NOS HÉROS RÉUSSIRONT-ILS À RETROUVER LEUR AMI MYSTÉRIEUSEMENT DISPARU EN AFRIQUE ?

RIUSCIRANNO I NOSTRI EROI A RITROVARE L’AMICO MISTERIOSAMENTE SCOMPARSO IN AFRICA?

0h 2min
1968
Story of RIUSCIRANNO I NOSTRI EROI A RITROVARE L’AMICO MISTERIOSAMENTE SCOMPARSO IN AFRICA?
RIUSCIRANNO I NOSTRI EROI A RITROVARE L'AMICO MISTERIOSAMENTE SCOMPARSO IN AFRICA? NOS HÉROS RÉUSSIRONT-ILS À RETROUVER LEUR AMI MYSTÉRIEUSEMENT DISPARU EN AFRIQUE ? Fausto Di Salvio (Alberto Sordi), éditeur romain survolté et puissant, décide un jour, autant parce qu’il rêve de voyages que par réelle nécessité (des recherches trop classiques sont jusque-là restées vaines), de partir en Afrique à la recherche de son beau-frère Titino (Nino Manfredi) disparu depuis un an. Emmenant son comptable (Bernard Blier), il le suit à la trace en Angola, à partir des indices, des amoureuses délaissées ou des dégâts grandissants que Titino a semés sur son passage. Mais à mesure qu'ils se rapprochent de cet étonnant et contradictoire personnage, Di Salvio et son comptable sont  progressivement détroussés de leur matériel d'explorateurs en herbe, pour finir à ce qu'une troupe de mercenaires errants, jadis bernés par Titino, les dépouille de ce qui leur reste. Perdus dans le désert ils se font capturer par des indigènes et découvrent le lendemain que le sorcier du village n'est autre que Titino. Ils le convainquent de retourner à la "civilisation" avec eux mais, au dernier moment, Titino plonge du bateau et rejoint ses amis africains sur le rivage.   Construit comme un roman à épisodes avec re­bondissements et coups de théâtre, ce film, avant d'être ce qu'il manifeste à l'évidence : une para­bole rousseauiste, apparaît comme une réflexion sur le texte, sur l'écrit. [...] A cela vient s'articuler l'engagement social de Scola : aussi éloigné soit-il d'un fondement naturel quelconque, le pouvoir de Di Salvio, du colon, n'en est pas moins effectif et opérant ; ainsi de la séquence du pont que soutiennent des dizaines de Noirs pour permettre le passage du véhicule des Blancs, ainsi de ces visages africains que l'Occi­dental aurait tant souhaités exotiques et qui sont tout bonnement ceux des prolétaires de partout. Car voilà, concernant l'interprétation, toute la per­formance de Sordi : remarquablement il décrit cette prise de conscience, cette impossibilité de ne pas voir les faits en face d'où sans cesse resurgit, tenace, le désir de puissance. Certainement, pourra-t-on dire, quelques coups de pouce dans les dialogues sont un peu lourds, quelques démonstrations un peu didactiques, traits plus subtils dans les films ultérieurs de Scola. Mais la qualité décapante du rire, la rigueur du propos sont tels qu'on ne saurait reprocher au film d'être "grand public" quand simultanément on le loue d'utiliser ce moyen pour transmettre sa réflexion. Jean-Louis Cros, La revue du cinéma, La saison cinématographique 78
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      NOS HÉROS RÉUSSIRONT-ILS À RETROUVER LEUR AMI MYSTÉRIEUSEMENT DISPARU EN AFRIQUE ?

      Fausto Di Salvio (Alberto Sordi), éditeur romain survolté et puissant, décide un jour, autant parce qu’il rêve de voyages que par réelle nécessité (des recherches trop classiques sont jusque-là restées vaines), de partir en Afrique à la recherche de son beau-frère Titino (Nino Manfredi) disparu depuis un an. Emmenant son comptable (Bernard Blier), il le suit à la trace en Angola, à partir des indices, des amoureuses délaissées ou des dégâts grandissants que Titino a semés sur son passage. Mais à mesure qu'ils se rapprochent de cet étonnant et contradictoire personnage, Di Salvio et son comptable sont  progressivement détroussés de leur matériel d'explorateurs en herbe, pour finir à ce qu'une troupe de mercenaires errants, jadis bernés par Titino, les dépouille de ce qui leur reste. Perdus dans le désert ils se font capturer par des indigènes et découvrent le lendemain que le sorcier du village n'est autre que Titino. Ils le convainquent de retourner à la "civilisation" avec eux mais, au dernier moment, Titino plonge du bateau et rejoint ses amis africains sur le rivage.

       

      Construit comme un roman à épisodes avec re­bondissements et coups de théâtre, ce film, avant d'être ce qu'il manifeste à l'évidence : une para­bole rousseauiste, apparaît comme une réflexion sur le texte, sur l'écrit. [...]

      A cela vient s'articuler l'engagement social de Scola : aussi éloigné soit-il d'un fondement naturel quelconque, le pouvoir de Di Salvio, du colon, n'en est pas moins effectif et opérant ; ainsi de la séquence du pont que soutiennent des dizaines de Noirs pour permettre le passage du véhicule des Blancs, ainsi de ces visages africains que l'Occi­dental aurait tant souhaités exotiques et qui sont tout bonnement ceux des prolétaires de partout. Car voilà, concernant l'interprétation, toute la per­formance de Sordi : remarquablement il décrit cette prise de conscience, cette impossibilité de ne pas voir les faits en face d'où sans cesse resurgit, tenace, le désir de puissance.

      Certainement, pourra-t-on dire, quelques coups de pouce dans les dialogues sont un peu lourds, quelques démonstrations un peu didactiques, traits plus subtils dans les films ultérieurs de Scola. Mais la qualité décapante du rire, la rigueur du propos sont tels qu'on ne saurait reprocher au film d'être "grand public" quand simultanément on le loue d'utiliser ce moyen pour transmettre sa réflexion.

      Jean-Louis Cros, La revue du cinéma, La saison cinématographique 78

    • Scenario
      Ettore Scola, Age et Scarpelli
    • Image
      Claudio Cirillo
    • Montage
      Franco Arcalli
    • Musique
      Armando Trovajoli
    • Producer (s)
      Gianni Hecht Lucari
    • Productions
      Documento Film
    • Interprètes
      Alberto Sordi, Bernard Blier, Nino Manfredi, Manuel Zarzo, Erika Blanc, José Maria Mendoza
    • Année
      1968
    • Durée
      2h08
    • Pays de production
      Italie
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