SCUSATE IL RITARDO

SCUSATE IL RITARDO

Massimo Troisi

SCUSATE IL RITARDO

Vincenzo, jeune napolitain avoisinant la trentaine, est au chômage et vit avec sa famille. Il supporte mal cette situation et se montre versatile et agressif envers ses proches : sa mère, sa sœur Patrizia, son frère Alfredo, comédien célèbre, pour lequel il éprouve à la fois de l’admiration et de l’aversion. Sa seule distraction est son meilleur ami, Tonino, abandonné par sa fiancée, et dont il subit les épanchements et les interminables confidences.

Vincenzo fait la connaissance d’Anne, une ancienne amie d’école de sa sœur. Anna a connu une grande désillusion amoureuse et a maintenant besoin de tendresse et d’un amour sincère et profond. Dans les premiers temps de leur liaison, ils vivent d’intenses moments de bonheur mais bientôt la crise éclate à cause de la différence de leurs caractères et de leurs aspirations. Tout d’abord Vincenzo ne semble guère affecté mais lorsqu’Anna décide de le quitter, il éprouve une grande souffrance. Il se rend enfin compte combien cette femme est essentielle dans sa vie et il est prêt à tout accepter, même un amour factice, pourvu qu’elle soit près de lui.

 

« Dans Scusate il ritardo, la langue de Troisi pénètre, s’engouffre, se noie, se mélange, devient argot, allusion, et complémentaire au geste qui appartient au théâtre. Ses mains vissées sur les tempes, les yeux roulants écarquillés, ses doigts qui interrogent une mèche…même la cicatrice de l’intervention à cœur ouvert subite par Troisi communiquent son angoisse. Scusate il ritardo est un film débordant de tristesse. Triste est la mère du protagoniste, mélancolique est sa délicieuse fiancée, Lello Arena toujours joyeux est digne de Strinberg, quant au professeur taciturne, il est l’incarnation même de la tristesse. Mais le plus triste de tous est Vincenzo récitant son extravagant monologue, instrument de communication de cette solitude, de ce silence, de cette Italie où il n’y a même plus une langue qui vaille la peine d’être parlée. »

Gianni Riotta – Il manifesto, 05/03/83

Massimo Troisi
Massimo Troisi

Massimo Troisi (1953, San Giogio a Cremona, province de Naples - 1994, Ostie), réalisateur et acteur, a débuté au théâtre en fondant le trio comique La smorfia avec Lello Arena et Enzo De Caro. Il réalise son premier film en 1981, Ricomincio da tre, qui a connu un énorme succès public en Italie. Suivront quatre autres films : Scusate il ritardo (1983), Non ci resta che piangere (1984), coréalisé avec Roberto Benigni, Le vie del Signore sono finite (1987), Pensavo fosse amore... invece era un calesse (1991).

Acteur dans trois films d'Ettore Scola - Splendor (1989), Che ora è? (1989), Il viaggio di capitan Fracassa (1990) - il est également l'interprète, avec Philippe Noiret, du Postino (Le facteur) réalisé par Michael Radford. Il décède au lendemain du dernier jour de tournage du film.

BANDE ANNONCE

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FICHE TECHNIQUE

Réalisation : Massimo Troisi

Scénario : Massimo Troisi, Anna Pavignano

Image :  Mario Albani

Montage : Antonio Siciliano

Musique : Antonio Sinagra

Producteur (s) : Mauro Berardi

Productions : Yarno Cinematografica

Distribution France : 

Vente à l’étranger : 

Interprètes : Massimo Troisi, Giuliana De Sio, Lello Arena, Lina Polito, Franco Acampora, Olimpia Di Maio, Nicola Esposito

Année : 1983
Durée : 1h 52
Pays de producion : Italie