Story of LADRI DI BICICLETTE
LADRI DI BICICLETTE
LE VOLEUR DE BICYCLETTE1948 - Rome et les difficultés économiques de l’après-guerre. Antonio Ricci, la quarantaine, vit dans une banlieue populaire avec sa femme et ses deux enfants. Au chômage depuis deux ans, il trouve un emploi de colleur d’affiches pour lequel une bicyclette est indispensable. La sienne est au Mont-de-piété ; pour la récupérer il met en gage sa dernière paire de draps. Le lendemain, alors qu’il pose une affiche du film Gilda, on lui vole son instrument de travail. Avec Bruno, son jeune fils de dix ans, il part à la recherche de son précieux bien à travers les quartiers de Rome. Aidé par un ami, il parvient à retrouver le voleur, mais faute de preuves, il ne peut récupérer sa bicyclette. Désespéré, il se résout à voler à son tour une bicyclette mais il s’y prend avec une telle maladresse qu’il est tout de suite poursuivi, rattrapé et malmené. Finalement relâché, Antonio peut rentrer chez lui, main dans la main avec Bruno, humilié, sans bicyclette, sans travail, sans argent.
« … ce film est le fruit d’une collaboration exemplaire avec l’écrivain et théoricien du néoréalisme, Cesare Zavattini, pour qui le cinéma devait s’intéresser à "l’homme dans son aventure de tous les jours". Et, de fait, le Voleur de bicyclette est une réflexion en prise directe sur le sort des laissés-pour-compte de la reconstruction italienne, dans une société égoïste et indifférente. Ce regard documentaire (et pourtant à vif) décrit le prolétariat urbain dans la topographie miséreuse de ses quartiers romains, description reposant sur un scénario habile, tout en péripéties et en ruptures de ton, sachant ménager un authentique suspense. Joués par des acteurs pour la plupart non professionnels (certains sont d’authentiques ouvriers au chômage), les personnages évoluent dans leur cadre de vie réel, pendant que déambulent désespérément un père et un fils à la recherche de leur unique moyen de survie. […] Par touches sensibles caractéristiques de sa manière, le cinéaste arrive à donner à ce petit fait divers une dimension déchirante universelle, celle de l’injustice sociale. »
Encyclopédie Microsoft - Encarta en ligne 2009« L'un des nœuds du film réside dans la description des rapports entre Antonio et Bruno. Le récit s'attarde souvent sur les liens complexes qui unissent le père et son fils.
Sous quel jour Vittorio De Sica filme-t-il leur relation ? Les moments heureux montrent un tandem complice (dans la scène du matin où les deux se préparent pour aller au travail). La maturité dont Bruno fait preuve (c'est un vrai « petit homme ») se déleste des liens d'autorité qui caractérisent la relation père-fils : ce sont presque deux camarades qui partent, radieux, à la conquête de la ville au petit matin.
L'admiration de Bruno pour son père est au cœur de leur relation, ce qui transparaît des multiples regards fixes et suspendus portés par Bruno vers Antonio, dans les plans de foule notamment. Cette admiration le rend d'autant plus vulnérable et ramène à son statut d'enfant : Antonio, face à ce fils qui l'observe, ne doit jamais perdre la face et maintenir son statut de père digne, protecteur et responsable. »
Vincent Malausa, dossier pédagogique, transmettrelecinema.com
- RéalisationVittorio De Sica
- ScénarioCesare Zavattini, Vittorio De Sica, Suso Cecchi D’Amico, Oreste Biancoli, Adolfo Franci, Gerardo Guerrieri, d’après le roman de Luigi Bartolini
- ImageCarlo Montuori
- MontageEraldo Da Roma
- MusiqueAlessandro Cicognini
- Producteur (s)Giuseppe Amato, Vittorrio De Sica
- ProductionsPDS (Société de Production De Sica)
- Distribution FrancePanoceanic Films
- InterprètesLamberto Maggiorani, Enzo Staiola, Lianella Carrel, Gino Saltamerenda, Vittorio Antonucci, Elena Altieri, Memmo Carotenuto, Giulio Chiari
- Année1948
- Durée1h 30
- Pays de productionItalie
- Citation"Il y a un remède à tout, sauf à la mort."

