8 ½ (OTTO E MEZZO)

8 ½ (OTTO E MEZZO)

HUIT ET DEMI

Federico Fellini

0h 2min
1963
Story of 8 ½ (OTTO E MEZZO)
OTTO E MEZZO HUIT ET DEMI

Le réalisateur Guido Anselmi (Marcello Mastroianni), en panne d'inspiration et dépressif, fuit le monde du cinéma et se réfugie dans un univers peuplé de souvenirs et de fantasmes. Dans la station thermale où il s'est isolé, sa maîtresse Carla (Sandra Milo), son épouse Luisa (Anouk Aimée), ses amis, ses acteurs, ses collaborateurs, un critique et son producteur viennent lui tourner autour, pour qu'enfin soit réalisé le film sur lequel il est censé travailler.

Dans ses rêves éveillés il revoit son père et sa mère, se revoit lui-même, collégien chez les jésuites, regardant danser une prostituée, la Saraghina (Edra Gale), ou il se rêve en maître de harem. Sous les traits de Claudia (Claudia Cardinale), l'interprète principale de son prochain film, il imagine une belle infirmière, symbole de purété et de lumière, venue l'aider à apaiser ses tourments. Il songe à se suicider jusqu'au jour où il décide de faire de ses doutes le sujet de son film et commence le tournage par une ronde qui emporte tous les personnages.

« Huit et demi est à Fellini ce que la Divine comédie est à Dante, Ulysse à Joyce, 2001 : L’odyssée de l’espace à Stanley Kubrick. C’est l’opus maximum, l’œuvre totale qui condense et synthétise non seulement une vision du monde mais, au-delà, un sentiment du monde et une modalité - unique à sa façon - de perception de la vie (et du cinéma). Huit et demi est un film "à l’état pur". Il ne provient pas d’une pièce de théâtre, ni d’un roman, ni d’un opéra, ni d’un fait réel. Il ne doit rien aux autres langages ni aux autres médias. Il ne doit rien à personne. C’est du cinéma-cinéma : un cinéma qui réfléchit sur sa propre création, sur la difficulté de se dire, sur ses tribulations pour aboutir. Un cinéma qui naît de l’idée de mettre en scène la crise d’un cinéaste qui n’arrive pas à réaliser son film, selon un modèle métalinguistique que de nombreux autres cinéastes allaient imiter et reprendre, sans jamais parvenir à la légèreté jointe à la complexité et à la profondeur atteintes par Fellini dans ce qui est son film-matrice. »

Gianni Canova, critique cinématographique et historien du cinéma

Rétrospective Federico Fellini - Villerupt, octobre 2018

Salué par la critique enthousiaste et couvert de récompenses, 8 ½ est considéré comme un monument du cinéma. En cette même année 1963, à Cannes, la Palme d'Or était attribuée à un autre chef-d'œuvre cinématographique, Il Gattopardo (Le Guépard) de Luchino Visconti qui était en constante rivalité avec Fellini.

    • OTTO E MEZZO
      HUIT ET DEMI

      Le réalisateur Guido Anselmi (Marcello Mastroianni), en panne d'inspiration et dépressif, fuit le monde du cinéma et se réfugie dans un univers peuplé de souvenirs et de fantasmes. Dans la station thermale où il s'est isolé, sa maîtresse Carla (Sandra Milo), son épouse Luisa (Anouk Aimée), ses amis, ses acteurs, ses collaborateurs, un critique et son producteur viennent lui tourner autour, pour qu'enfin soit réalisé le film sur lequel il est censé travailler.
      Dans ses rêves éveillés il revoit son père et sa mère, se revoit lui-même, collégien chez les jésuites, regardant danser une prostituée, la Saraghina (Edra Gale), ou il se rêve en maître de harem. Sous les traits de Claudia (Claudia Cardinale), l'interprète principale de son prochain film, il imagine une belle infirmière, symbole de purété et de lumière, venue l'aider à apaiser ses tourments. Il songe à se suicider jusqu'au jour où il décide de faire de ses doutes le sujet de son film et commence le tournage par une ronde qui emporte tous les personnages.

