Story of MARAVIGLIOSO BOCCACCIO
Florence, 1348. Une épidémie de peste s’est abattue sur la ville. Pour échapper à la contagion, sept jeunes femmes et trois jeunes hommes de la bonne société décident de fuir se mettre à l’abri dans une villa à la campagne. Ils fixent les règles de leur petite communauté et ils essaient d’oublier le malheur qui s’est abattu sur leur ville en prenant du bon temps : ils dansent, ils chantent, mais surtout ils se racontent des histoires. Chaque jour l’un d’eux est choisi pour donner le thème de la journée que chacun doit illustrer par l’histoire qu’il va raconter. Tour à tour comiques, dramatiques, érotiques ou pathétiques, elles tournent toutes autour du grand thème de l’amour. Mais cet isolement doré finit par leur peser et ils considèrent qu’il est temps de rentrer à Florence pour se confronter à la réalité qu’ils ont fuie en s’isolant dans un monde artificiel.
Les Taviani, chacun âgé de plus de 83 ans, aiment s’émerveiller devant une jeunesse dont ils peignent à la fois toute la beauté d’être, mais aussi cette fragilité face à l’épidémie impromptue qui pourrait écourter leur présence ici-bas, mettant un terme à cette expérience de vie en construction.
En adaptant le génie de Boccace, les auteurs de Fiorile, dont on retrouve tout l’impérialisme de la tragédie, parlent surtout de (ou à) la jeunesse contemporaine, dont les affres et aspirations se font l’écho de celles d’autres jeunes gens, à des époques lointaines et toutes aussi tourmentées. Avec la fluidité de leur caméra, leur mise en scène élaborée ravivant les souvenirs d’un montage qui laissait vivre des personnages dans un décor en évolution, les Taviani nous replongent surtout dans leur constellation filmique, l’une des plus belles que le cinéma transalpin nous ait jamais offerte. Une merveille.
Frédéric Mignard, aVoiraLire, 10 juin 2015
Pour le 18e film de leur carrière débutée en 1962, Paolo et Vittorio Taviani retrouvent la Toscane, leur région de prédilection (Il prato, 1979, La notte di San Lorenzo, 1982, Fiorile, 1983) et le montage de récits courts, adaptations de nouvelles de grands auteurs (Kaos, 1984, Tu ridi, 1998).
MARAVIGLIOSO BOCCACCIO
CONTES ITALIENS
Florence, 1348. Une épidémie de peste s’est abattue sur la ville. Pour échapper à la contagion, sept jeunes femmes et trois jeunes hommes de la bonne société décident de fuir se mettre à l’abri dans une villa à la campagne. Ils fixent les règles de leur petite communauté et ils essaient d’oublier le malheur qui s’est abattu sur leur ville en prenant du bon temps : ils dansent, ils chantent, mais surtout ils se racontent des histoires. Chaque jour l’un d’eux est choisi pour donner le thème de la journée que chacun doit illustrer par l’histoire qu’il va raconter. Tour à tour comiques, dramatiques, érotiques ou pathétiques, elles tournent toutes autour du grand thème de l’amour. Mais cet isolement doré finit par leur peser et ils considèrent qu’il est temps de rentrer à Florence pour se confronter à la réalité qu’ils ont fuie en s’isolant dans un monde artificiel.
Les Taviani, chacun âgé de plus de 83 ans, aiment s’émerveiller devant une jeunesse dont ils peignent à la fois toute la beauté d’être, mais aussi cette fragilité face à l’épidémie impromptue qui pourrait écourter leur présence ici-bas, mettant un terme à cette expérience de vie en construction.
En adaptant le génie de Boccace, les auteurs de Fiorile, dont on retrouve tout l’impérialisme de la tragédie, parlent surtout de (ou à) la jeunesse contemporaine, dont les affres et aspirations se font l’écho de celles d’autres jeunes gens, à des époques lointaines et toutes aussi tourmentées. Avec la fluidité de leur caméra, leur mise en scène élaborée ravivant les souvenirs d’un montage qui laissait vivre des personnages dans un décor en évolution, les Taviani nous replongent surtout dans leur constellation filmique, l’une des plus belles que le cinéma transalpin nous ait jamais offerte. Une merveille.
Frédéric Mignard, aVoiraLire, 10 juin 2015
Pour le 18e film de leur carrière débutée en 1962, Paolo et Vittorio Taviani retrouvent la Toscane, leur région de prédilection (Il prato, 1979, La notte di San Lorenzo, 1982, Fiorile, 1983) et le montage de récits courts, adaptations de nouvelles de grands auteurs (Kaos, 1984, Tu ridi, 1998).
- RéalisationPaolo et Vittorio Taviani
- ScénarioPaolo et Vittorio Taviani, d'après le Décaméron de Boccace [Giovanni Boccaccio]
- ImageSimone Zampagni
- MontageRoberto Perpignani
- MusiqueGiuliano Taviani, Carmelo Travia
- Producteur (s)Donatella Palermo, Luigi Musini, Fabio Conversi
- ProductionsStemal Entertainment, Cinemaundici, Barbary Films, Rai Cinema, avec la contribution du MiBACT, avec le soutien d'Eurimages, Regione Toscana, Regione Lazio, Toscana Film Commission
- Distribution FranceBellissima Films
- InterprètesLello Arena, Paola Cortellesi, Carolina Crescentini, Vittoria Puccini, Kim Rossi Stuart, Riccardo Scamarcio, Jasmine Trinca, Flavio Parenti, Michele Riondino, Kasia Smutniak, Josafat Vagni, Melissa Anna Bartolini, Eugenia Costantini, Rosabell Laurenti Sellers
- Année2015
- Durée2h 00
- Pays de productionItalie, France
- FormatVOST
- CitationJe suis heureuse d’être la première à vous raconter l’histoire d’un amour.