VINCERE

VINCERE
VINCERE

Marco Bellocchio

VINCERE

Milan, début du XXe siècle. Benito Mussolini, directeur du quotidien socialiste L’Avanti, est décidé à guider les masses vers un futur anticlérical fermement antimonarchiste et socialement émancipé. À ses côté, Ida Dalser, une femme connue à Trente qui l’aime et le soutient de façon inconditionnelle. Il auront un fils : Benito Albino. Au début de la Grande Guerre, Mussolini s’enrôle dans l’armée et Ida perd ses traces. Elle le retrouvera, quelques années plus tard, marié à Rachele et tentera désespérément de faire valoir ses droits de femme et mère de son fils. Enfermée dans un institut psychiatrique, éloignée de son enfant, Ida subira tortures et violences psychologiques qui ne suffiront cependant pas à interrompre sa lutte obstinée.

 

« Marco Bellocchio se bonifie en prenant de l’âge. Vincere nous fait revenir pratiquement cent ans en arrière, dans les années de jeunesse de Benito Mussolini, à l’époque où il était socialiste et directeur du quotidien L’Avanti. Bellocchio a fait un travail remarquable précédé, de toute évidence, par une recherche active et minutieuse. Vincere, outre la performance de ses deux protagonistes – Filippo Timi dans le rôle du Duce et Giovanna Mezzogiorno dans celui de sa maîtresse Ida Dalser – est un formidable travail de reconstruction iconographique avec une dominante de couleurs sombres (excellent travail du directeur de la photo, Daniele Ciprì !) et une revisitation des styles de l’époque, d’une certaine forme d’expressionnisme à l’héritage futuriste.
Nous retrouvons dans ce film tout ce qui a fait l’univers constitutif du cinéma de Marco Bellocchio depuis ses débuts très remarqués avec Les poings dans les poches, en premier lieu la famille mais également l’État et la religion. Ces thèmes sont présents également dans des films plus récents comme Buongiorno notte ou bien Le Sourire de ma mère. Vincere est certes un film sur les ravages de la passion, sur le Duce, sur un pays et son peuple, peuple absent et peu protagoniste mais c’est également (et peut-être avant tout) un film sur une famille, une famille hors du commun. Un film fort où le romanesque confine au lyrisme : du grand cinéma ! »

Jean-Claude MIRABELLA, La Voce, n° 51, juin 2009

Marco Bellocchio
Marco Bellocchio

Marco Bellocchio (Bobbio, provincce de Plaisance,1939) est l’un des plus grands réalisateurs italiens en activité. Après une formation en art dramatique, entré au Centro sperimentale di cinematografia de Rome en 1959 pour devenir comédien, il se tourne vite vers la réalisation. Remarqué par la critique dès son premier film I pugni in tasca (1965, Les poings dans les poches), il se singularise par un cinéma engagé et subversif : Nel nome del padre (1972, Au nom du père), Marcia trionfale (1976, La marche triomphale), Salto nel vuoto (1980, Le saut dans le vide), Diavolo in corpo (1986, Le diable au corps). Après une période où l’approche est plus psychanalytique, Bellocchio continue à susciter controverses et polémiques avec un cinéma, parfois dérangeant, en prise avec la réalité italienne : L’ora di religione (2002, Le sourire de ma mère), Buongiorno, notte (2003), Vincere (2009), Bella addormentata (2012, La belle endormie), Sangue del mio sangue (2015), Fai bei sogni (2016, Fais de beaux rêves), Il traditore (2019, Le traître).

BANDE ANNONCE

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FICHE TECHNIQUE

Réalisation : Marco Bellocchio

Scénario : Marco Bellocchio, Daniela Ceselli

Image :  Daniele Cipri

Montage : Fancesca Calvelli

Musique : Carlo Crivelli

Producteur (s) : Mario Gianani

Productions : OffSide, Rai Cinema, Celluloid Dreams avec le soutien du MiBAC

Distribution France : Ad Vitam

Vente à l’étranger : 

Interprètes : Filippo Timi, Giovanna Mezzogiorno, Fausto Russo Alesi, Michela Cescon, Pier Giorgio Bellocchio, Corrado, Invernizzi, Paolo Pierobon, Bruno Cariello, Francesca Picozza, Vanessa Scalera, Giovanna Mori, Patrizia Bettini, Silvia Ferretti

Année : 2009
Durée : 2h 08
Pays de producion : Italie, France