      « Huit et demi est à Fellini ce que la Divine comédie est à Dante, Ulysse à Joyce, 2001 : L’odyssée de l’espace à Stanley Kubrick. C’est l’opus maximum, l’œuvre totale qui condense et synthétise non seulement une vision du monde mais, au-delà, un sentiment du monde et une modalité - unique à sa façon - de perception de la vie (et du cinéma). Huit et demi est un film "à l’état pur". Il ne provient pas d’une pièce de théâtre, ni d’un roman, ni d’un opéra, ni d’un fait réel. Il ne doit rien aux autres langages ni aux autres médias. Il ne doit rien à personne. C’est du cinéma-cinéma : un cinéma qui réfléchit sur sa propre création, sur la difficulté de se dire, sur ses tribulations pour aboutir. Un cinéma qui naît de l’idée de mettre en scène la crise d’un cinéaste qui n’arrive pas à réaliser son film, selon un modèle métalinguistique que de nombreux autres cinéastes allaient imiter et reprendre, sans jamais parvenir à la légèreté jointe à la complexité et à la profondeur atteintes par Fellini dans ce qui est son film-matrice. »
      Gianni Canova, critique cinématographique et historien du cinéma
      Rétrospective Federico Fellini - Villerupt, octobre 2018

      « Magie du cinéma ou alchimie céleste, la vérité est sans doute entre les deux. Fellini se montre assez roublard pour ériger le moindre détail en rouage majeur dans ce prodigieux Meccano dont il reste le maître absolu, ou bien jouer avec malice de sa légende naissante.
      Huit et demi est le reflet de sa propre fébrilité, conséquence de l’accueil titanesque reçu par La dolce vita trois ans plus tôt, mais aussi un aveu de puissance et d’euphorie incontestable : il faut être à son top pour initier pareil objet. Sauf qu’à chaque fois, la profonde sincérité de Fellini neutralise toute tentation de frime (chaque séquence confine pourtant au tour de force), leste les mille artifices du film d’une densité inouïe - la moindre image brûle d’un désir ardent, qui consume souvent jusqu’au cinéaste lui-même. Le final, sans doute parmi les plus bouleversants tournés par Fellini, résume bien l’affaire : le sentiment d’échec de Guido-Marcello, son alter ego, est aussitôt avalé par le besoin irrépressible de créer, de se réinventer, envers et contre tout. »
      Guillaume Loison, Le Nouvel Obs, 26 août 2021

      Salué par la critique enthousiaste et couvert de récompenses, 8 ½ est considéré comme un monument du cinéma. En cette même année 1963, à Cannes, la Palme d'Or était attribuée à un autre chef-d'œuvre cinématographique, Il Gattopardo (Le Guépard) de Luchino Visconti qui était en constante rivalité avec Fellini.

    • Réalisation
      Federico Fellini
    • Scénario
      Federico Fellini, Tullio Pinelli, Ennio Flaiano, Brunello Rondi
    • Image
      Gianni Di Venanzo
    • Montage
      Leo Catozzo
    • Musique
      Nino Rota
    • Producteur (s)
      Angelo Rizzoli
    • Productions
      Cineriz, Francinex
    • Distribution France
      Gaumont
    • Interprètes
      Marcello Mastroianni, Anouk Aimée, Sandra Milo, Claudia Cardinale, Rossella Falk, Barbara Steele, Madeleine Lebeau, Caterina Boratto, Edra Gale, Guido Alberti, Mario Pisu
    • Année
      1963
    • Durée
      2h 16
    • Pays de production
      Italie, France
    • Format
      VOSTF
    • Citation
      Je croyais pourtant avoir les idées claires. Je voulais faire un film honnête, sans tricherie. Il me semblait avoir quelque chose de très simple, de si simple à dire.
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