TRAQUÉS PAR LA GESTAPO

L’ORO DI ROMA

0h 1min
1961
Story of L’ORO DI ROMA
L'ORO DI ROMA TRAQUÉS PAR LA GESTAPO En octobre 1943, le commandement allemand de la place de Rome exige de la communauté juive de la ville, la livraison, dans un délai de vingt-quatre heures, de cinquante kilos d’or, faute de quoi, deux cents otages seront exécutés. La collecte des bijoux commence, mais l’exigence nazie suscite chez les Juifs des réactions contradictoires, de la révolte à la servilité. La rançon finit par être constituée, mais l’autorité militaire ne tient pas sa promesse.   Il y a dans le fascisme une ambiguïté qui révèle à l’analyse toujours de nouvelles faces, de nouveaux replis intéressants. C’est pourquoi le cinéma repropose continuellement ce thème. Parler du fascisme, c’est parler du pouvoir. Moi, je suis parmi ceux qui ont le plus souvent évoqué ce thème. J’ai examiné différents aspects du fascisme, des grands personnages aux humbles protagonistes de l’histoire. La thématique du pouvoir, la dialectique du pouvoir sont des thèmes qui me fascinent. Aujourd’hui, il est inutile d’être antifasciste si ce n’est pas pour évoquer le fascisme dans son ambiguïté. Carlo LIZZANI   A travers ses trois protagonistes, LIZZANI pose le problème de la soumission, de la compromission ou de la révolte. Il le fait dans un film solidement construit, qui cherche l’authenticité historique. Ce qui n’empêche ni l’émotion, ni la beauté simple des images. Pour visualiser cette chronique, le cinéaste utilise le décor des catacombes, ce qui lui permet d’insinuer que la situation des Juifs de Rome opprimés par les Nazis répète celle des premiers chrétiens. Dans le rôle du sioniste juvénile et ardent, Gérard BLAIN est excellent.  Freddy BUACHE, Le cinéma italien 1945-1979, Éd. L’Age d’Homme,   Réalisé entre Il gobbo et Il processo di Verona, L’oro di Roma prend donc la place centrale dans cette sorte de trilogie consacrée par LIZZANI aux « années difficiles » de 1943-45 qui virent la chute du fascisme et la fin de la guerre en Italie. Achtung banditi et Cronache di poveri amanti viennent, bien sûr, s’intégrer également à cette perspective et donner à l’œuvre de LIZZANI une singulière constance dans l’inspiration dramatique et dans l’engagement moral. Marcel MARTIN, cinéma 63, novembre 1963    
    • L'ORO DI ROMA

      TRAQUÉS PAR LA GESTAPO

      En octobre 1943, le commandement allemand de la place de Rome exige de la communauté juive de la ville, la livraison, dans un délai de vingt-quatre heures, de cinquante kilos d’or, faute de quoi, deux cents otages seront exécutés. La collecte des bijoux commence, mais l’exigence nazie suscite chez les Juifs des réactions contradictoires, de la révolte à la servilité. La rançon finit par être constituée, mais l’autorité militaire ne tient pas sa promesse.

       

      Il y a dans le fascisme une ambiguïté qui révèle à l’analyse toujours de nouvelles faces, de nouveaux replis intéressants. C’est pourquoi le cinéma repropose continuellement ce thème. Parler du fascisme, c’est parler du pouvoir. Moi, je suis parmi ceux qui ont le plus souvent évoqué ce thème. J’ai examiné différents aspects du fascisme, des grands personnages aux humbles protagonistes de l’histoire. La thématique du pouvoir, la dialectique du pouvoir sont des thèmes qui me fascinent. Aujourd’hui, il est inutile d’être antifasciste si ce n’est pas pour évoquer le fascisme dans son ambiguïté.

      Carlo LIZZANI

       

      A travers ses trois protagonistes, LIZZANI pose le problème de la soumission, de la compromission ou de la révolte. Il le fait dans un film solidement construit, qui cherche l’authenticité historique. Ce qui n’empêche ni l’émotion, ni la beauté simple des images. Pour visualiser cette chronique, le cinéaste utilise le décor des catacombes, ce qui lui permet d’insinuer que la situation des Juifs de Rome opprimés par les Nazis répète celle des premiers chrétiens. Dans le rôle du sioniste juvénile et ardent, Gérard BLAIN est excellent. 

      Freddy BUACHE, Le cinéma italien 1945-1979, Éd. L’Age d’Homme,

       

      Réalisé entre Il gobbo et Il processo di Verona, L’oro di Roma prend donc la place centrale dans cette sorte de trilogie consacrée par LIZZANI aux « années difficiles » de 1943-45 qui virent la chute du fascisme et la fin de la guerre en Italie. Achtung banditi et Cronache di poveri amanti viennent, bien sûr, s’intégrer également à cette perspective et donner à l’œuvre de LIZZANI une singulière constance dans l’inspiration dramatique et dans l’engagement moral.

      Marcel MARTIN, cinéma 63, novembre 1963

       

       

    • Réalisation
      Carlo Lizzani
    • Scenario
      Carlo Lizzani, Lucio Battistrada, Gaetano Giuliani De Negri, Alberto Lecco
    • Image
      Erico Menczer (noir&blanc)
    • Montage
      Franco Fraticelli
    • Musique
      Giovanni Fusco
    • Producer (s)
      Giuliani G. De Negri, Henryck Chrosicki
    • Productions
      Ager Film, Sancro Film, C.I.R.A.C. Roma, Contact Organisation (Paris)
    • Interprètes

      Gérard Blain, Anna.Maria Ferrero, Jean Sorel, Paola Borboni, Miranda Campa, Andrea Checchi, Umberto Raho, Ugo d’Alessio

    • Année
      1961
    • Durée
      1h 49
    • Pays de production
      Italie, France
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