RISO AMARO

RISO AMARO
RIZ AMER

Giuseppe De Santis

RISO AMARO

RIZ AMER

Walter, un jeune voyou, et Francesca, sa complice, ont vole un collier. Ils se retrouvent en gare de Turin pour fuir. C’est le jour où transitent les convois de » mondines » qui se rendent sur les lieux de leur travail dans les rizières. Reconnu par la police, Walter réussit à se cacher, après avoir ordonné à Francesca de suivre les « mondines ». L’une d’elle, Silvana, est mêlée à l’incident et, pour satisfaire sa curiosité, cherche à se lier d’amitié avec elle. Au cours d’une bagarre qui oppose les « mondines » et les travailleuses clandestines comme Francesca, cette dernière est sauvée du lynchage par Marco, un jeune sergent dont elle essaiera de gagner l’amour. Walter, venu à la rizière, s’intéresse à Silvana et ils tentent tous deux le vol du riz destiné à la paie des « mondines ». Mais Francesca et Marco els rejoignent. Après un duel entre les deux hommes, Walter est tué par Silvana qui a compris le mal qu’il a fait, puis elle se suicide. Francesca et Marco partiront ensemble pour se construire une vie heureuse.

 

« En 1949, néoréalisme oblige, le monde a les yeux fixés sur le cinéma italien. Au Festival de Cannes, un film fait sensation : Riz amer, d’un réalisateur marxiste Giuseppe De Santis, préoccupé de problèmes sociaux, et dont on connaît déjà le style épique. La sensation ne vient d’ailleurs pas de là mais d’une jeune actrice (elle n’a pas encore vingt ans), Silvana Mangano, dans un rôle d’ouvrière saisonnière de repiquage du riz, dans la plaine du Pô, une mondine moulée dans un pull-over noir collant, portant un short qui laisse voir des cuisses généreuses, et des bas noirs déchirés, roulés au-dessus des genoux. Voilà Silvana Mangano consacrée « bombe sexuelle » ou « Rita Hayworth du néoréalisme », ce qui n’entrait absolument pas dans les intentions de Giuseppe De Santis, mais le malentendu devait durer quelque temps, et il y eut même, des imitations italiennes de Riz amer. De toute façon, il revient à De Santis d’avoir révélé, sous ses aspects sensuels et son physique encore marqué d’adolescence, l’étonnante comédienne qui allait être la grande dame du cinéma italien. »

Jacques SICLIER – LE MONDE 17/12/1989

Giuseppe De Santis
Giuseppe De Santis

Giuseppe De Santis (1917, Fondi, Latium – 1997, Rome) est un réalisateur marquant du néo-réalisme et tout au long de sa carrière, il restera fidèle à la conception d'un cinéma utile, d'un cinéma fondé sur des réalités concrètes. Etudiant en lettres et en philosophie, en 1941 il collabore à la revue Cinema et entre au Centre sperimentale di Cinematografia. En 1942, il est coscénariste et assistant à la réalisation d'Ossessione pour Visconti. En 1945 il participe au film collectif Giorni di Gloria et en 1946 il est assistant d'Aldo Vergano en pour II sole sorge ancora (Le soleil se lèvera encore), les deux films ayant la Résistance pour thème. Après Caccia tragica (1947, Chasse tragique) il réalise son film le plus connu, Riso amaro (1949, Riz amer). Autres films notables : Non c'è pace tra gli ulivi (1950, Pâques sanglantes), Roma ore 11 (1952, Onze heures sonnaient), Giorni d'amore (1954, Jours d'amour), Uomini e lupi (1957, Hommes et loups), Italiani brava gente (1964, Marcher ou mourir).

BANDE ANNONCE

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FICHE TECHNIQUE

Réalisation : Giuseppe De Santis

Scénario : Giuseppe De Santis, Carlo Lizzani, Gianni Puccini

Image :  Otello Martelli

Montage : Gabriele Variale

Musique : Goffredo Petrassi

Producteur (s) : Dino De Laurentis

Productions : Lux Film

Distribution France : Connaissance du Cinéma

Vente à l’étranger : 

Interprètes : Silvana Mangano, Vittorio Gassman, Doris Dowling, Raf Vallone, Checco Rissone, Nico Pepe, Adriana Sivieri

Année : 1949
Durée : 1h 46
Pays de producion : Italie