LA MIA CLASSE

0h 1min
2021
Story of LA MIA CLASSE
LA MIA CLASSE Différents organismes proposent des cours de langue italienne pour aider les immigrés à réussir le test qui leur permettra d’obtenir un permis de séjour. La mia classe nous introduit dans l’un de ces cours. Le professeur (Valerio Mastandrea) est face à une vingtaine d’immigrés d’âges et de provenances diverses. Les premiers exercices sont utilitaires : lire une annonce dans un journal, simuler un appel téléphonique à un éventuel employeur, négocier avec lui… Il y a un aspect ludique dans ces exercices, avec une bonne dose d’auto-ironie certains de ces apprenants singent des comportements malheureusement réels. Patient et bonhomme, le professeur corrige les fautes de langue et de prononciation. Puis, de cours en cours, des histoires de vies douloureuses affleurent, attestant d’une réalité connue mais souvent occultée derrière les statistiques des discours officiels et les grands chiffres anonymes. C’est à ce moment-là qu’une réalité brutalement banale fait irruption dans le film. L’expulsion de deux des élèves met en crise la classe et ceux qui sont en train de la filmer. Le dispositif cinématographique explose. Gaglianone, Mastandrea, les techniciens, les élèves, en plein désarroi, se demandent s’il est possible de continuer comme si de rien n’était et de faire un film de plus sur l’immigration. À quoi cela rime-t-il ? Depuis une trentaine d’années nombreux sont les films qui ont montré l’immigration sous toutes ses coutures. Cela a-t-il servi à quelque chose ? C’est autour de cette question que le tournage va se poursuivre, mais plus de la même façon, ni dans le même but. Tout effet de fiction lénifiant est gommé, pas question de chercher à provoquer chez le spectateur une identification émotionnelle. Pendant le tournage, les expulsions continuent. Que faire ?   « Deux semaines avant le tournage, on apprend que parmi les dix-sept élèves certains n’ont pas leurs papiers en règle et qu’on ne peut donc pas les employer. On avait alors tout un éventail de solutions : arrêter tout, remplacer les élèves par d’autres, passer outre ou bien insérer ce fait dans le film comme s’il s’était produit pendant le tournage. Du coup je devenais interprète de mon propre personnage qui applique scrupuleusement les procédures administratives et qui provoque toute une série de réactions. C’était la solution la plus déraisonnable et c’est celle que nous avons choisie. Je n’y suis pas à mon avantage, je m’adapte à la réalité pour survivre, je pactise avec l’horreur. » Daniele GAGLIANONE, propos recueillis par Michela TAMBURRINO La Stampa 3 septembre 2013
 
    • LA MIA CLASSE

      Différents organismes proposent des cours de langue italienne pour aider les immigrés à réussir le test qui leur permettra d’obtenir un permis de séjour. La
      mia classe nous introduit dans l’un de ces cours. Le professeur (Valerio Mastandrea) est face à une vingtaine d’immigrés d’âges et de provenances diverses. Les premiers exercices sont utilitaires : lire une annonce dans un journal, simuler un appel téléphonique à un éventuel employeur, négocier avec lui… Il y a un aspect ludique dans ces exercices, avec une bonne dose d’auto-ironie certains de ces apprenants singent des comportements malheureusement réels. Patient et bonhomme, le professeur corrige les fautes de langue et de prononciation. Puis, de cours en cours, des histoires de vies douloureuses affleurent, attestant d’une réalité connue mais souvent occultée derrière les statistiques des discours officiels et les grands chiffres anonymes. C’est à ce moment-là qu’une réalité brutalement banale fait irruption dans le film. L’expulsion de deux des élèves met en crise la classe et ceux qui sont en train de la filmer. Le dispositif cinématographique explose. Gaglianone, Mastandrea, les techniciens, les élèves, en plein désarroi, se demandent s’il est possible de continuer comme si de rien n’était et de faire un film de plus sur l’immigration. À quoi cela rime-t-il ? Depuis une trentaine d’années nombreux sont les films qui ont montré l’immigration sous toutes ses coutures. Cela a-t-il servi à quelque chose ? C’est autour de cette question que le tournage va se poursuivre, mais plus de la même façon, ni dans le même but. Tout effet de fiction lénifiant est gommé, pas question de chercher à provoquer chez le spectateur une identification émotionnelle. Pendant le tournage, les expulsions continuent. Que faire ?

       

      « Deux semaines avant le tournage, on apprend que parmi les dix-sept élèves certains n’ont pas leurs papiers en règle et qu’on ne peut donc pas les employer.
      On avait alors tout un éventail de solutions : arrêter tout, remplacer les élèves par d’autres, passer outre ou bien insérer ce fait dans le film comme s’il s’était produit pendant le tournage. Du coup je devenais interprète de mon propre personnage qui applique scrupuleusement les procédures administratives et qui provoque toute une série de réactions. C’était la solution la plus déraisonnable et c’est celle que nous avons choisie. Je n’y suis pas à mon avantage, je m’adapte à la réalité pour survivre, je pactise avec l’horreur. »

      Daniele GAGLIANONE,

      propos recueillis par Michela TAMBURRINO La Stampa 3 septembre 2013

       

    • Réalisation
      Daniele Gaglianone
    • Scenario
      Daniele Gaglianone, Gino Clemente, Claudia Russo
    • Image
      Gherardo Gossi
    • Montage
      Enrico Giovannone
    • Producer (s)
      Gianluca Arcopinto
    • Productions
      Axelotil Film, Kimerafilm, avec la contribution du MiBAC, Rai Cinema, Relief, et le soutien de la Ministre pour l'intégration
    • Vente à l’étranger
      Kimerafilm
    • Interprètes

      Valerio Mastandrea, la classe: Bassirou Ballde, Mamon Bhuiyan, Gregorio Cabral, Jessica Canahuire Laura, Metin Celik, Pedro Savio De Andrade, Ahmet Gohtas, Benabdallha Oufa, Shadi Ramadan, Easther Sam, Shujan Shahjalal, Lyudmyla Temchenko, Moussa Toure, Issa Tunkara, Nazim Uddin

    • Année
      2013
    • Durée
      1h 32
    • Pays de production
      Italie
    • Format
      VOST
    • Citation

      Tout ce qu’on fait ne sert à rien.

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