GORBACIOF

UN TIGRE PARMI LES SINGES

0h 1min
2021
Story of GORBACIOF
GORBACIOF UN TIGRE PARMI LES SINGES

Marino Pacileo a une tache de vin sur le front. Cela lui a valu le surnom de Gorbachev. C’est un homme solitaire et taciturne. Même avec ses collègues de l’administration pénitentiaire de Naples, il n’échange que des regards. Sa seule passion c’est le jeu. Là encore, les paroles sont inutiles, on a ou on n’a pas les bonnes cartes, on a ou on n’a pas l’argent pour suivre ou pour payer les dettes de jeu. Pour Pacileo l’argent n’est pas un problème. Étant comptable, il dispose du contenu du coffre du bureau, dans lequel il puise quand le besoin s’en fait sentir.

Pacileo a un secret, une petite tombe dans un coin reculé du cimetière des enfants.

Pacileo joue au poker dans l’arrière-salle d’un restaurant chinois tenu par un homme et sa fille Lila, récemment arrivée en Italie. D’une grande beauté, Lila attise la convoitise de ceux à qui le restaurateur doit de l’argent. Pacileo enrage, il veut sortir la jeune fille de cet engrenage qui la mènera à la prostitution, mais il lui faut de l’argent, beaucoup d’argent. Le gardien-chef de la prison a partie liée avec la pègre. Pacileo se fait avancer de l’argent contre des services de plus en plus dangereux…

 

D'un lieu aussi bigarré et emblématique que la gare centrale de Naples, Incerti ne garde que le contexte - le restaurant chinois, la proximité avec la délinquance locale, l'histoire d'amour avec une jeune chinoise incapable de parler l’italien – qu’il stylise pour n’en faire que la toile de fond d'une histoire individuelle. Comme le titre l’indique, le film est centré sur les aventures d'un homme, Gorbaciof, et sur la rupture progressive et inéluctable du marché précaire passé avec la légalité. Pacileo pique constamment dans la caisse de la prison pour financer son vice, tout en s'engageant à rembourser ensuite l'argent « emprunté » une fois qu’il aura gagné au jeu. C’est un homme petit, oublié de l'histoire et, surtout, de la vie, il est plongé dans un vide cosmique désolant et aliénant qui amplifie son infinie solitude. Seul l'amour pour Lila - la jeune Chinoise qui communique par le regard - le ramène à la vie, en le tirant de la torpeur où il a sombré.

Francesca Vantaggiato, eclipse-magazine.it, 2 octobre 2010

 

Quelques jours avant le début du tournage, je me suis habillé et maquillé comme mon personnage et je suis allé me promener dans le quartier. Je craignais que quelqu'un ne me reconnaisse et rigole du masque que je m’étais composé. Mais personne n’a fait attention à moi, du coup j'ai réalisé que j'étais devenu une expression de cet environnement. Cela m'a stimulé et j'ai commencé à m'inspirer des gens du quartier. Pour composer le personnage de Gorbaciof, son comportement, ses réactions, ses espoirs.

Toni Servillo, agi.it, 3 septembre 2010

    • GORBACIOF

      UN TIGRE PARMI LES SINGES

      Marino Pacileo a une tache de vin sur le front. Cela lui a valu le surnom de Gorbachev. C’est un homme solitaire et taciturne. Même avec ses collègues de l’administration pénitentiaire de Naples, il n’échange que des regards. Sa seule passion c’est le jeu. Là encore, les paroles sont inutiles, on a ou on n’a pas les bonnes cartes, on a ou on n’a pas l’argent pour suivre ou pour payer les dettes de jeu. Pour Pacileo l’argent n’est pas un problème. Étant comptable, il dispose du contenu du coffre du bureau, dans lequel il puise quand le besoin s’en fait sentir.

      Pacileo a un secret, une petite tombe dans un coin reculé du cimetière des enfants.

      Pacileo joue au poker dans l’arrière-salle d’un restaurant chinois tenu par un homme et sa fille Lila, récemment arrivée en Italie. D’une grande beauté, Lila attise la convoitise de ceux à qui le restaurateur doit de l’argent. Pacileo enrage, il veut sortir la jeune fille de cet engrenage qui la mènera à la prostitution, mais il lui faut de l’argent, beaucoup d’argent. Le gardien-chef de la prison a partie liée avec la pègre. Pacileo se fait avancer de l’argent contre des services de plus en plus dangereux…

       

      D'un lieu aussi bigarré et emblématique que la gare centrale de Naples, Incerti ne garde que le contexte - le restaurant chinois, la proximité avec la délinquance locale, l'histoire d'amour avec une jeune chinoise incapable de parler l’italien – qu’il stylise pour n’en faire que la toile de fond d'une histoire individuelle. Comme le titre l’indique, le film est centré sur les aventures d'un homme, Gorbaciof, et sur la rupture progressive et inéluctable du marché précaire passé avec la légalité. Pacileo pique constamment dans la caisse de la prison pour financer son vice, tout en s'engageant à rembourser ensuite l'argent « emprunté » une fois qu’il aura gagné au jeu. C’est un homme petit, oublié de l'histoire et, surtout, de la vie, il est plongé dans un vide cosmique désolant et aliénant qui amplifie son infinie solitude. Seul l'amour pour Lila - la jeune Chinoise qui communique par le regard - le ramène à la vie, en le tirant de la torpeur où il a sombré.

      Francesca Vantaggiato, eclipse-magazine.it, 2 octobre 2010

       

      Quelques jours avant le début du tournage, je me suis habillé et maquillé comme mon personnage et je suis allé me promener dans le quartier. Je craignais que quelqu'un ne me reconnaisse et rigole du masque que je m’étais composé. Mais personne n’a fait attention à moi, du coup j'ai réalisé que j'étais devenu une expression de cet environnement. Cela m'a stimulé et j'ai commencé à m'inspirer des gens du quartier. Pour composer le personnage de Gorbaciof, son comportement, ses réactions, ses espoirs.

      Toni Servillo, agi.it, 3 septembre 2010

    • Réalisation
      Stefano Incerti
    • Scénario
      Stefano Incerti, Diego De Silva
    • Image
      Pasquale Mari
    • Montage
      Marco Spoletini
    • Musique
      Teho Teardo
    • Producteur (s)
      Luciano Martino, Edwige Fenech, Massimo Vigliar, Angelo Curti, Sergio Pelone
    • Productions
      The Bottom Line, Devon Cinematografica, Immagine e Cinema, Surf Film, Teatri Oniti, en collaboration avec la Rai Cinema
    • Distribution France
      Bellissima Films
    • Interprètes
      Toni Servillo, Mi Yang, Nello Mascia, Geppy Geijeses, Salvatore Ruocco, Antonio Buonomo, Gaetano Bruno, Hal Yamanouchi, Agostino Chiummariello, Francesco Paglino, Salvatore Striano
    • Année
      2010
    • Durée
      1 h 27
    • Pays de production
      Italie
    • Citation
      Si tu vends ta fille, d’abord je te descends, toi, puis je le descends, lui
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