SOTTO IL SOLE NERO

SOTTO IL SOLE NERO

Enrico Verra

0h 1min
2021
Story of SOTTO IL SOLE NERO
SOTTO IL SOLE NERO Sergio vit dans un quartier ouvrier de la périphérie de Turin. Il n’a aucune attache. Il rêve de fuite, d'être ailleurs. Paradoxalement, l'autre monde il le trouve tout près, dans le centre ville, dans le ghetto des immigrés du tiers monde. Pour gagner un peu d'argent, il s’associe avec Judy, une ex prostituée nigérianne, et Badu, un musicien éthiopien qui se leurre d'arriver à passer à la télé avec ses chansons et qui, en attendant, accumule de l'argent en dealant. Très vite, Sergio et Judy tombent amoureux. Notre trio produit des cassettes vidéo de fausses émissions d'une télévision qui n'existe pas, The Black Soul Channel. Ce sont les immigrés du quartier qui sont les protagonistes de ces émissions, de véritables parodies de la télévision italienne : l'élection de "Miss Nigérianne  in Italy", les personnages en vue de "Ghetto Chic". Ensuite ils achètent les cassettes pour les envoyer dans leurs pays d'origine. La star de cette télévision, c’est Jennifer, la jeune sœur de Judy, arrivée depuis peu en Italie et qui se prostitue. Jennifer est déchirée entre les continuelles demandes d’argent qui lui arrivent de sa famille africaine convaincue de sa réussite et les exigences de sa sœur qui l’exploite sous prétexte de lui faire rembourser son passeport. Quand Sergio découvre que Judy est la principale bénéficiaire du travail de Jennifer, il est scandalisé. Il quitte Judy pour Jennifer et décide de gagner encore plus d’argent en développant l'activité de Black Soul Channel. Il engage Ralmi, un jeune marocain. Ils réalisent une émission qui s'appelle "Maroc'n'Roll" destinée aux jeunes Marocains immigrés clandestinement. La police intervient.     « L’envie quasi obsessionnelle de raconter le quartier de San Salvario m’est venue en 1999, lorsque j'y ai tourné un court-métrage. Je me suis trouvé devant le monde des immigrés, un peu refermé sur lui-même et indéchiffrable. Ça a excité ma curiosité. J’ai découvert des histoires qui me semblaient très éloignées des généralisations, de stéréotypes et de la rhétorique qui infestaient les journaux et la télé. Ce n’étaient pas les analyses sociologiques qui m'intéressaient, mais les individus. Presque toutes les personnes que j'ai rencontrées avaient dans leur passé des histoires qui ne demandaient qu’à être filmées. Des comédies, des mélodrames, des polars. Ils étaient tous poussés par une énergie formidable, semblable peut-être à celle des italiens de l'après-guerre. Malgré tous les coups du sort, ils ne perdaient pas la force et la dignité de d’en rire sur de continuer. Dans le ghetto, les immigrés souffrent de la solitude, de la clandestinité et de l’exploitation, mais ils s'amusent aussi beaucoup en poursuivant des rêves de succès qui ne se réaliseront peut-être jamais. J'ai passé beaucoup de temps dans le quartier pour entrer en contact avec les habitants, en écoutant, en observant. Pendant une brève période j'ai travaillé comme commis dans un magasin d'habillement à clientèle principalement africaine pour chercher à comprendre un monde qui me semblait lointain et contradictoire, presque incompréhensible. Je suis parti des fragments de réalité que ces rencontres m'offraient pour construire la mosaïque d'histoires de mon film. » Enrico VERRA   Enrico Verra est né à Turin en 1962. Après des études de Lettres il s’est consacré au cinéma. Il a réalisé une série de courts-métrages, dont Benvenuto in San Salvario (1998), primé dans de nombreux festivals. Il a été l’assistant de Daniele Segre pour Manila Paloma Blanca (1992) et de Davide Ferrario pour Tutti giù per terra (1996).
    • SOTTO IL SOLE NERO

      Sergio vit dans un quartier ouvrier de la périphérie de Turin. Il n’a aucune attache. Il rêve de fuite, d'être ailleurs. Paradoxalement, l'autre monde il le trouve tout près, dans le centre ville, dans le ghetto des immigrés du tiers monde. Pour gagner un peu d'argent, il s’associe avec Judy, une ex prostituée nigérianne, et Badu, un musicien éthiopien qui se leurre d'arriver à passer à la télé avec ses chansons et qui, en attendant, accumule de l'argent en dealant. Très vite, Sergio et Judy tombent amoureux.

