Les expositions
- il y a 3 ans

Deux expositions sont à découvrir à l’Hôtel de Ville de Villerupt pendant toute la durée du Festival.
Milan et d’autre villes – Le cinéma en Lombardie
« Loin de Rome » est le titre d’un magnifique livre que les critiques Tullio Masoni et Paolo Vecchi ont consacré à Ermanno Olmi en 1990. Titre on ne peut plus pertinent pour décrire le parcours cinématographique du réalisateur bergamasque (qui saura s’émanciper des limites régionales), ainsi que de d’autres auteurs qui choisiront parfois de s’éloigner de la capitale. Si pour des raisons historiques et productives Rome est depuis toujours la plaque tournante du cinéma italien, Milan et la Lombardie, moteur du boom des trente glorieuses, ont fourni maints lieux de tournage pour les films ayant raconté la mutation sociale et économique de cette époque. On tourne de plus en plus à Milan depuis quelques décennies. Cela vaut pour les réalisateurs locaux et pour ceux qui viennent d’ailleurs, tous registres confondus. La présente exposition témoigne, à travers les photos du Centro Cinema Città di Cesena, de la variété de genre et de l’envergure des films qui ont pour eu pour cadre Milan et la Lombardie des années 1950 à nos jours.
Antonio Maraldi
Ettore Scola, au commencement était la comédie
Pas évident de résumer la carrière prestigieuse d’Ettore Scola en un peu plus de vingt clichés. Tout démarre avec la comédie à l’italienne, dont il a été un des principaux scénaristes, surtout en écrivant de concert avec Ruggero Maccari pour le compte de Dino Risi et Antonio Pietrangeli. Par la suite, Scola se consacrera à une bien plus vaste comédie humaine, qui fera la part belle au drame et à l’ironie, à la mélancolie et au sourire. Son cinéma n’a pas manqué de s’intéresser aux moments charnière de l’histoire italienne, à travers des films considérés comme des chefs d’oeuvres. La présente exposition photographique est tirée des archives du Centro Cinema Città di Cesena. Elle s’étend de son premier film en tant que réalisateur (La congiuntura – Cent millions ont disparu, 1964) à sa dernière oeuvre (Che strano chiamarsi Federico – Qu’il est étrange de s’appeler Federico, 2013), sans oublier ses autres réalisations majeures. Notre sélection témoigne par ailleurs du travail de Scola sur le plateau et de l’attention qu’il portait à ses interprètes. Parmi eux, on notera l’omniprésence de son acteur fétiche, Marcello Mastroianni. En dépit de leur nombre réduit, ces clichés rendent le juste hommage au cinéma de Scola. Ne serait-ce que parce qu’ils sont l’oeuvre de Paul Ronald et Mario Tursi, deux grands photographes de tournage du cinéma italien, dont la collaboration avec Ettore Scola a été aussi longue que fructueuse.
Antonio Maraldi
















