VIDEOCRACY – BASTA APPARIRE

VIDEOCRACY

0h 1min
2021
Story of VIDEOCRACY – BASTA APPARIRE
VIDEOCRACY - BASTA APPARIRE Un documentaire sur le pouvoir de la télévision en Italie, qui présente des archives et des interviews exclusives à des personnalités influentes dans le monde de la télévision, ainsi que l’histoire d’un jeune homme qui a la ferme intention de devenir une star du petit écran. Si le public italien, qu’il soit ou non favorable à Berlusconi, n’y trouvera rien de nouveau, à l’étranger, il peut contribuer à alimenter le débat sur la situation italienne. C’est le motif pour lequel le Festival du Film Italien de Villerupt le présente.   « Présenté dans la section Giornate degli Autori, Videocracy promettait d’être explosif : le pouvoir de la télévision, l’opium qui engourdit l’esprit des Italiens, le parti cathodique. En fait, c’est un pétard mouillé. [...] Videocracy est en retard d’une guerre, ce qui n’est pas un crime, mais simplement une erreur fatale. [...] Autour de Berlusconi le réalisateur voit "une révolution culturelle dans laquelle s’amuser est une religion et la banalité un instrument de pouvoir. Plus que de banalité du mal, je parlerais de malfaisance du banal". La "banalité" en question est celle du Loft, sur lequel la fine fleur des intellectuels progressistes a versé des gémissements enthousiastes : le virtuel qui devient réel, de vraies personnes qui jouent leur propre rôle... Gandini feint de croire que l’idée d’espionner quelques débraillés des deux sexes est une idée de Super Silvio, mais il sait très bien qu’il s’agit d’un format acheté à l’étranger. Selon le producteur du film, Domenico Procacci, "en Italie les télévisions sont devenues un parti et elles ont conquis le pouvoir. Elles sont le moyen pour continuer à gouverner le pays". C’est une allégation absurde si l’on considère les quinze années d’alternance que nous venons de connaître, une alternance bien étrange entre celui qui les contrôlerait toutes et ceux qui n’en contrôleraient aucune, mais on sait bien que les théories sont belles si elles sont marquées du signe de l’évidence. Et en ce qui concerne la "banalité" qui est l’essence de ce pouvoir, peut-être fait-on du tort à l’intelligence des Italiens, mais je m’arrête là pour ne pas me faire taxer de nationalisme. Cette religion-dictature du divertissement qui nous rend esclaves en nous faisant en quelque sorte mourir de rire ne tient pas debout. Le film nous rappelle que "les soubrettes n’ont pas droit à la parole" et une musique austère accompagne l’agréable exhibition de seins et de fesses qui passent du petit au grand écran. » Stenio SOLINAS, Il Giornale, 4 septembre 2009   « Sur Videocracy, le film d’horreur le plus effrayant de l’année, nous avons déjà eu l’occasion d’intervenir abondamment, mais le documentaire "oblique" d’Erik Gandini (exilé en Suède) est absolument le contraire de ce que vous pourriez croire. Il ne raconte pas l’histoire de Berlusconi depuis Telelombardia jusqu’à Noemi, éventuellement en nous expliquant comment il a avalé Mondadori, mais la transformation de notre pays en une république fondée sur le profit immédiat et par tous les moyens nécessaires. Et il nous parle des rêves, des tactiques et des stratégies licites et illicites que tout un chacun croit pouvoir déployer (mais qu’en fait seul le sixième homme le plus riche du monde est en mesure de faire) et hypnotisant l’ouvrier(ère) loser (loseuse) de province, pour "apparaître" à la télé, donc exister, donc aspirer à la gloire, aux femmes (ou aux hommes), à un siège au parlement (européen, ça va aussi). Il suffit d’être inventif, d’avoir une idée, par exemple de mixer Bruce Lee et Ricky Martin. Certaines séquences resteront dans l’histoire du cinéma : Lele Mora, qui peut transformer le crapaud en prince, parce qu’il est agent artistique, tout content de pouvoir enfin faire l’apologie du nazisme et du fascisme via i-phone, devant les caméras du pays dans lequel ses amis ont éliminé Olof Palme, et puis, de toute façon, en Italie pour certains ce n’est plus un délit. Ou de Corona, son ancien bras droit, qui "vole aux riches pour se donner à lui-même" : la raison de son succès. La représentation en un seul corps d’une métamorphose atroce et irréversible. » Roberto SILVESTRI, Il Manifesto, 4 septembre 2009
    • VIDEOCRACY - BASTA APPARIRE

      Un documentaire sur le pouvoir de la télévision en Italie, qui présente des archives et des interviews exclusives à des personnalités influentes dans le monde de la télévision, ainsi que l’histoire d’un jeune homme qui a la ferme intention de devenir une star du petit écran.
      Si le public italien, qu’il soit ou non favorable à Berlusconi, n’y trouvera rien de nouveau, à l’étranger, il peut contribuer à alimenter le débat sur la situation italienne. C’est le motif pour lequel le Festival du Film Italien de Villerupt le présente.

