ULTIMO TANGO A PARIGI

ULTIMO TANGO A PARIGI
LE DERNIER TANGO A PARIS

Bernardo Bertolucci

ULTIMO TANGO A PARIGI

LE DERNIER TANGO A PARIS

À Paris, sous le pont du métro aérien, une jeune femme dépasse un homme à l’allure fatiguée. Elle le retrouve un peu plus tard en visitant un appartement à louer. Quelques regards et quelques paroles échangées et, saisis d’une violente pulsion, ils font l’amour fougueusement. Elle, Jeanne, petite bourgeoise en quête d’émancipation, va à la gare, accueillir son ami Tom, un réalisateur exalté. Lui, Paul, un américain de quarante-cinq ans, repart dans l’hôtel miteux de sa femme qui vient de se suicider.
Sans rien vouloir savoir l’un de l’autre, même pas leurs noms, uniquement pour la frénésie du corps à corps, Paul et Jeanne vont se revoir pendant quelques jours dans ce grand appartement, pour y vivre un amour sensuel et terrible. Lorsque, dans un dancing où se déroule un concours de tango, Paul propose à Jeanne de vivre ensemble, celle-ci décide de mettre fin à leur liaison. Paul, avec insistance, la suit dans la rue, jusque chez elle. Là, elle l’abat d’un coup de pistolet.

 

« D’un fantasme (faire l’amour en un lieu désert avec une femme sans savoir qui elle est), Bertolucci a tiré un psychodrame audacieux, pathétique et morbide. (…) En s’accouplant avec frénésie avec une inconnue fascinée, [son héros] espère réinventer le langage innocent des corps et retrouver une pulsion de vie. Il ne fait qu’attiser sa pulsion de mort et imposer sa violence charnelle, entraîner sa partenaire dans une avilissante descente aux Enfers, pour finir humilié lui-même, clown pitoyable dévirilisé. Le film fit scandale et fut un succès à cause de ses scènes hard et nihilistes de corps à corps fiévreux, parfois sadomasochistes ou scatologiques. Il apparaît aujourd’hui comme une provocante clameur romantique, la peinture vertigineuse d’une déchéance et d’une utopie qui tourne à l’autopunition. »

Jean-Luc DOUIN, Télérama

Bernardo Bertolucci
Bernardo Bertolucci

Bernardo Bertolucci (1941, Casarola, Émilie-Romagne – 2018, Rome), est l'un des grands maîtres du cinéma italien. Dès l'âge de 15 ans il tourne des courts métrages avec une caméra 16 mm. Il débute comme assistant de Pasolini en 1961 pour Accattone et réalise son premier long-métrage l'année suivante, La commare secca. Certains de ses films ont connu un succès retentissant : le sulfureux Dernier tango à Paris ; la fresque au casting prestigieux, 1900 ; le film au neuf Oscars, Le dernier empereur.

En 2011 une Palme d'or pour l'ensemble de son œuvre lui est décernée à Cannes.

Filmographie : Prima della Rivoluzione (1964), Strategia del ragno (1970, La stratégie de l'araignée), Il conformista (1971, Le Conformiste), Ultimo tango a Parigi (1972, Le Dernier Tango à Paris), Novecento (1976,1900), La Luna (1979), La tragedia di un uomo ridicolo (1981, La tragédie d'un homme ridicule), L'ultimo imperatore (1987, Le Dernier Empereur), The Sheltering Sky (1990, Un thé au Sahara), Little Buddha (1993), Io ballo da sola (1996, Beauté volée), The Dreamers (2003, Innocents-The Dreamers), Io e te (2012, Moi et toi)

BANDE ANNONCE

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FICHE TECHNIQUE

Réalisation : Bernardo Bertolucci

Scénario : Bernardo Bertolucci, Franco Arcalli

Image :  Vittorio Storaro

Montage : Franco Arcalli, Roberto Perpignani

Musique : Gato Barbieri

Producteur (s) : Alberto Grimaldi

Productions : A.A.A., PEA

Distribution France : Carlotta Films

Vente à l’étranger : 

Interprètes : Marlon Brando, Maria Schneider, Maria Michi, Massimo Girotti, Marie-hélène Breillat, Catherine Allegret, Jean-Pierre Léaud, Giovanna galletti, catherine Breillat

Année : 1972
Durée : 2h 05
Pays de producion : Italie, France