CARLO GIULIANI, RAGAZZO

CARLO GIULIANI, RAGAZZO

0h 1min
2021
Story of CARLO GIULIANI, RAGAZZO
CARLO GIULIANI, RAGAZZO

20 juillet 2001 - Gênes, où se tient le sommet du G8, est envahie par des centaines de milliers de manifestants alter-mondialistes. Carlo Giuliani, 23 ans, sort de chez lui et hésite entre aller à la plage ou se joindre au cortège des manifestants. Finalement il choisit d'aller manifester, allant ainsi au devant de son tragique destin : une balle tirée presque à bout portant par un policier et qui l'atteindra en plein visage.

C'est à la mère du jeune homme que la réalisatrice Francesca Comencini a choisi de donner la parole pour rétablir la vérité sur ce qui s'est réellement passé ce jour-là. Dans une longue interview, Haidi Giuliani, très digne, nous raconte donc son fils, démentant l'image de jeune voyou membre des black blocks qu'on lui avait aussitôt donnée ; elle reconstitue minutieusement l'emploi du temps de Carlo et l'itinéraire qu'il a suivi au cours de cet après-midi et qui le conduit rue Tolemaide, où ont lieu des affrontements entre les "désobéissants" et les forces de l'ordre qui les ont chargés sans raison ; elle analyse les choix de son fils, mettant en avant sa personnalité, et les actions des manifestants, se montrant compréhensive envers ces jeunes "résistants", " très beaux avec leurs drôles d'armures en mousse et leurs boucliers de Plexiglas" ; enfin, elle démonte l'hypothèse selon laquelle le policier qui a tiré aurait paniqué, se trouvant dans une jeep isolée et assaillie par les manifestants.

Le récit de Haidi Giuliani est illustré par des images originales, tournées par des réalisateurs présents à Gênes pour filmer les manifestations. Francesca Comencini s'est livrée à un minutieux travail de recherche pour nous proposer des séquences des derniers moments de la vie du jeune homme. Ces images nous sont livrées sans commentaires : elles parlent d'elles-mêmes ; et elles ont d'autant plus de force que le chaos bruyant qu'elles montrent s'oppose aux plans fixes de la mère de Carlo, toujours calme, et au silence de ses amis Le tout est ponctué par la lecture en voix off de poésies écrites par Carlo, et dont le contenu, qui évoque un condamné à mort, est presque prémonitoire.

 

« J'ai senti que j'avais le devoir de me faire entendre, pour apporter mon témoi­gnage sur ce qu'ils avaient fait à Carlo et à tous ces jeunes qui ont été arrêtés, blessés et frappés injustement. (…) Carlo a suscité une grande émotion car on a voulu le faire passer pour un violent. Il ne l'était pas, et même s'il l'avait été, était-ce une raison pour tuer ? »

Haidi Gaggio Giuliani

 

« Le documentaire montre comment le parcours d'un individu croise celui d'une multitude pour aller droit au désastre. Carlo est un peu le symbole du cortège des 'désobéissants' : 15 000 personnes chargées par les forces de l'ordre loin de la Zone Rouge et sans possibilité de fuite. Il était naturel qu'elles réagissent à la violence. Je ne veux pas transformer Carlo en héros mais raconter, de façon sobre, qui il était. Mon film est un film politique et éthique qui soulève le problème de l'utilisation des armes et de l'usage de la parole à tous ceux qui, de droite comme de gauche, ont à cœur le sort de la démocratie. »

Francesca Comencini

    • CARLO GIULIANI, RAGAZZO

      20 juillet 2001 - Gênes, où se tient le sommet du G8, est envahie par des centaines de milliers de manifestants alter-mondialistes. Carlo Giuliani, 23 ans, sort de chez lui et hésite entre aller à la plage ou se joindre au cortège des manifestants. Finalement il choisit d'aller manifester, allant ainsi au devant de son tragique destin : une balle tirée presque à bout portant par un policier et qui l'atteindra en plein visage.

      C'est à la mère du jeune homme que la réalisatrice Francesca Comencini a choisi de donner la parole pour rétablir la vérité sur ce qui s'est réellement passé ce jour-là. Dans une longue interview, Haidi Giuliani, très digne, nous raconte donc son fils, démentant l'image de jeune voyou membre des black blocks qu'on lui avait aussitôt donnée ; elle reconstitue minutieusement l'emploi du temps de Carlo et l'itinéraire qu'il a suivi au cours de cet après-midi et qui le conduit rue Tolemaide, où ont lieu des affrontements entre les "désobéissants" et les forces de l'ordre qui les ont chargés sans raison ; elle analyse les choix de son fils, mettant en avant sa personnalité, et les actions des manifestants, se montrant compréhensive envers ces jeunes "résistants", " très beaux avec leurs drôles d'armures en mousse et leurs boucliers de Plexiglas" ; enfin, elle démonte l'hypothèse selon laquelle le policier qui a tiré aurait paniqué, se trouvant dans une jeep isolée et assaillie par les manifestants.

      Le récit de Haidi Giuliani est illustré par des images originales, tournées par des réalisateurs présents à Gênes pour filmer les manifestations. Francesca Comencini s'est livrée à un minutieux travail de recherche pour nous proposer des séquences des derniers moments de la vie du jeune homme. Ces images nous sont livrées sans commentaires : elles parlent d'elles-mêmes ; et elles ont d'autant plus de force que le chaos bruyant qu'elles montrent s'oppose aux plans fixes de la mère de Carlo, toujours calme, et au silence de ses amis Le tout est ponctué par la lecture en voix off de poésies écrites par Carlo, et dont le contenu, qui évoque un condamné à mort, est presque prémonitoire.

       

      « J'ai senti que j'avais le devoir de me faire entendre, pour apporter mon témoi­gnage sur ce qu'ils avaient fait à Carlo et à tous ces jeunes qui ont été arrêtés, blessés et frappés injustement. (…) Carlo a suscité une grande émotion car on a voulu le faire passer pour un violent. Il ne l'était pas, et même s'il l'avait été, était-ce une raison pour tuer ? »

      Haidi Gaggio Giuliani

       

      « Le documentaire montre comment le parcours d'un individu croise celui d'une multitude pour aller droit au désastre. Carlo est un peu le symbole du cortège des 'désobéissants' : 15 000 personnes chargées par les forces de l'ordre loin de la Zone Rouge et sans possibilité de fuite. Il était naturel qu'elles réagissent à la violence. Je ne veux pas transformer Carlo en héros mais raconter, de façon sobre, qui il était. Mon film est un film politique et éthique qui soulève le problème de l'utilisation des armes et de l'usage de la parole à tous ceux qui, de droite comme de gauche, ont à cœur le sort de la démocratie. »

      Francesca Comencini

    • Réalisation
      Francesca Comencini
    • Scenario
      Francesca Comencini, Luca Bigazzi
    • Image
      Linda Taylor
    • Montage
      Federico Ricci
    • Musique
      Federico Ricci
    • Producer (s)
      Mauro Berardi
    • Productions
      Luna Rossa Cinematografica
    • Distribution France
      Les Films d'ici
    • Année
      2001
    • Durée
      1h 03
    • Pays de production
      Italie
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