirée),Il grande cocomero (1993, La Grande Citrouille), Con gli occhi chiusi (1994, Les yeux fermés), L'albero delle pere (1998), Domani (2001), Lezioni di volo (2006), Questione di cuore (2009, Question de cœur), Il nome del figlio (2015), Gli sdraiati (2017), Vivere (2019)

BANDE ANNONCE

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FICHE TECHNIQUE

Réalisation : Francesca Archibugi

Scénario : Umberto Contarello

Image :  Fabio Zamarion

Montage : Patrizio Marone

Musique : Lena Battista

Producteur (s) : Riccardo Tozzi, Giovanni Stabilini, Marco Chimenz

Productions : Cattleya, Rai Cinema

Distribution France : Bellissima Films

Vente à l’étranger : 

Interprètes : Antonio Albanese, Kim Rossi Stuart, Micaela Ramazzotti, Francesca Inaudi, Chiara Noschese, Paolo Villaggio

Année : 2009
Durée : 1h 44
Pays de producion : Italie