ROMA CITTÀ APERTA

ROMA CITTÀ APERTA

ROME VILLE OUVERTE

Roberto Rossellini

0h 1min
2021
Story of ROMA CITTÀ APERTA
ROMA CITTÀ APERTA ROME VILLE OUVERTE Mars 1944. Alors que la bataille fait rage à Cassino, Rome est occupée par les troupes allemandes. L’ingénieur Giorgio Manfredi, dirigeant du Comité National de Libération est pourchassé par la Gestapo. Porteur d’un message aux partisans, il essaie de prendre contact avec Francesco, un typographe engagé dans le même combat que lui. En l’absence de celui-ci, Giorgio est accueilli par Pina, une jeune veuve, mère d’un garçon et enceinte de Francesco avec qui elle doit se remarier. Giorgio demande à Pina de faire appel à Don Pietro, un prêtre qui aide les opprimés. Marina, la maîtresse de Giorgio est l’amie de la sœur de Pina. Marina est toxicomane, et à son insu, elle est manipulée par son fournisseur, Ingrid, un agent de la Gestapo. Les Allemands perquisitionnent l’immeuble et capturent un groupe d’hommes parmi lesquels Pina reconnaît Francesco. Elle meurt abattue derrière le camion qui emmène son fiancé. Francesco est libéré au cours de l’attaque du convoi par les résistants. Mais Giorgio est arrêté ainsi que Don Pietro et un soldat allemand qui avait fui l’horreur de la guerre et que le prête avait caché dans la sacristie. Le déserteur se pend dans sa cellule ; Gino est torturé jusqu’à la mort ; Don Pietro est fusillé.   Rome ville ouverte, un film culte, a été réalisé il y a cinquante ans dans les conditions précaires de l’immédiat après-guerre. Cinecittà servait alors de camp aux réfugiés, l’argent et les moyens techniques étaient rares. On utilisa des chutes de pellicules, on ne fit aucune prise en son direct, on tourna dans les décors réels (mais c’est aussi un choix artistique) avec de nombreux acteurs non-professionnels. Le sujet de Sergio Amidei – l’un des plus talentueux scénaristes de l’époque - qui put donner sa pleine mesure après la chute du fascisme - était constitué de plusieurs épisodes qui se concentrèrent sur celui inspiré par la figure authentique d’un prêtre victime des nazis. Grâce à sa remarquable intuition et à sa grande finesse, guidé par l’amour du prochain, la constante de son œuvre, Rossellini en fera le magnifique choral du peuple romain tout entier, dans sa lutte héroïque pour la liberté et la justice, dont Anna Magnani deviendra l’éternel symbole.   Ni les documentaires qu’il tourne à ses débuts (Fantaisie sous-marine ou Prélude à l’après-midi d’un faune), ni sa collaboration à un film de guerre supervisé par le propre fils de Mussolini  (Luciano Serra, pilota), ni même ses premiers longs métrage (La nave bianca, Un pilota ritorna, L’uomo dalla croce), ouvrages de commande où la propagande fasciste est enrobée de pacifisme ambigu, ne laissaient prévoir l’explosion de Rome ville ouverte (1945) et de Paisà (1946), films phares du néoréalisme, déchirants témoignages sur la souffrance, la mort et la survie d’un peuple humilié, message d’espoir et de fraternité exprimés en une forme étonnamment pure, aussi éloignée du calligraphisme mélodramatique, deux tentations du cinéma italien qu’il repoussera toujours... grâce à un immense amour de la terre italienne, terre de douleur, mais aussi terre de miracles, il se hausse d’un coup au premier rang des cinéastes de sa génération . Jean-Loup PASSEK, Claude BEYLIE, in Dictionnaire du Cinéma, Larousse
    • ROMA CITTÀ APERTA

      ROME VILLE OUVERTE

      Mars 1944. Alors que la bataille fait rage à Cassino, Rome est occupée par les troupes allemandes. L’ingénieur Giorgio Manfredi, dirigeant du Comité National de Libération est pourchassé par la Gestapo. Porteur d’un message aux partisans, il essaie de prendre contact avec Francesco, un typographe engagé dans le même combat que lui. En l’absence de celui-ci, Giorgio est accueilli par Pina, une jeune veuve, mère d’un garçon et enceinte de Francesco avec qui elle doit se remarier.

