TORNERANNO I PRATI

TORNERANNO I PRATI

Ermanno Olmi, avec la collaboration de Maurizio Zaccaro

TORNERANNO I PRATI

Une nuit dans un poste avancé italien sur le haut-plateau d’Asiago. L’hiver, la neige, le froid, l’isolement, la peur. L’ennemi si proche qu’on pourrait presque l’entendre respirer. La monotonie n’est rompue que par l’arrivée du ravitaillement et du courrier. Mais voilà qu’arrive un officier supérieur (Claudio Santamaria) porteur de nouveaux ordres. Il faudra établir sur-le-champ un nouveau poste d’observation dans un site plus avancé. Un ordre décidé dans un bureau à l’arrière, ignorant des réalités du terrain, de l’état de la troupe et de la pleine lune. L’action italienne est détectée par les Autrichiens qui répondent par un tir nourri d’artillerie. En remplacement du capitaine (Francesco Formichetti) malade, l’officier confie le commandement à un jeune lieutenant de son escorte (Alessandro Sperduti). Très vite il prend conscience de la réalité de la guerre.

 

Dans Tornernno i prati il y a Remarque, Rigoni Stern et Buzzati. Aucun n’est cité parce qu’Olmi les a tous absorbés. Il crée ainsi un monde de cauchemar d’où les personnages s’adressent à nous en disant : voilà ce que j’étais, et c’est à toi que je le rappelle, en espérant que tu sois gardien de ma mémoire, et que tu portes avec toi mon message. Parce que « même ceux qui en sont revenus ont gardé en eux la mort qu’ils ont connu ». Si le petit Ermanno se souvient des récits de son père à qui  il a dédié ce film, le cinéaste plus qu’octogénaire craint que, comme le dit un soldat, « de ce qu’il a y eu on ne verra plus rien et nos souffrances ne sembleront plus vraies ».

Tornernno i prati est un film parfaitement centré dans le cœur d’une tranchée et d’une guerre, sombre et hallucinante. C’est notre Apocalypse Now, la chronique d’un conflit totalement inutile et que l’Histoire voudrait oublier.

Paola Cassella, Mymovies.it, 6 novembre 2014

Ermanno Olmi
Ermanno Olmi, avec la collaboration de Maurizio Zaccaro

Ermanno Olmi (Bergame, 1931 - Asiago, 2018) réalise, dans les années 1950, une quarantaine de documentaires avant de passer au long-métrage de fiction. Il connait un grand succès avec L'albero degli zoccoli (1978, L'arbre au sabots), Palme d'or à Cannes, un film au caractéristiques humanistes comme l'ensemble de son oeuvre. En 1982 il a créé Ipotesi Cinema, l'école de Bassano del Grappa, qui donne la possibilité au jeunes réalisateurs de s’exprimer. 

Filmographie : Il posto (1961, L'emploi), I fidanzati (1963, Les fiancés), E venne un uomo (1965), Un certo giorno (1968, Un certain jour), I recuperanti (1970, L'or dans la montagne), Camminacammina (1982, À la poursuite de l'étoile), Lunga vita alla signora (1987, Longue vie à la signora), La leggenda del santo bevitore (1988, La légende du saint buveur), Il mestiere delle armi (2001, Le métier des armes), Cantando dietro i paraventi (2003, En chantant derrière les paravents), Centochiodi (2007), Il villaggio di cartone (2011, Le village de carton), Torneranno i prati (2014)

BANDE ANNONCE

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FICHE TECHNIQUE

Réalisation : Ermanno Olmi, avec la collaboration de Maurizio Zaccaro

Scénario : Ermanno Olmi

Image :  Fabio Olmi

Montage : Paolo Cottignola

Musique : Paolo Fresu

Producteur (s) : Luigi Musini, Elisabetta Olmi

Productions : Cinema Undici Ipotesi Cinema, Rai Cinema, avec la contribution du MiBACT, avec le soutien de la Présidence du Conseil des Ministres, de Regione Veneto, de Vicenza Film Commission

Distribution France : 

Vente à l’étranger : Rai Com

Interprètes : Claudio Santamaria, Alessandro Sperduti, Francesco Formichetti, Andrea Di Maria, Camillo Grassi, Niccolò Senni, Domenico Benetti, Andrea Benetti

Année : 2014
Durée : 1h 20
Pays de producion : Italie