VAJONT

VAJONT

LA FOLIE DES HOMMES

0h 1min
2021
Story of VAJONT
VAJONT LA FOLIE DES HOMMES Le Vajont est un torrent qui se jette dans le Piave à Longarone, près de Belluno, en Vénétie. La vie de cette vallée a été bouleversée par la construction d'un bar­rage qui a causé l'éboulement du Mont Toc dans la retenue. Le soir du 9 octobre 1963 une énorme vague a semé partout la désolation et la mort. On dénombre 1 909 victimes. A l'origine de cette catastrophe il y a trois erreurs humaines : la digue avait été construite dans un site inadapté du point de vue géologique ; le niveau de l'eau dans la retenue avait dépassé les marges de sécurité; aucune alerte n'a été déclenchée le soir du 9 octobre afin d'évacuer la population. Le film remonte aux origines de cette catastrophe. L'Italie du début des années 60 a un énorme besoin d'énergie pour consolider son miracle économique. L'électricité est encore produite par des sociétés privées mais la nationalisation est en cours. Malgré des catastrophes récentes [Fréjus en 1959] la compagnie Sade annonce le plus haut barrage du monde (qu'elle espère revendre vite àl'état au prix fort. Il s'agit donc d'aller vite. Malgré les mises en garde, des techniciens arrogants décident d'aller de l'avant. Ils trouvent face àeux une journaliste de l'Unità, Tina Merlin, qui lance depuis les colonnes de son journal des cris alarmés. Voici une his­toire italienne qui semble faite sur mesure pour le cinéma politique de jadis. Bien que l'on perçoive l'héritage de Francesco Rosi ou d'Elio Pétri, Renzo Martinelli a pri­vilégié une voie plus spectaculaire proche des modèles actuels des films catastrophe.   "La nature, l'homme et ses œuvres, voilà les trois éléments universels que Martinelli utilise : la montagne, les hommes, et entre eux le barrage, l'œuvre qui fait violence à la nature. Une telle stupidité en l'homme est absolument étonnante et Martinelli met en évidence cette perte progressive de la raison sans trop s'attarder sur la catas­trophe finale et sur les victimes... L'éboulement du Mont Tok devient une métapho­re d'une humanité sans consistance qui entraîne tout dans sa chute. Plus les images sont spectaculaires, plus la représentation de la fin d'une civilisation est exemplaire. C'est peut-être l'un des rares cas oùil n'y a pas de contradiction entre spectacle et réalité car la fiction peut exhiber une réalité dont on ne saurait rendre compte autre­ment. " Mazzino Montinari, Kataweb cinéma
    • VAJONT

      LA FOLIE DES HOMMES

      Le Vajont est un torrent qui se jette dans le Piave à Longarone, près de Belluno, en Vénétie. La vie de cette vallée a été bouleversée par la construction d'un bar­rage qui a causé l'éboulement du Mont Toc dans la retenue. Le soir du 9 octobre 1963 une énorme vague a semé partout la désolation et la mort. On dénombre 1 909 victimes. A l'origine de cette catastrophe il y a trois erreurs humaines : la digue avait été construite dans un site inadapté du point de vue géologique ; le niveau de l'eau dans la retenue avait dépassé les marges de sécurité; aucune alerte n'a été déclenchée le soir du 9 octobre afin d'évacuer la population.

      Le film remonte aux origines de cette catastrophe. L'Italie du début des années 60 a un énorme besoin d'énergie pour consolider son miracle économique. L'électricité est encore produite par des sociétés privées mais la nationalisation est en cours. Malgré des catastrophes récentes [Fréjus en 1959] la compagnie Sade annonce le plus haut barrage du monde (qu'elle espère revendre vite àl'état au prix fort. Il s'agit donc d'aller vite. Malgré les mises en garde, des techniciens arrogants décident d'aller de l'avant. Ils trouvent face àeux une journaliste de l'Unità, Tina Merlin, qui lance depuis les colonnes de son journal des cris alarmés. Voici une his­toire italienne qui semble faite sur mesure pour le cinéma politique de jadis. Bien que l'on perçoive l'héritage de Francesco Rosi ou d'Elio Pétri, Renzo Martinelli a pri­vilégié une voie plus spectaculaire proche des modèles actuels des films catastrophe.

       

      "La nature, l'homme et ses œuvres, voilà les trois éléments universels que Martinelli utilise : la montagne, les hommes, et entre eux le barrage, l'œuvre qui fait violence à la nature. Une telle stupidité en l'homme est absolument étonnante et Martinelli met en évidence cette perte progressive de la raison sans trop s'attarder sur la catas­trophe finale et sur les victimes... L'éboulement du Mont Tok devient une métapho­re d'une humanité sans consistance qui entraîne tout dans sa chute. Plus les images sont spectaculaires, plus la représentation de la fin d'une civilisation est exemplaire. C'est peut-être l'un des rares cas oùil n'y a pas de contradiction entre spectacle et réalité car la fiction peut exhiber une réalité dont on ne saurait rendre compte autre­ment. "

      Mazzino Montinari, Kataweb cinéma

    • Réalisation
      Renzo Martinelli
    • Scénario
      Renzo Martinelli, Pietro Calderoni
    • Image
      Blasco Giurato
    • Montage
      Massimo Quaglia
    • Musique
      Francesco Sartori
    • Producteur (s)
      Renzo Martinelli
    • Productions
      Martinelli Film Company, Rai Cinéma, SDP Films, Les Productions Bagheera, Canal+
    • Distribution France
      Euripide Distribution
    • Interprètes
      Daniel Auteuil, Michel Serrault, Laura Morante, Leo Gullotta, Anita Caprioli, Jorge Perugorr, Philippe Leroy
    • Année
      2001
    • Durée
      1h 53
    • Pays de production
      Italie, France
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