UNO SU DUE

UNO SU DUE

Eugenio Cappuccio

UNO SU DUE

Lorenzo Maggi est le symbole de la réussite dans tous les domaines : une activité professionnelle prospère, une maison, des amis, une femme qui l’aime… le tout obtenu avec détermination et sans regarder en arrière. Cependant, un jour tout bascule quand, à la veille de la signature d’un gros contrat qui devait lui rapporter, la maladie fait irruption dans sa vie. Chacun de ses pas devient alors hésitant et douloureux pendant l’attente des résultats de ses examens médicaux. 

Comme souvent, ce genre d’événement est propice à une remise en question de ses comportements, de son propre mode de vie… Lorenzo va entreprendre un voyage loin du Lorenzo qu’il était avant pour partir à la recherche de quelque chose de plus authentique.

 

Cappuccio a réussi son second film, après Volevo solo dormirle addosso, fort appréciée lors de sa présentation à la première édition de la Festa del cinema » romaine. Gênes, où se déroule l’action, est à la fois belle est mystérieuse. Le rythme du film est savamment dosé avec ses hauts et ses bas, comme dans la vie du protagoniste. Quelques moments de cinéma des plus agréables font augurer d’une belle carrière future pour Eugenio Cappuccio. Les comédiens sont tous excellents, de Fabio Volo à la belle Anita Caprioli, en passant par Giuseppe Battiston dont on attend avec impatience un premier rôle qui fasse enfin éclater son talent. Deux surprises : le retour devant la caméra de Ninetto Davoli, comédien inoubliable des meilleurs films de Pasolini ; celui également de Agostina Belli et de ses beaux yeux bleus, vous vous les rappelez dans Parfum de femme ?
Uno su due est une magnifique comédie humaine sur la crainte de l’attente, le déplacement de la peur et la redécouverte de la valeur de l’autre…

 

Eugenio Cappuccio : la vie en suspens.
« Uno su due, c’est-à-dire un sur deux, survivra à cette sélection antinaturelle qu’opère la maladie quand elle interrompt le quotidien sans distinction, qu’il s’agisse d’un avocat montant ou d’un camionneur d’âge moyen. À partir d’un sujet original – tiré de ‘Ci vediamo lassù’ (litt. ‘on se verra là-haut’) de Michele Pellegrini, Prix Solinas – et d’un scénario écrit à cinq mains, Eugenio Cappuccio consacre son cinquième long métrage à explorer les moments de suspens où on ne sait si la vie continuera ou s’interrompra pour toujours. Ainsi, Cappuccio reprend le thème traité dans son film Volevo solo dormirle addosso (2004), présenté à la Mostra de Venise : celui du trauma qui bouleverse un apparent bien-être et met en avant ce qui compte vraiment. Le jeune cadre contraint de licencier ses collègues dans le film de 2004 devient ici, dans une Gênes frénétique, un avocat ambitieux qui découvre qu’il est peut-être atteint d’un cancer. Dans ce ‘peut-être’ se joue tout le film. […]
Si Fabio Volo y incarne avec naturel et conviction l’avocat Lorenzo Maggi, sa prestation est relevée par la qualité de celle de toute l’équipe, qui lui est parfaitement complémentaire : Ninetto Davoli – icône de non moins de 11 films de Pier Paolo Pasolini – dans le rôle de Giovanni le camionneur, Giuseppe Battiston dans celui de l’associé de Lorenzo, Anita Caprioli dans le rôle de Silvia la fiancée et la toute jeune Tresy Taddei. »

Anna Maria PASETTI, cineuropa.org, 15 10 2006

Eugenio Cappuccio

BANDE ANNONCE

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FICHE TECHNIQUE

Réalisation : Eugenio Cappuccio

Scénario : Eugenio Cappuccio, Massimo Gaudioso, Francesco Cenni, Michele Pellegrini, Fabio Volo

Image :  Gianfilippo Corticelli

Montage : Fabio Nunziata

Musique : Francesco Cerasi

Producteur (s) : 

Productions : I.T.C. Movie, Rai Cinema, avec la contribution du MiBAC

Distribution France : 

Vente à l’étranger : Rai Trade

Interprètes : Fabio Volo, Anita Caprioli, Giuseppe Battiston, Paola Rota, Agostina Belli, Ninetto Davoli, Tresy Taddei, Maurizio Pompella

Année : 2006
Durée : 1h 40
Pays de producion : Italie