RIBELLI PER CASO

RIBELLI PER CASO

Vincenzo Terraciano

RIBELLI PER CASO

Cinq hommes d’âge mûr partagent la même chambre d’hôpital. Les journées sont longues et monotones, coupées par des analyses épisodiques et de brèves visites de médecins arrogants. Il faut attendre encore et toujours un diagnostic qui tarde à venir.
Les cinq occupants de la chambre 104 n’ont rien en commun, pas même la raison de leur présence en ce lieu. Hors de l’hôpital, ils auraient eu bien peu de chances de se rencontrer ; ici ils papotent, font plus ample connaissance et deviennent amis. Le sujet de la nourriture revient inévitablement dans leurs conversations. Ils sont en effet soumis au régime draconien de l’hôpital : de maigres repas peu appétissants. Ils ont l’impression d’être totalement infantilisés et que leur dignité n’est pas respectée. Ils réagissent par de petits gestes de révolte souvent dictés par les occasions qui se présentent. Puis germe dans leurs têtes le projet d’organiser un grand dîner pour avoir, le temps d’une soirée, l’illusion de s’évader de cette prison de plus en plus opprimante. Ils mettent leur plan à exécution un samedi soir, lorsque les services fonctionnent avec un personnel réduit et que la surveillance est plus relâchée. Mais ils sont découverts et l’alerte est donnée. Alors, afin de terminer en paix le festin qu’ils se sont préparé, ils se barricadent dans leur chambre. Dehors, c’est le branle-bas de combat. Tout le monde se mobilise, du directeur de l’hôpital au dernier des infirmiers ; on appelle même la police et des journalistes accourent pour couvrir l’événement. C’est l’ordre social tout entier qui semble vaciller. On s’efforce de rétablir la situation et de les ramener à la raison. Mais les mutins de la chambre 104 tiennent bon et la nuit va apporter son lot de surprises…

 

C’est un film sur une utopie qui, en tant que telle, comporte à la fois un rêve et une révolte. Parce que toute utopie devient subversive dans la mesure où elle représente la ferme volonté de rompre avec le présent et le monde tel qu’il est.

Vincenzo TERRACIANO

 

Il n’y a pas d’effets spéciaux, ni même de vedettes en haut de l’affiche, mais Ribelli per caso, une « petite grande comédie » appelée à défier les films colossaux de Noël, mérite d’être vu pour sa capacité à faire rire de façon intelligente. Si quelqu’un avait encore des doutes sur le cinéma italien, l’heure est venue de se raviser : au-delà des productions formatées et machinales, il existe heureusement aussi des comédies comme celle-ci, de petits miracles capables d’entamer la méfiance du public envers les films made in Italy.

Adele de GENNARO, film.it, 13 décembre 2001

Vincenzo Terraciano

BANDE ANNONCE

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FICHE TECHNIQUE

Réalisation : Vincenzo Terraciano

Scénario : Laura Sabatino, Vincenzo Terraciano

Image :  Paolo Carnera

Montage : Marco Spoletini

Musique : Ezio Bosso, Almamegretta

Producteur (s) : 

Productions : Media Trade, Kubla Kahn

Distribution France : 

Vente à l’étranger : Intramovies

Interprètes : Antonio Catania, Giovanni Esposito, Franco Javarone, Renato Scarpa, Tiberio Murgia, Antonio Petrocelli, Gea Martire, Gianni Ferreri

Année : 2001
Durée : 1h 40
Pays de producion : Italie