TUTTE LE DONNE DELLA MIA VITA

TUTTE LE DONNE DELLA MIA VITA

Simona Izzo

TUTTE LE DONNE DELLA MIA VITA

Davide fait de la plongée. Il remonte à la surface et il aperçoit un enfant et un homme sur la plage. Il a du mal à respirer et les vaguelettes qui frappent son masque de plongée l’empêchent de voir de qui il s’agit. On le retrouve aussitôt dans une chambre de décompression, entre la vie et la mort, mais conscient. Les femmes qui ont compté dans sa vie lui reviennent en mémoire. Davide est un grand cuisinier et la première qui émerge c’est Isabella, une cliente du restaurant où il officiait, une femme élégante et sophistiquée, un fin gourmet, qui le séduit grâce à la finesse de ses sensations et aux honneurs qu’elle fait à sa cuisine. Une relation fugace, consommée à la fin du repas dans la voiture d’Isabella avant qu’elle ne disparaisse. Barbara, la propriétaire du restaurant, furieusement jalouse, le licencié avec toute son équipe, excepté Rodolfo, son second, qui le remplace. On retrouve Davide dans le décor très design d’un musée qui organise une exposition olfactive. Il y rencontre Stefania, la biologiste qui est chargée de reconstituer les parfums que Davide doit tester. Elle alterne des moments de grande euphorie à d’autres de profonde déprime. Leur liaison est aussi brève qu’intense car Davide fait la connaissance de Monica, la présentatrice d’une émission télévisée ou les plus grands chefs expliquent leurs secrets. Il lui ouvre sa maison de Stromboli et elle lui donne un fils. Néanmoins, pendant une de ses absences, il la trompe avec Stefania qui se manifeste chaque fois qu’elle ne va pas bien. Monica le quitte. L’errance sentimentale de Davide continue, de restaurants en femmes, sans jamais arriver à se fixer. Toutes ces femmes, aimées, trompées, retrouvées, accourent à son chevet lorsqu’elles apprennent l’accident.

 

« Au cinéma, les cuisiniers sont rares. Il y a eu, souvenons-nous, les films de Peter Greenaway (Le Cuisinier, le voleur, sa femme et son amant) et de Ted Kotcheff (La grande cuisine). Simona Izzo nous en offre un autre, brillant, en parfait équilibre entre comédie et mélodrame, plein de brio et d’une sensibilité toujours efficaces. […] Les flash-back ne bloquent pas l’action, ils illustrent et approfondissent habilement les deux thèmes principaux, l’amour et la gastronomie. Ils construisent autour du protagoniste, aussi sympathique que confus, un panorama précis de ses faits et gestes, de ses subterfuges, de ses sentments les meilleurs comme les pires. […] Il nous reste le regret rarissime qu’à un certain moment le film touche à sa fin : c’est tout à l’honneur des interprètes toujours impeccables, Luca Zingaretti en tête, qui maîtrise le jeu comique aussi bien que le jeu dramatique, comme il a eu maintes fois l’occasion de le démontrer. Autour de lui, le chœur des femmes : Vanessa Incontrada, la compagne, Lisa Gastoni, la mère, Rosalinda Celentano, Michela Cescon, Jane Alexander. Toutes belles et pétillantes. »

Gian Luigi RONDI, Il Tempo, 15 04 2007

Simona Izzo

BANDE ANNONCE

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FICHE TECHNIQUE

Réalisation : Simona Izzo

Scénario : Graziano Diana, Alexandra La Capria, Simona Izzo

Image :  Blasco Giurato

Montage : Massimo Quaglia

Musique : Ennio Morricone

Producteur (s) : 

Productions : Blu Cinematografica G.F., avec la contribution du MiBAC

Distribution France : 

Vente à l’étranger : 

Interprètes : Luca Zingaretti, Vanessa Incontrada, Ricky Tognazzi, Rosalinda Celentano, Lisa Gastoni, Michela Cescon

Année : 2007
Durée : 1h 41
Pays de producion : Italie