SAIMIR

SAIMIR

SAÏMIR

Francesco Munzi

0h 1min
2021
Story of SAIMIR
SAIMIR Saimir est un garçon albanais de seize ans qui vit avec son père dans un quartier de la banlieue romaine, en bordure de mer. Il a seize ans mais il ne mène pas une existence insouciante. Son père, en accord avec de petits entrepreneurs agricoles des environs, conduit un camion « chargé » d’immigrés clandestins. Saimir connaît la misère et la douleur de ces hommes qui effectuent ce terrible voyage. Il voudrait se rebeller contre ce système, dire « non » à cette vie faite de compromis et d’humiliations …en vain. Saimir regarde dans les yeux les hommes que son père transporte comme des bêtes de l’Albanie à l’Italie et parfois il pose des questions sur leur provenance et leur destin. Il n’obtient jamais de réponse. De toute façon, il les connaît déjà toutes. Un jour, Saimir fait la connaissance de Michela, une jeune fille italienne de son âge. Tous deux passent quelques après-midis ensemble et il finit par tomber amoureux d’elle, éprouvant pour la première fois un sentiment d’appartenance à l’Italie. Cependant, la magie dure peu de temps : les différences d’éducation et de culture des deux adolescents se transforment vite en obstacle. Saimir l’amène dans le lieu où lui et « sa bande » se répartissent le butin de leurs vols et Michela découvre brutalement les conditions de vie de son ami. Elle prend peur, s’enfuit avec en tête l’idée de ne plus jamais le revoir. La vie de Saimir va bientôt être bouleversée lorsqu’il découvre que son père est impliqué dans un trafic de prostituées mineures. Il réagit violemment.   L'Italie de Saimir ce n'est pas Lamerica. L'Italie de Saimir, c’est la télé allumée sur n'importe quelle chaîne, les vitres des automobiles qu’on brise, les cambriolages minables qui ne rapportent que quelques euros, un père qu'on gagne sa vie en prenant en charge sur les plages des groupes d'immigrés clandestins pour les conduire dans les champs, au travail. Le film de Francesco Munzi est lancinant. Primé à Venise comme meilleure première oeuvre, c’est un film qui n’épargne pas les aspects les plus durs de la vie d'un adolescent en quête d’identité, dans un pays étranger où il a du mal à se sentir chez lui. « Tu appelles ça vivre, toi ? » demande Saimir à son père. « C’est notre destin » lui répond-il. Jusqu'à que tout devienne insupportable. Il n'y a pas rhétorique. Il n'y en a pas dans la photographie, qui joue entre des périphéries décharnées et des effets de lumière sur le sable. Ni dans le montage, ni dans les dialogues en grande partie en langue albanaise. Il y a par contre une représentation indélébile du sens de la justice. Et, pour les jeunes, conclut le réalisateur, il y a l'invitation à « choisir sa voie, malgré tout, même si cela peut coûter très cher ». Saimir, nom qui en langue albanaise signifie « lorsque tu es juste » il sera montré en septembre dans les lycées : « C’est un moyen pour faire réfléchir » a commenté le producteur Daniele Mazzocca. Et pour se confronter avec les problèmes d'une société complexe. Elena NIEDDU, L'Avvenire, 30 avril 2005.
    • SAIMIR

      Saimir est un garçon albanais de seize ans qui vit avec son père dans un quartier de la banlieue romaine, en bordure de mer. Il a seize ans mais il ne mène pas une existence insouciante. Son père, en accord avec de petits entrepreneurs agricoles des environs, conduit un camion « chargé » d’immigrés clandestins. Saimir connaît la misère et la douleur de ces hommes qui effectuent ce terrible voyage. Il voudrait se rebeller contre ce système, dire « non » à cette vie faite de compromis et d’humiliations …en vain. Saimir regarde dans les yeux les hommes que son père transporte comme des bêtes de l’Albanie à l’Italie et parfois il pose des questions sur leur provenance et leur destin. Il n’obtient jamais de réponse. De toute façon, il les connaît déjà toutes. Un jour, Saimir fait la connaissance de Michela, une jeune fille italienne de son âge. Tous deux passent quelques après-midis ensemble et il finit par tomber amoureux d’elle, éprouvant pour la première fois un sentiment d’appartenance à l’Italie. Cependant, la magie dure peu de temps : les différences d’éducation et de culture des deux adolescents se transforment vite en obstacle.

      Saimir l’amène dans le lieu où lui et « sa bande » se répartissent le butin de leurs vols et Michela découvre brutalement les conditions de vie de son ami. Elle prend peur, s’enfuit avec en tête l’idée de ne plus jamais le revoir.

      La vie de Saimir va bientôt être bouleversée lorsqu’il découvre que son père est impliqué dans un trafic de prostituées mineures. Il réagit violemment.

       

      L'Italie de Saimir ce n'est pas Lamerica. L'Italie de Saimir, c’est la télé allumée sur n'importe quelle chaîne, les vitres des automobiles qu’on brise, les cambriolages minables qui ne rapportent que quelques euros, un père qu'on gagne sa vie en prenant en charge sur les plages des groupes d'immigrés clandestins pour les conduire dans les champs, au travail. Le film de Francesco Munzi est lancinant. Primé à Venise comme meilleure première oeuvre, c’est un film qui n’épargne pas les aspects les plus durs de la vie d'un adolescent en quête d’identité, dans un pays étranger où il a du mal à se sentir chez lui. « Tu appelles ça vivre, toi ? » demande Saimir à son père. « C’est notre destin » lui répond-il. Jusqu'à que tout devienne insupportable.

      Il n'y a pas rhétorique. Il n'y en a pas dans la photographie, qui joue entre des périphéries décharnées et des effets de lumière sur le sable. Ni dans le montage, ni dans les dialogues en grande partie en langue albanaise. Il y a par contre une représentation indélébile du sens de la justice. Et, pour les jeunes, conclut le réalisateur, il y a l'invitation à « choisir sa voie, malgré tout, même si cela peut coûter très cher ». Saimir, nom qui en langue albanaise signifie « lorsque tu es juste » il sera montré en septembre dans les lycées : « C’est un moyen pour faire réfléchir » a commenté le producteur Daniele Mazzocca. Et pour se confronter avec les problèmes d'une société complexe.

      Elena NIEDDU, L'Avvenire, 30 avril 2005.

    • Réalisation
      Francesco Munzi
    • Scénario
      Francesco Munzi, Serena Brugnolo, Dino Gentili
    • Image
      Vladan Radovic
    • Montage
      Roberto Missiroli
    • Musique
      Giuliano Taviani
    • Producteur (s)
      Cristiano Bortone, Daniele Mazzocca, Gianluca Arcopinto
    • Productions
      Orisa Produzioni
    • Distribution France
      Les Films du Paradoxe
    • Interprètes
      Mishel Manoku, Gentvent Feri, Anna Ferruzzo, Lavinia Guglielman
    • Année
      2004
    • Durée
      1h 28
    • Pays de production
      Italie
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