LO SCOPONE SCIENTIFICO

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L'ARGENT DE LA VIEILLE

Luigi Comencini

Story of LO SCOPONE SCIENTIFICO
LO SCOPONE SCIENTIFICO L'ARGENT DE LA VIEILLE

Peppino (Alberto Sordi) et Antonia (Silvana Mangano), un couple de chiffonniers, vivent avec leurs cinq enfants dans un bidonville à la périphérie de Rome. Comme chaque année ils attendent avec anxiété l'arrivée de la "vieille", une richissime américaine (Bette Davis) qui les invite dans sa villa à disputer contre elle et son chauffeur (Joseph Cotten) d'interminables parties de scopone scientifico. En sept ans, bien qu'habiles au jeu, ils n'ont jamais gagné et leur rêve est de plumer la "vieille". Le rêve aussi des habitants du bidonville, supporters passionnés. Selon la coutume, ils disposent d'un million de lires "prêté" par l'Américaine. Les premiers soirs, Peppino et Antonia perdent ce million ainsi que quelques milliers de lires qu'il leur a fallu emprunter. Puis, brusquement, c'est le miracle : un gain de 7 millions. La milliardaire, qui vient d'avoir une attaque et que l'on croit moribonde, exige de reprendre la partie en jouant à quitte ou double. Nuit hallucinante. Les gains s'accumulent. Le bidonville est en folie. Au matin la mise atteint 448 millions. Peppino, hébété, abat une carte. C'est la mauvaise... Le jour du départ de la "vieille", toute la famille l'accompagne à l'aéroport et Cleopatra (Antonella Di Maggio), la fille aînée, lui offre un gâteau qu'elle a confectionné à sa façon.

  Si l’on veut constater la grandeur du comédien, aucun film n’est plus adapté que celui-ci, tourné en lieu clos par Luigi Comencini, avec une férocité sadique. Sordi y est Peppino, un chiffonnier romain sans le sou qui attend comme chaque année l’occasio ne sa vie : la venue de la milliardaire américaine interprétée par Bette Davis qui organise de rituelles parties de cartes avec pour partenaire son secrétaire (Joseph Cotten). Avec sa femme (Silvana Mangano), Peppino joue le rêve de sa vie. Mais les règles du monde sont immuables : les riches l’emportent toujours. Giorgio Gosetti, Directeur des Journées des auteurs de la Mostra de Venise Rétrospective Alberto Sordi - Villerupt, octobre 2020  

« La période comencinienne des satires anticapitalistes féroces a son diapason avec cette apologue aux dimensions bibliques. Conçu par le scénariste Rodolfo Sonego pour donner à son "alter ego" Alberto Sordi un rôle en or de misérable rusé et sans espoir. Le réalisateur - critique cinématographique passionné d’Hollywood pendant sa jeunesse - a choisi pour élargir le champ deux mythes vivants comme Davis et Cotten pour les masques terrifiants des richissimes oppresseurs. On rit jaune, ou plutôt on pleure de rire, devant les parties de cartes frauduleuses ou les affrontements ridicules entre David et Goliath. »

Lorenzo Codelli, critique cinématographique

Rétrospective Luigi Comencini - Villerupt, octobre 2017  

« C'est une fable moderne sur l'argent, sur la lutte qui, depuis toujours, oppose les pauvres et les riches, sur l'illusion qu'ont les sans-pouvoir de réussir à renverser les situations à leur profit, et sur l'impitoyable arrogance des puissants... La fillette observe le jeu de massacre qui détruit les gens de sa famille, et, pour leur remettre les pieds sur terre, elle choisit une solution radicale. »

Luigi Comencini

   « Peppino c'est Alberto Sordi, l'acteur qui depuis l'immédiat après-guerre symbolise le mieux l'homme du peuple dans la comédie italienne, avec ses naïvetés, ses roublardises, ses contradictions. En outre, le nom de Sordi et le type humain et social auquel il s'est peu à peu identifié sont inséparables de celui de Rodolfo Sonego, auteur du scénario, qui a contribué à l'élaboration de son personnage, à l'écriture de la plupart des scripts écrits pour lui. Incarnation de toutes les aspirations populaires flouées, avec ses insuffisances, mais aussi avec sa faculté vitale de perdurer, Sordi, plus encore que dans ses précédents films, devient ici l'Italie, trahie, "possédée" par l'Amérique, celle-là même qui débarque sur son sol en 1943 avec l'aide de la mafia. » Michel Sineux, La quinzaine littéraire, janvier 1978
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      L'ARGENT DE LA VIEILLE

