BELLA ADDORMENTATA

BELLA ADDORMENTATA

LA BELLE ENDORMIE

Marco Bellocchio

0h 1min
2021
Story of BELLA ADDORMENTATA
BELLA ADDORMENTATA LA BELLE ENDORMIE

Février 2009. L’Italie est divisée sur le sort d'Eluana Englaro, en état végétatif depuis 1992. Après un long combat juridique, son père a obtenu le droit de débrancher les systèmes qui la maintiennent en vie. Le gouvernement tente de faire passer en urgence une loi qui l'interdise. Eluana est décédée le 9 février.

Le sénateur Beffardi (Toni Servillo) doute. Il s'apprête à voter la loi voulue en toute hâte « pour sauver Eluana ». Est-ce juste ? Doit-il se plier à la discipline de son parti ? Sa fille Maria (Alba Rohrwacher) en revanche n'a aucun doute. Elle va participer au rassemblement devant la clinique pour prier et réclamer qu'Eluana soit maintenue en vie. En face, des manifestants qui réclament le droit à une mort digne. Parmi eux Roberto (Michele Riondino) qui sait ce que signifie avoir la responsabilité quotidienne d'une personne malade. Rossa (Maya Sansa) est une jeune femme en perdition. À l'hôpital elle est prise en charge par le docteur Pallido (Pier Giorgio Bellocchio) qui la sauve du suicide. Désespérée, elle aussi réclame le droit de mourir. Ce que lui nierait sans doute la Divina Madre (Isabelle Huppert), une comédienne célèbre qui a sacrifié sa carrière et vit recluse chez elle pour s'occuper exclusivement de sa fille en état végétatif.

 

« Je me méfie des positions de principe, des a priori, mais je ne crois pas à la neutralité en art. Mes films reflètent mes convictions. Au fond, je ressemble au personnage du sénateur. Je me reconnais dans sa fragilité, ses incertitudes, sa moralité, l'attention qu'il porte à ceux qui l'entourent. » […] Ce drame réel sert de catalyseur à la fiction imaginée par Bellocchio, dont les personnages se réveillent tour à tour de leur atonie, à mesure que s'achève l'agonie d'Eluana. Un film d'une rare justesse, qui finit d'asseoir le cinéaste, aujourd'hui âgé de 72 ans, parmi les observateurs les plus clairvoyants des convulsions transalpines.

Aureliano Tonet, Le Monde, 8 septembre 2012

 

    • BELLA ADDORMENTATA

      LA BELLE ENDORMIE

      Février 2009. L’Italie est divisée sur le sort d'Eluana Englaro, en état végétatif depuis 1992. Après un long combat juridique, son père a obtenu le droit de débrancher les systèmes qui la maintiennent en vie. Le gouvernement tente de faire passer en urgence une loi qui l'interdise. Eluana est décédée le 9 février.

      Le sénateur Beffardi (Toni Servillo) doute. Il s'apprête à voter la loi voulue en toute hâte « pour sauver Eluana ». Est-ce juste ? Doit-il se plier à la discipline de son parti ? Sa fille Maria (Alba Rohrwacher) en revanche n'a aucun doute. Elle va participer au rassemblement devant la clinique pour prier et réclamer qu'Eluana soit maintenue en vie. En face, des manifestants qui réclament le droit à une mort digne. Parmi eux Roberto (Michele Riondino) qui sait ce que signifie avoir la responsabilité quotidienne d'une personne malade. Rossa (Maya Sansa) est une jeune femme en perdition. À l'hôpital elle est prise en charge par le docteur Pallido (Pier Giorgio Bellocchio) qui la sauve du suicide. Désespérée, elle aussi réclame le droit de mourir. Ce que lui nierait sans doute la Divina Madre (Isabelle Huppert), une comédienne célèbre qui a sacrifié sa carrière et vit recluse chez elle pour s'occuper exclusivement de sa fille en état végétatif.

       

      « Je me méfie des positions de principe, des a priori, mais je ne crois pas à la neutralité en art. Mes films reflètent mes convictions. Au fond, je ressemble au personnage du sénateur. Je me reconnais dans sa fragilité, ses incertitudes, sa moralité, l'attention qu'il porte à ceux qui l'entourent. » […] Ce drame réel sert de catalyseur à la fiction imaginée par Bellocchio, dont les personnages se réveillent tour à tour de leur atonie, à mesure que s'achève l'agonie d'Eluana. Un film d'une rare justesse, qui finit d'asseoir le cinéaste, aujourd'hui âgé de 72 ans, parmi les observateurs les plus clairvoyants des convulsions transalpines.

      Aureliano Tonet, Le Monde, 8 septembre 2012

       

    • Réalisation
      Marco Bellocchio
    • Scénario
      Marco Bellocchio, Veronica Raimo, Stefano Rulli
    • Image
      Daniele Ciprì
    • Montage
      Francesca Calvelli
    • Musique
      Carlo Crivelli
    • Producteur (s)
      Riccardo Tozzi, Marco Chimenz, Giovanni Stabilini, Fabio Conversi
    • Productions
      Cattleya, Babe Films, Rai Cinema, avec la contribution du MiBACT, avec le soutien de Friuli Venezia Giulia Film Commission
    • Distribution France
      Bellissima Films
    • Interprètes
      Toni Servillo, Alba Rohrwacher, Isabelle Huppert, Michele Riondino, Maya Sansa, Pier Giorgio Bellocchio, Brenno Placido, Roberto Herlitzka, Gian Marco Tognazzi, Fabrizio Falco, Gigio Morra, Federica Fracassi
    • Année
      2012
    • Durée
      1h 50
    • Pays de production
      Italie, France
    • Format
      VOST
    • Citation
      L’amour change la façon de voir les choses.
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