I BAMBINI CI GUARDANO

I BAMBINI CI GUARDANO

LES ENFANTS NOUS REGARDENT

Vittorio De Sica

0h 1min
2021
Story of I BAMBINI CI GUARDANO
I BAMBINI CI GUARDANO LES ENFANTS NOUS REGARDENT

Le petit Prico (Luciano De Ambrosis) a sept ans. Dans un parc public il voit sa mère Nina (Isa Pola), qui l'a laissé jouer seul, rejoindre un homme sur un banc. Le soir, elle le borde comme elle le fait tous les soirs, mais le lendemain matin, Prico, son père Andrea (Emilio Cigoli) et leur gouvernante découvrent qu'elle est partie. La rumeur contraint son père à le confier à une tante, puis à une grand-mère, mais leur mauvaise volonté et leurs médisances l’obligent à le reprendre auprès de lui. Bouleversé, l'enfant tombe malade. Nina, alertée, revient pour veiller sur lui et accepte à contrecœur de reprendre la vie conjugale. Mais au cours d'un séjour dans une station balnéaire avec Prico, elle revoit Roberto (Adriano Rimoldi), son amant qui n'a jamais cessé de la solliciter, et elle finit par s'enfuir avec lui. Abandonné cette fois-ci pour de bon, Andrea n’a pas la force de faire face à ses devoirs de père : il place Prico dans un pensionnat religieux et se suicide.

 

D’une histoire banale qui pourrait n’être qu’un mélodrame convenu, De Sica tire un film profond et accablant pour toute une structure sociale. Le cinéaste situe son histoire dans le cadre de la petite bourgeoisie, cette petite bourgeoisie que le fascisme a tant flattée dans tant de productions lénifiantes. De Sica, au contraire, décape un univers en le soumettant au regard d’un enfant qui dans son innocence même n’épargne aucune attitude mensongère. […] De Sica et Zavattini font preuve d’un singulier courage en développant leur drame selon trois axes formellement bannis de l’écran italien  de ces années : l’enfance malheureuse, les couples désunis, le suicide. Le film dénonce l’ordre moral ambiant et ses ravages, il met à nu une société qui sécrète une répression sexuelle particulièrement vive à l’égard de l’individu et notamment de la femme qui doit demeurer dans son état de vierge ou d’épouse. Dans l’atmosphère pesante du fascisme finissant, c’est précisément contre la répression sexuelle que se sont manifestés les premiers films (Ossessione de Visconti, Quatre pas dans les nuages de Blasetti) qui annoncent la venue du néoréalisme.

Jean A. Gili, préface au DVD (Tamasa Diffusion), octobre 2012

 

    • I BAMBINI CI GUARDANO

      LES ENFANTS NOUS REGARDENT

      Le petit Prico (Luciano De Ambrosis) a sept ans. Dans un parc public il voit sa mère Nina (Isa Pola), qui l'a laissé jouer seul, rejoindre un homme sur un banc. Le soir, elle le borde comme elle le fait tous les soirs, mais le lendemain matin, Prico, son père Andrea (Emilio Cigoli) et leur gouvernante découvrent qu'elle est partie. La rumeur contraint son père à le confier à une tante, puis à une grand-mère, mais leur mauvaise volonté et leurs médisances l’obligent à le reprendre auprès de lui. Bouleversé, l'enfant tombe malade. Nina, alertée, revient pour veiller sur lui et accepte à contrecœur de reprendre la vie conjugale. Mais au cours d'un séjour dans une station balnéaire avec Prico, elle revoit Roberto (Adriano Rimoldi), son amant qui n'a jamais cessé de la solliciter, et elle finit par s'enfuir avec lui. Abandonné cette fois-ci pour de bon, Andrea n’a pas la force de faire face à ses devoirs de père : il place Prico dans un pensionnat religieux et se suicide.

       

      D’une histoire banale qui pourrait n’être qu’un mélodrame convenu, De Sica tire un film profond et accablant pour toute une structure sociale. Le cinéaste situe son histoire dans le cadre de la petite bourgeoisie, cette petite bourgeoisie que le fascisme a tant flattée dans tant de productions lénifiantes. De Sica, au contraire, décape un univers en le soumettant au regard d’un enfant qui dans son innocence même n’épargne aucune attitude mensongère. […] De Sica et Zavattini font preuve d’un singulier courage en développant leur drame selon trois axes formellement bannis de l’écran italien  de ces années : l’enfance malheureuse, les couples désunis, le suicide. Le film dénonce l’ordre moral ambiant et ses ravages, il met à nu une société qui sécrète une répression sexuelle particulièrement vive à l’égard de l’individu et notamment de la femme qui doit demeurer dans son état de vierge ou d’épouse. Dans l’atmosphère pesante du fascisme finissant, c’est précisément contre la répression sexuelle que se sont manifestés les premiers films (Ossessione de Visconti, Quatre pas dans les nuages de Blasetti) qui annoncent la venue du néoréalisme.

      Jean A. Gili, préface au DVD (Tamasa Diffusion), octobre 2012

       

    • Réalisation
      Vittorio De Sica
    • Scénario
      Cesare Zavattini, Vittorio De Sica, Cesare Giulio Viola, Margherita Maglione, Adolfo Franci, Gherardo Gherardi, d’après le roman Pricò de Cesare Giulio
    • Image
      Giuseppe Caracciolo, Romolo Garroni
    • Montage
      Mario Bonotti
    • Musique
      Renzo Rossellini
    • Producteur (s)
      Franco Magli
    • Productions
      Scalera Film, Invicta Film
    • Distribution France
      Tamasa Distribution
    • Interprètes
      Luciano De Ambrosis, Isa Pola, Emilio Cigoli, Adriano Rimoldi, Giovanna Cigoli, Jone Frigerio, Maria Gardena, Dina Perbellini, Nicoletta Parodi, Tecla Scarano
    • Année
      1943
    • Durée
      1h 20
    • Pays de production
      Italie
    • Format
      VOST
    • Citation
      C’est bien d’une famille dont il a besoin
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