      Peppino (Alberto Sordi) et Antonia (Silvana Mangano), un couple de chiffonniers, vivent avec leurs cinq enfants dans un bidonville à la périphérie de Rome. Comme chaque année ils attendent avec anxiété l'arrivée de la "vieille", une richissime américaine (Bette Davis) qui les invite dans sa villa à disputer contre elle et son chauffeur (Joseph Cotten) d'interminables parties de scopone scientifico. En sept ans, bien qu'habiles au jeu, ils n'ont jamais gagné et leur rêve est de plumer la "vieille". Le rêve aussi des habitants du bidonville, supporters passionnés. Selon la coutume, ils disposent d'un million de lires "prêté" par l'Américaine. Les premiers soirs, Peppino et Antonia perdent ce million ainsi que quelques milliers de lires qu'il leur a fallu emprunter. Puis, brusquement, c'est le miracle : un gain de 7 millions. La milliardaire, qui vient d'avoir une attaque et que l'on croit moribonde, exige de reprendre la partie en jouant à quitte ou double. Nuit hallucinante. Les gains s'accumulent. Le bidonville est en folie. Au matin la mise atteint 448 millions. Peppino, hébété, abat une carte. C'est la mauvaise... Le jour du départ de la "vieille", toute la famille l'accompagne à l'aéroport et Cleopatra (Antonella Di Maggio), la fille aînée, lui offre un gâteau qu'elle a confectionné à sa façon.

       
      Si l’on veut constater la grandeur du comédien, aucun film n’est plus adapté que celui-ci, tourné en lieu clos par Luigi Comencini, avec une férocité sadique. Sordi y est Peppino, un chiffonnier romain sans le sou qui attend comme chaque année l’occasio ne sa vie : la venue de la milliardaire américaine interprétée par Bette Davis qui organise de rituelles parties de cartes avec pour partenaire son secrétaire (Joseph Cotten). Avec sa femme (Silvana Mangano), Peppino joue le rêve de sa vie. Mais les règles du monde sont immuables : les riches l’emportent toujours.
      Giorgio Gosetti, Directeur des Journées des auteurs de la Mostra de Venise
      Rétrospective Alberto Sordi - Villerupt, octobre 2020
       
      « La période comencinienne des satires anticapitalistes féroces a son diapason avec cette apologue aux dimensions bibliques. Conçu par le scénariste Rodolfo Sonego pour donner à son "alter ego" Alberto Sordi un rôle en or de misérable rusé et sans espoir. Le réalisateur - critique cinématographique passionné d’Hollywood pendant sa jeunesse - a choisi pour élargir le champ deux mythes vivants comme Davis et Cotten pour les masques terrifiants des richissimes oppresseurs. On rit jaune, ou plutôt on pleure de rire, devant les parties de cartes frauduleuses ou les affrontements ridicules entre David et Goliath. »
      Lorenzo Codelli, critique cinématographiqueRétrospective Luigi Comencini - Villerupt, octobre 2017
       
      « C'est une fable moderne sur l'argent, sur la lutte qui, depuis toujours, oppose les pauvres et les riches, sur l'illusion qu'ont les sans-pouvoir de réussir à renverser les situations à leur profit, et sur l'impitoyable arrogance des puissants... La fillette observe le jeu de massacre qui détruit les gens de sa famille, et, pour leur remettre les pieds sur terre, elle choisit une solution radicale. »
      Luigi Comencini
       
       « Peppino c'est Alberto Sordi, l'acteur qui depuis l'immédiat après-guerre symbolise le mieux l'homme du peuple dans la comédie italienne, avec ses naïvetés, ses roublardises, ses contradictions. En outre, le nom de Sordi et le type humain et social auquel il s'est peu à peu identifié sont inséparables de celui de Rodolfo Sonego, auteur du scénario, qui a contribué à l'élaboration de son personnage, à l'écriture de la plupart des scripts écrits pour lui. Incarnation de toutes les aspirations populaires flouées, avec ses insuffisances, mais aussi avec sa faculté vitale de perdurer, Sordi, plus encore que dans ses précédents films, devient ici l'Italie, trahie, "possédée" par l'Amérique, celle-là même qui débarque sur son sol en 1943 avec l'aide de la mafia. »
      Michel Sineux, La quinzaine littéraire, janvier 1978

    • Réalisation
      Luigi Comencini
    • Scénario
      Rodolfo Sonego
    • Image
      Giuseppe Ruzzolini
    • Montage
      Nino Baragli
    • Musique
      Piero Piccioni
    • Producteur (s)
      Dino De Laurentiis
    • Productions
      Produzioni De Laurentiis International Manufactoring
    • Distribution France
      Tamasa Distribution
    • Interprètes
      Alberto Sordi, Bette Davis, Silvana Mangano, Joseph Cotten, Mario Carotenuto, Domenico Modugno, Antonella Di Maggio, Daniele Dublino, Luciana Lehar, Franca Scagnetti, Guido Cerniglia
    • Année
      1972
    • Durée
      116 min
    • Pays de production
      Italie
    • Format
      VOST
    • Citation
      Faut qu'on m'explique comment la vieille arrive à dépenser 20 millions par jour !
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