      Notre trio produit des cassettes vidéo de fausses émissions d'une télévision qui n'existe pas, The Black Soul Channel. Ce sont les immigrés du quartier qui sont les protagonistes de ces émissions, de véritables parodies de la télévision italienne : l'élection de "Miss Nigérianne  in Italy", les personnages en vue de "Ghetto Chic". Ensuite ils achètent les cassettes pour les envoyer dans leurs pays d'origine. La star de cette télévision, c’est Jennifer, la jeune sœur de Judy, arrivée depuis peu en Italie et qui se prostitue.

      Jennifer est déchirée entre les continuelles demandes d’argent qui lui arrivent de sa famille africaine convaincue de sa réussite et les exigences de sa sœur qui l’exploite sous prétexte de lui faire rembourser son passeport.

      Quand Sergio découvre que Judy est la principale bénéficiaire du travail de Jennifer, il est scandalisé. Il quitte Judy pour Jennifer et décide de gagner encore plus d’argent en développant l'activité de Black Soul Channel. Il engage Ralmi, un jeune marocain. Ils réalisent une émission qui s'appelle "Maroc'n'Roll" destinée aux jeunes Marocains immigrés clandestinement. La police intervient.

       

       

      « L’envie quasi obsessionnelle de raconter le quartier de San Salvario m’est venue en 1999, lorsque j'y ai tourné un court-métrage. Je me suis trouvé devant le monde des immigrés, un peu refermé sur lui-même et indéchiffrable. Ça a excité ma curiosité. J’ai découvert des histoires qui me semblaient très éloignées des généralisations, de stéréotypes et de la rhétorique qui infestaient les journaux et la télé. Ce n’étaient pas les analyses sociologiques qui m'intéressaient, mais les individus. Presque toutes les personnes que j'ai rencontrées avaient dans leur passé des histoires qui ne demandaient qu’à être filmées. Des comédies, des mélodrames, des polars. Ils étaient tous poussés par une énergie formidable, semblable peut-être à celle des italiens de l'après-guerre. Malgré tous les coups du sort, ils ne perdaient pas la force et la dignité de d’en rire sur de continuer. Dans le ghetto, les immigrés souffrent de la solitude, de la clandestinité et de l’exploitation, mais ils s'amusent aussi beaucoup en poursuivant des rêves de succès qui ne se réaliseront peut-être jamais.

      J'ai passé beaucoup de temps dans le quartier pour entrer en contact avec les habitants, en écoutant, en observant.

      Pendant une brève période j'ai travaillé comme commis dans un magasin d'habillement à clientèle principalement africaine pour chercher à comprendre un monde qui me semblait lointain et contradictoire, presque incompréhensible. Je suis parti des fragments de réalité que ces rencontres m'offraient pour construire la mosaïque d'histoires de mon film. »

      Enrico VERRA

       

      Enrico Verra est né à Turin en 1962. Après des études de Lettres il s’est consacré au cinéma.

      Il a réalisé une série de courts-métrages, dont Benvenuto in San Salvario (1998), primé dans de nombreux festivals. Il a été l’assistant de Daniele Segre pour Manila Paloma Blanca (1992) et de Davide Ferrario pour Tutti giù per terra (1996).

    • Réalisation
      Enrico Verra
    • Scénario
      Enrico Verra, Marco Videtta, Luca Rastello
    • Image
      Claudio Meloni
    • Montage
      Carlo Balestieri
    • Musique
      Mau Mau
    • Productions
      Brooklyn Films, avec la contribution de MiBAC
    • Interprètes
      Simone Gondolfo, Fabio Camilli, Clar Uziewe, Belinda Ldialu, Jalal Brajli, Bedi Moratti, Nsongan Zenonbiennenu
    • Année
      2004
    • Durée
      1h 33
    • Pays de production
      Italie
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