       

      « Présenté dans la section Giornate degli Autori, Videocracy promettait d’être explosif : le pouvoir de la télévision, l’opium qui engourdit l’esprit des Italiens, le parti cathodique. En fait, c’est un pétard mouillé. [...] Videocracy est en retard d’une guerre, ce qui n’est pas un crime, mais simplement une erreur fatale. [...] Autour de Berlusconi le réalisateur voit "une révolution culturelle dans laquelle s’amuser est une religion et la banalité un instrument de pouvoir. Plus que de banalité du mal, je parlerais de malfaisance du banal". La "banalité" en question est celle du Loft, sur lequel la fine fleur des intellectuels progressistes a versé des gémissements enthousiastes : le virtuel qui devient réel, de vraies personnes qui jouent leur propre rôle... Gandini feint de croire que l’idée d’espionner quelques débraillés des deux sexes est une idée de Super Silvio, mais il sait très bien qu’il s’agit d’un format acheté à l’étranger. Selon le producteur du film, Domenico Procacci, "en Italie les télévisions sont devenues un parti et elles ont conquis le pouvoir. Elles sont le moyen pour continuer à gouverner le pays". C’est une allégation absurde si l’on considère les quinze années d’alternance que nous venons de connaître, une alternance bien étrange entre celui qui les contrôlerait toutes et ceux qui n’en contrôleraient aucune, mais on sait bien que les théories sont belles si elles sont marquées du signe de l’évidence. Et en ce qui concerne la "banalité" qui est l’essence de ce pouvoir, peut-être fait-on du tort à l’intelligence des Italiens, mais je m’arrête là pour ne pas me faire taxer de nationalisme. Cette religion-dictature du divertissement qui nous rend esclaves en nous faisant en quelque sorte mourir de rire ne tient pas debout. Le film nous rappelle que "les soubrettes n’ont pas droit à la parole" et une musique austère accompagne l’agréable exhibition de seins et de fesses qui passent du petit au grand écran. »

      Stenio SOLINAS, Il Giornale, 4 septembre 2009

       

      « Sur Videocracy, le film d’horreur le plus effrayant de l’année, nous avons déjà eu l’occasion d’intervenir abondamment, mais le documentaire "oblique" d’Erik Gandini (exilé en Suède) est absolument le contraire de ce que vous pourriez croire. Il ne raconte pas l’histoire de Berlusconi depuis Telelombardia jusqu’à Noemi, éventuellement en nous expliquant comment il a avalé Mondadori, mais la transformation de notre pays en une république fondée sur le profit immédiat et par tous les moyens nécessaires. Et il nous parle des rêves, des tactiques et des stratégies licites et illicites que tout un chacun croit pouvoir déployer (mais qu’en fait seul le sixième homme le plus riche du monde est en mesure de faire) et hypnotisant l’ouvrier(ère) loser (loseuse) de province, pour "apparaître" à la télé, donc exister, donc aspirer à la gloire, aux femmes (ou aux hommes), à un siège au parlement (européen, ça va aussi). Il suffit d’être inventif, d’avoir une idée, par exemple de mixer Bruce Lee et Ricky Martin. Certaines séquences resteront dans l’histoire du cinéma : Lele Mora, qui peut transformer le crapaud en prince, parce qu’il est agent artistique, tout content de pouvoir enfin faire l’apologie du nazisme et du fascisme via i-phone, devant les caméras du pays dans lequel ses amis ont éliminé Olof Palme, et puis, de toute façon, en Italie pour certains ce n’est plus un délit. Ou de Corona, son ancien bras droit, qui "vole aux riches pour se donner à lui-même" : la raison de son succès. La représentation en un seul corps d’une métamorphose atroce et irréversible. »

      Roberto SILVESTRI, Il Manifesto, 4 septembre 2009

    • Réalisation
      Erik Gandini
    • Scénario
      Erik Gandini
    • Image
      Lukas Eisenhauer, Manuel Alberto Claro
    • Montage
      Johan Söderberg
    • Musique
      Krister Linder, David Österberg, Johan Söderberg
    • Producteur (s)
      Erik Gandini - Atmo AB, Zentropa Entertainment, SVT, en collaboration avec BBC4 Storyville, Danish Broadcasting Corporation, YLE Coproductions
    • Distribution France
      Le Pacte
    • Interprètes
      Silvio Berlusconi, Flavio Briatore, Rick Canelli, Fabrizio Corona, Marella Giovannelli, Lele Mora, Simona Ventura
    • Année
      2009
    • Durée
      1h 25
    • Pays de production
      Suède
    • Citation
      "Il y a trente ans, en Italie, une petite expérience télévisuelle a créé une révolution culturelle."
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