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GLI ANNI FALK

0h 0min
2021
Story of GLI ANNI FALK
GLI ANNI FALK

Les archives privées de la famille, comme celles de la compagnie Acciaierie e Ferriere Lombarde Falck (Aciéries et Forges Lombardes Falck), sont une ode au capitalisme en Europe. Le film est entièrement constitué de matériel puisé dans les archives de l’entreprise, des années 40 aux années 90. Les Falck sont fiers de leurs aciéries, comme ils le sont de leurs vacances de luxe, de leurs femmes splendides et de leurs amis haut placés. Des jours joyeux des années 60 à la crise de l’acier des années 80, le film propose une histoire alternative de l’Italie, centrée sur les cycles de l’industrie. D’un côté, une histoire entièrement vidée des ouvriers de l’usine, comme si la classe ouvrière n’était qu’un fantôme, invisible. De l’autre, une vie nonchalante et paradisiaque dont témoignent les films de famille des propriétaires.

   

« Notre projet initial était, au contraire, de réaliser un documentaire sur le devenir des Aciéries Falck après le récent démantèlement des installations de Sesto San Giovanni [banlieue de Milan]. Une légende circulait sur l’existence d’archives cinématographiques ; beaucoup de gens en avaient entendu parler mais personne n’avait jamais rien vu. Cette légende est une réalité et nous nous sommes retrouvés à raconter le passé.

Les archives constituaient déjà un autoportrait involontaire (l'entreprise Falck filmée par les Falck) dans lesquelles, outre les super 8 de l’ingénieur Lampugnani [futur directeur des usines], il y avait toute une série de documentaires techniques et promotionnels qui célébraient les grandes innovations technologiques de l’entreprise, de l’après-guerre aux années soixante-dix. Ces documentaires pouvaient également être traités comme des "films de famille", en choisissant les images chères au capitalisme et en construisant un journal de souvenirs et d’anniversaires où étaient honorés, tour à tour, une digue, une centrale électrique, un laminoir, un haut-fourneau. Dans cette optique toutes les images d’ouvriers (d’ailleurs rares et toujours faussées) ont été supprimées. Ce qui restait, c’était l’enthousiasme pour ces années qui semblaient ne jamais devoir finir. »

Giusi Castelli et Francesco Gatti

    • GLI ANNI FALK

      Les archives privées de la famille, comme celles de la compagnie Acciaierie e Ferriere Lombarde Falck (Aciéries et Forges Lombardes Falck), sont une ode au capitalisme en Europe. Le film est entièrement constitué de matériel puisé dans les archives de l’entreprise, des années 40 aux années 90. Les Falck sont fiers de leurs aciéries, comme ils le sont de leurs vacances de luxe, de leurs femmes splendides et de leurs amis haut placés. Des jours joyeux des années 60 à la crise de l’acier des années 80, le film propose une histoire alternative de l’Italie, centrée sur les cycles de l’industrie. D’un côté, une histoire entièrement vidée des ouvriers de l’usine, comme si la classe ouvrière n’était qu’un fantôme, invisible. De l’autre, une vie nonchalante et paradisiaque dont témoignent les films de famille des propriétaires.

       

       

      « Notre projet initial était, au contraire, de réaliser un documentaire sur le devenir des Aciéries Falck après le récent démantèlement des installations de Sesto San Giovanni [banlieue de Milan]. Une légende circulait sur l’existence d’archives cinématographiques ; beaucoup de gens en avaient entendu parler mais personne n’avait jamais rien vu. Cette légende est une réalité et nous nous sommes retrouvés à raconter le passé.

      Les archives constituaient déjà un autoportrait involontaire (l'entreprise Falck filmée par les Falck) dans lesquelles, outre les super 8 de l’ingénieur Lampugnani [futur directeur des usines], il y avait toute une série de documentaires techniques et promotionnels qui célébraient les grandes innovations technologiques de l’entreprise, de l’après-guerre aux années soixante-dix. Ces documentaires pouvaient également être traités comme des "films de famille", en choisissant les images chères au capitalisme et en construisant un journal de souvenirs et d’anniversaires où étaient honorés, tour à tour, une digue, une centrale électrique, un laminoir, un haut-fourneau. Dans cette optique toutes les images d’ouvriers (d’ailleurs rares et toujours faussées) ont été supprimées. Ce qui restait, c’était l’enthousiasme pour ces années qui semblaient ne jamais devoir finir. »

      Giusi Castelli et Francesco Gatti

    • Réalisation
      Giusi Castelli, Francesco Gatti
    • Montage
      Francesco Gatti
    • Musique
      Mario Mariani
    • Producteur (s)
      Gabriele Manfrè
    • Productions
      Invisibile Film, Altamarea Film
    • Année
      2007
    • Durée
      0h 38
    • Pays de production
      Italie
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