MES CHERS AMIS N°2

AMICI MIEI – ATTO II°

0h 2min
1982
Story of AMICI MIEI – ATTO II°
AMICI MIEI - ATTO II° MES CHERS AMIS N°2

Mes chers amis (n°1) s’achevait sur l’enterrement de Perozzi (Philippe Noiret), que ses chers amis avaient transformé en farce, comme pour lui rendre hommage. La vie continue. Le comte Mascetti (Ugo Tognazzi), orgueilleux et désargenté, est constamment tourmenté par des traites impayées et plongé dans des complications amoureuses et familiales. Melandri (Gastone Moschin) est toujours en proie à des amours absurdes. Necchi (Renzo Montagnani succède ici à Duilio Del Prete), le paresseux que son épouse adore, finit par se retrouver cocu. L’éminent professeur Sassaroli (Adolfo Celì), farceur endurci, mène la danse, dans l’esprit toscan hérité de Boccace. Et pendant qu’ils vivent leurs pittoresques aventures, ils se remémorent celles tout aussi extraordinaires vécues avec leur ami Perozzi.

 

À mesure que passait le temps, j’ai senti que les personnages de Mes chers amis (1975) étaient encore bien vivants, et qu’ils avaient toujours envie de communiquer entre eux, de s’amuser ensemble et d’amuser les gens. Leur potentiel de vitalité, de gaieté mais aussi de mélancolie n’était pas épuisé. Je les ai écoutés, observés et enfin contentés. Et ce nouveau film sur leurs vicissitudes et leurs aventures ne le cède, selon moi, en rien au premier.

Mario Monicelli

 

S’agissant des deux premiers opus, colossal semble l’adjectif adéquat. Succès colossal au box office italien en transgressant bon nombre de directives prônées aujourd’hui pour s’attirer les faveurs du public. D’abord les personnages principaux sont des quinquagénaires, ensuite il n’y a pas d’histoire d’amour conventionnelle. Si l’on ajoute les affronts multiples à l’égard de ces « institutions vénérables » que sont la famille ou l’église, on obtient un précis de mauvaise conduite cinématographique. Femmes, enfants, handicapés, ainsi que nos héros eux-mêmes, ne sont pas épargnés par la caméra de Monicelli et la plume de ses collaborateurs scénaristes… Colossal, l’humour des deux films l’est également. Pour nos cinq quinquagénaires le monde est un terrain de jeu à conquérir. Le langage (avec la fameuse « Supercazzola » que Tognazzi utilise pour enfumer ses interlocuteurs), les objets, les lieux, sont détournés de leurs fonctions primaires. Ils sont réinvestis à des fins ludiques. L’ennemi de nos chers amis c’est le temps et les institutions qui se mettent en travers de leur route. Lorsqu’on a décidé d’entreprendre une virée tzigane il n’y a pas une seule seconde à perdre. Toute concession (à la famille, à la maitresse, au travail) est un obstacle posé en travers de la route. Mais, comme souvent chez Monicelli, le désespoir s’invite aux moments les plus inattendus. Le rire se mue alors en grimace voire en pleurs. Derrière les moqueries, les gags colossaux, pointe un sentiment terrible d’impuissance métaphysique. Le rire est le moyen de se soustraire momentanément à l’absurdité de la vie, aux contraintes du quotidien.

Paul NAPOLI, comedieitalienne.com, 14 avril 2010

    • AMICI MIEI - ATTO II°

      MES CHERS AMIS N°2

      Mes chers amis (n°1) s’achevait sur l’enterrement de Perozzi (Philippe Noiret), que ses chers amis avaient transformé en farce, comme pour lui rendre hommage. La vie continue. Le comte Mascetti (Ugo Tognazzi), orgueilleux et désargenté, est constamment tourmenté par des traites impayées et plongé dans des complications amoureuses et familiales. Melandri (Gastone Moschin) est toujours en proie à des amours absurdes. Necchi (Renzo Montagnani succède ici à Duilio Del Prete), le paresseux que son épouse adore, finit par se retrouver cocu. L’éminent professeur Sassaroli (Adolfo Celì), farceur endurci, mène la danse, dans l’esprit toscan hérité de Boccace. Et pendant qu’ils vivent leurs pittoresques aventures, ils se remémorent celles tout aussi extraordinaires vécues avec leur ami Perozzi.

       

      À mesure que passait le temps, j’ai senti que les personnages de Mes chers amis (1975) étaient encore bien vivants, et qu’ils avaient toujours envie de communiquer entre eux, de s’amuser ensemble et d’amuser les gens. Leur potentiel de vitalité, de gaieté mais aussi de mélancolie n’était pas épuisé. Je les ai écoutés, observés et enfin contentés. Et ce nouveau film sur leurs vicissitudes et leurs aventures ne le cède, selon moi, en rien au premier.

      Mario Monicelli

       

      S’agissant des deux premiers opus, colossal semble l’adjectif adéquat. Succès colossal au box office italien en transgressant bon nombre de directives prônées aujourd’hui pour s’attirer les faveurs du public. D’abord les personnages principaux sont des quinquagénaires, ensuite il n’y a pas d’histoire d’amour conventionnelle. Si l’on ajoute les affronts multiples à l’égard de ces « institutions vénérables » que sont la famille ou l’église, on obtient un précis de mauvaise conduite cinématographique. Femmes, enfants, handicapés, ainsi que nos héros eux-mêmes, ne sont pas épargnés par la caméra de Monicelli et la plume de ses collaborateurs scénaristes… Colossal, l’humour des deux films l’est également. Pour nos cinq quinquagénaires le monde est un terrain de jeu à conquérir. Le langage (avec la fameuse « Supercazzola » que Tognazzi utilise pour enfumer ses interlocuteurs), les objets, les lieux, sont détournés de leurs fonctions primaires. Ils sont réinvestis à des fins ludiques. L’ennemi de nos chers amis c’est le temps et les institutions qui se mettent en travers de leur route. Lorsqu’on a décidé d’entreprendre une virée tzigane il n’y a pas une seule seconde à perdre. Toute concession (à la famille, à la maitresse, au travail) est un obstacle posé en travers de la route. Mais, comme souvent chez Monicelli, le désespoir s’invite aux moments les plus inattendus. Le rire se mue alors en grimace voire en pleurs. Derrière les moqueries, les gags colossaux, pointe un sentiment terrible d’impuissance métaphysique. Le rire est le moyen de se soustraire momentanément à l’absurdité de la vie, aux contraintes du quotidien.

      Paul NAPOLI, comedieitalienne.com, 14 avril 2010

    • Réalisation
      Mario Monicelli
    • Scenario
      Leo Benvenuti, Piero De Bernardi, Tullio Pinelli, Mario Monicelli
    • Image
      Sergio D’Offizi
    • Montage
      Ruggero Mastroianni
    • Musique
      Carlo Rustichelli
    • Producer (s)
      Aurelio De Laurentiis et Luigi De Laurentiis
    • Productions
      Filmauro
    • Interprètes
      Ugo Tognazzi, Philippe Noiret, Adolfo Celi, Gastone Moschin, Renzo Montagnani, Milena Vukotic, Franca Tamantini, Paolo Stoppa, Marisa Traversi, Angela Goodwin, Tommaso Bianco, Domiziana Giordano, Alessandro Haber
    • Année
      1982
    • Durée
      2h 00
    • Pays de production
      Italie
    • Citation
      J’ai rencontré un ange ! - Mâle ou femelle ? - Les anges n’ont pas de sexe ! - Avec ou sans nichons ?
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