TUTTO TORNA

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Enrico Pitzianti

TUTTO TORNA

En Sardaigne de nos jours. Massimo, 20 ans, a quitté son village du nord de l’île pour venir à Cagliari où son oncle Giuseppe lui propose un emploi de serveur dans son bar à la mode. Il le loge chez lui, malgré l’exiguïté de son appartement, dans un vieil immeuble du centre historique. Giuseppe est dynamique et exigeant et Massimo est un peu étourdi par ce tourbillon d’argent, de filles, de voitures de sport.

Sa passion, c’est l’écriture et pour écrire il a besoin de temps et de calme. Ainsi que de sujets qui stimulent son imagination. Justement, dans l’appartement d’en face vit une mystérieuse vieille clocharde qui rentre tous les soirs avec des sacs remplis d’un bric-à-brac invraisemblable. Les autres propriétaires essaient de la chasser car elle menace la salubrité de l’immeuble et elle le dévalorise. Ils sont sur le point d’aboutir et la réhabilitation pourra commencer.

La première qui en fait les frais, c’est Lorena, une jeune cubaine qui vit en donnant des cours de salsa et en réalisant des compositions artistiques avec des matériaux de récupération. Massimo l’aide à déménager et Lorena lui fait connaître un groupe d’artistes marginaux qui, comme elle, travaillent sur des matériaux de récupération. Les ennuis commencent lorsque Giuseppe doit entreprendre des travaux de rénovation dans son bar et qu’il tombe dans les mains d’un usurier. Finies la Porsche, le bar, les relations mondaines… Massimo, de son côté, remet un manuscrit à un écrivain célèbre qui l’édite à son nom. Difficile de survivre dans une société aussi violemment individualiste. Faut-il alors s’accrocher à sa terre ou partir dans l’espoir d’un ailleurs plus humain ?

 

« On commence enfin à voir paraître des films tournés en Sardaigne qui ne parlent pas que de culture paysanne et pastorale, mais d’une Sardaigne plus actuelle. […] La fin nous a posé pas mal de problèmes. Il y a eu plusieurs versions du scénario et nous n’étions jamais satisfaits. Au début, en 2004, la fin était bien plus pessimiste, mais ensuite nous avons pensé que c’était une vision dépassée. Le protagoniste finissait dans un call-center. Alors nous avons voulu la réécrire en faisant en sorte que l’émigration soit vue comme une ouverture et non pas comme une contrainte, comme on la considère traditionnellement. […]

C’est la petite vieille qui est à l’origine du film. J’habitais à New York et il y avait cette femme qui vivait en dessous de chez moi. Elle vivait exactement comme la vielle femme que l’on voit dans le film. C’était un personnage étrange. Elle ne parlait avec personne mais elle était parfaitement insérée dans la société contemporaine. […] Nous avons longtemps hésité s’il fallait montrer son visage ou non. Mon rêve aurait été de la faire interpréter par Brigitte Bardot. »

Enrico PITZIANTI, propos recueillis par Massimo BORRIELLO, movieplayer.it

Enrico Pitzianti

BANDE ANNONCE

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FICHE TECHNIQUE

Réalisation : Enrico Pitzianti

Scénario : Enrico Pitzianti, Antonia Iaccarino

Image :  Mauro Falomi

Montage : Ilaria Fraioli

Musique : Gavino Murglia

Producteur (s) : Andrea Fornari, Gianluca Arcopinto, Enrico Pitzianti

Productions : Zaroff Film, avec la contribution du MiBAC

Distribution France : 

Vente à l’étranger : 

Interprètes : Antonio Careddu, Piero Marcialis, Yonaiki Broch Montano, Massimiliano Medda

Année : 2008
Durée : 1h 21
Pays de producion : Italie