CELLULOIDE
REMAKE, ROME VILLE OUVERTE

CELLULOIDE

Luca Manfredi

0h 1min
1998
Story of CELLULOIDE
CELLULOIDE REMAKE, ROME VILLE OUVERTE

En juin 1944, Rome vient d'être libéré par les Alliés. Roberto Rossellini et Sergio Amidei, se rencontrant par hasard place d'Espagne, découvrent qu'ils ont en commun le même rêve : réaliser un film qui raconte les vicissitudes des Romains sous l'occupation allemande.

C'est le début d'un tournant de l'histoire du cinéma, le tournage de Rome ville ouverte. Amidei, scénariste doué surtout pour la comédie, qui a participé à la résistance, songe à un film axé sur des épisodes et des personnages typiques de "l'art de se tirer d'affaire", art qui a permis aux Romains de survivre même pendant la terrible période de l'Occupation. Rossellini qui, lui, a assisté à ces événements caché loin du conflit, ressent l'urgence d'en transmettre une vision plus haute et universelle. Mais le fait qu'ils possèdent tous les deux un matériel d'une extraordinaire efficacité documentaire les unit profondément. Ce mélange d'imagination et d'engagement éthique dégage une telle énergie qu'elle finit par impliquer les personnages les plus hétérogènes : un producteur, Peppino Amato, qui croira jusqu'à la moitié du tournage avoir mis en chantier une banale comédie dialectale et s'en ira en claquant la porte après avoir vu les scènes de violence et de torture, deux acteurs déjà populaires : Aldo Fabrizi et Anna Magnani, poussés par le jeune Fellini à n'accepter qu'un cachet symbolique, et des acteurs et des actrices choisis dans la rue, et qui se révéleront aussi efficace que de véritables professionnels.

 

"Tourné pendant l'hiver 1944-45 et au printemps 1945, en grande partie dans les décors naturels du quartier de la via Casilina et pour les intérieurs dans un petit studio de la via Degli Avignonesi, Rome ville ouverte rencontra beaucoup de difficultés : financement incertain, tensions sur le plateau, manque d'électricité, pellicule dont la date de péremption était échue, ce qui provoqua le ton peu contrasté du film en parfaite harmonie avec le sujet, et qui conduisit Rossellini à parler de "l'infernale qualité technique du film ".

Ce tournage chaotique est évoqué par Carlo Lizzani dans Celluloide qui reconstitue - à partir d'un livre-enquête du scénariste Ugo Pirro - les circonstances de la préparation et de la réalisation de Rome ville ouverte, avec les amours contrariées d'Anna Magnani partagée entre Massimo Serato et Roberto Rossellini dont elle était en train de tomber amoureuse, les rapports difficiles du scénariste Sergio Amidei avec la comédienne Maria Michi, les perpétuels litiges entre les auteurs et le producteur Peppino Amato. (…)

Rome ville ouverte, dans la conscience qu'en ont eu les contemporains comme dans la place qu'assume le film vis-à-vis de l'histoire du cinéma italien, est une borne milliaire définitivement mise en place.

Le mérite de Celluloide de Carlo Lizzani, c'est de montrer que le film fut aussi une formidable aventure humaine avec ses grandeurs et ses petitesses, sa dimension épique et ses anecdotes humoristiques.

Jean A. Gili

    • CELLULOIDE

      REMAKE, ROME VILLE OUVERTE

      En juin 1944, Rome vient d'être libéré par les Alliés. Roberto Rossellini et Sergio Amidei, se rencontrant par hasard place d'Espagne, découvrent qu'ils ont en commun le même rêve : réaliser un film qui raconte les vicissitudes des Romains sous l'occupation allemande.

      C'est le début d'un tournant de l'histoire du cinéma, le tournage de Rome ville ouverte. Amidei, scénariste doué surtout pour la comédie, qui a participé à la résistance, songe à un film axé sur des épisodes et des personnages typiques de "l'art de se tirer d'affaire", art qui a permis aux Romains de survivre même pendant la terrible période de l'Occupation. Rossellini qui, lui, a assisté à ces événements caché loin du conflit, ressent l'urgence d'en transmettre une vision plus haute et universelle. Mais le fait qu'ils possèdent tous les deux un matériel d'une extraordinaire efficacité documentaire les unit profondément. Ce mélange d'imagination et d'engagement éthique dégage une telle énergie qu'elle finit par impliquer les personnages les plus hétérogènes : un producteur, Peppino Amato, qui croira jusqu'à la moitié du tournage avoir mis en chantier une banale comédie dialectale et s'en ira en claquant la porte après avoir vu les scènes de violence et de torture, deux acteurs déjà populaires : Aldo Fabrizi et Anna Magnani, poussés par le jeune Fellini à n'accepter qu'un cachet symbolique, et des acteurs et des actrices choisis dans la rue, et qui se révéleront aussi efficace que de véritables professionnels.

       

      "Tourné pendant l'hiver 1944-45 et au printemps 1945, en grande partie dans les décors naturels du quartier de la via Casilina et pour les intérieurs dans un petit studio de la via Degli Avignonesi, Rome ville ouverte rencontra beaucoup de difficultés : financement incertain, tensions sur le plateau, manque d'électricité, pellicule dont la date de péremption était échue, ce qui provoqua le ton peu contrasté du film en parfaite harmonie avec le sujet, et qui conduisit Rossellini à parler de "l'infernale qualité technique du film ".

      Ce tournage chaotique est évoqué par Carlo Lizzani dans Celluloide qui reconstitue - à partir d'un livre-enquête du scénariste Ugo Pirro - les circonstances de la préparation et de la réalisation de Rome ville ouverte, avec les amours contrariées d'Anna Magnani partagée entre Massimo Serato et Roberto Rossellini dont elle était en train de tomber amoureuse, les rapports difficiles du scénariste Sergio Amidei avec la comédienne Maria Michi, les perpétuels litiges entre les auteurs et le producteur Peppino Amato. (…)

      Rome ville ouverte, dans la conscience qu'en ont eu les contemporains comme dans la place qu'assume le film vis-à-vis de l'histoire du cinéma italien, est une borne milliaire définitivement mise en place.

      Le mérite de Celluloide de Carlo Lizzani, c'est de montrer que le film fut aussi une formidable aventure humaine avec ses grandeurs et ses petitesses, sa dimension épique et ses anecdotes humoristiques.

      Jean A. Gili

    • Réalisation
      Luca Manfredi
    • Scenario
      Ugo Pirro, Carlo Lizzani, Furio Scarpelli
    • Image
      Giorgio Di Battista
    • Montage
      Alberto Gallitti
    • Musique
      Manuel De Sica
    • Producer (s)
      Pio Angeletti, Adriano De Micheli
    • Productions
      Dean Film, Production Group, Istituto Luce
    • Interprètes
      Giancarlo Giannini, Massimo Ghini, Lina Sastri, Antonello Fassari, Anna Falchi, Massimo Dapporto, Milva, Christopher Walken
    • Année
      1998
    • Durée
      1h 35
    • Pays de production
      Italie
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