      Giorgio demande à Pina de faire appel à Don Pietro, un prêtre qui aide les opprimés. Marina, la maîtresse de Giorgio est l’amie de la sœur de Pina. Marina est toxicomane, et à son insu, elle est manipulée par son fournisseur, Ingrid, un agent de la Gestapo.

      Les Allemands perquisitionnent l’immeuble et capturent un groupe d’hommes parmi lesquels Pina reconnaît Francesco. Elle meurt abattue derrière le camion qui emmène son fiancé. Francesco est libéré au cours de l’attaque du convoi par les résistants. Mais Giorgio est arrêté ainsi que Don Pietro et un soldat allemand qui avait fui l’horreur de la guerre et que le prête avait caché dans la sacristie. Le déserteur se pend dans sa cellule ; Gino est torturé jusqu’à la mort ; Don Pietro est fusillé.

       

      Rome ville ouverte, un film culte, a été réalisé il y a cinquante ans dans les conditions précaires de l’immédiat après-guerre. Cinecittà servait alors de camp aux réfugiés, l’argent et les moyens techniques étaient rares. On utilisa des chutes de pellicules, on ne fit aucune prise en son direct, on tourna dans les décors réels (mais c’est aussi un choix artistique) avec de nombreux acteurs non-professionnels.

      Le sujet de Sergio Amidei – l’un des plus talentueux scénaristes de l’époque - qui put donner sa pleine mesure après la chute du fascisme - était constitué de plusieurs épisodes qui se concentrèrent sur celui inspiré par la figure authentique d’un prêtre victime des nazis. Grâce à sa remarquable intuition et à sa grande finesse, guidé par l’amour du prochain, la constante de son œuvre, Rossellini en fera le magnifique choral du peuple romain tout entier, dans sa lutte héroïque pour la liberté et la justice, dont Anna Magnani deviendra l’éternel symbole.

       

      Ni les documentaires qu’il tourne à ses débuts (Fantaisie sous-marine ou Prélude à l’après-midi d’un faune), ni sa collaboration à un film de guerre supervisé par le propre fils de Mussolini  (Luciano Serra, pilota), ni même ses premiers longs métrage (La nave bianca, Un pilota ritorna, L’uomo dalla croce), ouvrages de commande où la propagande fasciste est enrobée de pacifisme ambigu, ne laissaient prévoir l’explosion de Rome ville ouverte (1945) et de Paisà (1946), films phares du néoréalisme, déchirants témoignages sur la souffrance, la mort et la survie d’un peuple humilié, message d’espoir et de fraternité exprimés en une forme étonnamment pure, aussi éloignée du calligraphisme mélodramatique, deux tentations du cinéma italien qu’il repoussera toujours... grâce à un immense amour de la terre italienne, terre de douleur, mais aussi terre de miracles, il se hausse d’un coup au premier rang des cinéastes de sa génération .

      Jean-Loup PASSEK, Claude BEYLIE, in Dictionnaire du Cinéma, Larousse

    • Réalisation
      Roberto Rossellini
    • Scénario
      Sergio Amidei, Alberto Consiglio, Federico Fellini, Roberto Rossellini
    • Image
      Ubaldo Arata
    • Montage
      Eraldo Da Roma
    • Musique
      Renzo Rosselini
    • Productions
      Excelsa Film
    • Distribution France
      Films Sans Frontières
    • Interprètes
      Anna Magnani, Aldo Fabrizi, Marcello Pagliero, Maria Michi, Harry Feist, Francesco Grandjacquet, Giovanna Galetti, Carlo Sindici, Joop Van Hulzen, Eduardo Passarelli, Nando Bruno
    • Année
      1945
    • Durée
      1h 40
    • Pays de production
      Italie
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