FONTAMARA

0h 2min
1980
Story of FONTAMARA
FONTAMARA Vers 1930, dans un petit hameau des Abruzzes… Les faibles lampions des ruelles et les lumières des maisons de Fontamara s'éteignent soudain. Personne ne payait  depuis  longtemps le compte de l'électricité, qui, du reste, n'était plus présenté aux intéressés, parce que le percepteur était  accueilli à coups de fusil. Les autorités, pour en finir et ne pas risquer de se tromper, ont décidé de couper aussi l'éclairage public. Les bergers et les ouvriers agricoles de Fontamara acceptent avec philosophie cette derniè­re calamité, inévitable comme tant d'autres: le gel, la maladie, le vent. Mais  la révolte éclate lorsque le nouveau "podestat" fasciste fait dévier le seul cours d'eau qui puisse irriguer les petits lots  de terrain des villageois. A la tête des manifestants se trou­ve Berardo, le plus fort, celui que tout le monte écoute, celui auquel tout le monde s'adresse, quand on a besoin d'aide. Toutefois, ces gens ne peuvent rien contre l'oppression séculaire des gros propriétaires ter­riens, des riches. Berardo, las d'une vie qui n'offre pas de perspective, décide, pour  pouvoir épouser Elvira, de partir pour Rome, à la recherche d'un emploi. Mais le sort qui l'attend est tout autre.  A Rome, il commence à comprendre les raisons profondes de la misère dont souffre la population de son pays. Tandis que, à Fontamara, les gens gagnent leur vie tant bien que mal, il leur arrive une nouvelle incroyable: Berardo a été arrêté sous l'accusation de sub­version et est mort  en prison. C'est le dernier geste qu'il pouvait accomplir pour aider  les siens.   Moins lyrique que L'arbre des sabots, moins intellectualiste que Le Christ s’est arrêté à Eboli ce film (…) constitue avec les deux autres un triptyque dédié au monde des "méprisés et oubliés", une dénonciation des injustices sociales qui permettent à un pays moderne de traîner comme des animaux des pauvres coupables seulement d'être nés dans des terres désolées, une exaltation des temps où le fascisme faisait déjà rage et que timidement naissait la réaction.  Segnalazioni cinematografiche, 1980
    • FONTAMARA

      Vers 1930, dans un petit hameau des Abruzzes…

      Les faibles lampions des ruelles et les lumières des maisons de Fontamara s'éteignent soudain. Personne ne payait  depuis  longtemps le compte de l'électricité, qui, du reste, n'était plus présenté aux intéressés, parce que le percepteur était  accueilli à coups de fusil. Les autorités, pour en finir et ne pas risquer de se tromper, ont décidé de couper aussi l'éclairage public.

      Les bergers et les ouvriers agricoles de Fontamara acceptent avec philosophie cette derniè­re calamité, inévitable comme tant d'autres: le gel, la maladie, le vent. Mais  la révolte éclate lorsque le nouveau "podestat" fasciste fait dévier le seul cours d'eau qui puisse irriguer les petits lots  de terrain des villageois. A la tête des manifestants se trou­ve Berardo, le plus fort, celui que tout le monte écoute, celui auquel tout le monde s'adresse, quand on a besoin d'aide.

      Toutefois, ces gens ne peuvent rien contre l'oppression séculaire des gros propriétaires ter­riens, des riches. Berardo, las d'une vie qui n'offre pas de perspective, décide, pour  pouvoir épouser Elvira, de partir pour Rome, à la recherche d'un emploi. Mais le sort qui l'attend est tout autre.  A Rome, il commence à comprendre les raisons profondes de la misère dont souffre la population de son pays. Tandis que, à Fontamara, les gens gagnent leur vie tant bien que mal, il leur arrive une nouvelle incroyable: Berardo a été arrêté sous l'accusation de sub­version et est mort  en prison. C'est le dernier geste qu'il pouvait accomplir pour aider  les siens.

       

      Moins lyrique que L'arbre des sabots, moins intellectualiste que Le Christ s’est arrêté à Eboli ce film (…) constitue avec les deux autres un triptyque dédié au monde des "méprisés et oubliés", une dénonciation des injustices sociales qui permettent à un pays moderne de traîner comme des animaux des pauvres coupables seulement d'être nés dans des terres désolées, une exaltation des temps où le fascisme faisait déjà rage et que timidement naissait la réaction. 

      Segnalazioni cinematografiche, 1980

    • Réalisation
      Carlo Lizzani
    • Scénario
      Lucio De Caro, Carlo Lizzani d'après le roman de Ignazo Silone
    • Image
      Mario Vulpiani
    • Montage
      Franco Fraticelli
    • Musique
      Roberto De Simone
    • Producteur (s)
      Edmondo Ricci, Piero Lazzari
    • Productions
      Erre Cinematografica, RAI RadioTelevisione Italiane
    • Interprètes
      Michele Placido, Antonella Murgia, Ida Di Benedetto, Imma Piro, Antonio Orlando, Deddi Savagnone
    • Année
      1980
    • Durée
      2h 10
    • Pays de production
      Italie
    • Format
      VO
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