LA DOLCE VITA
Marcello Rubini (Marcello Mastroianni) a quitté sa province pour Rome dans le but de devenir écrivain, mais il est devenu chroniqueur dans un journal à sensations. Il est souvent accompagné par Paparazzo (Walter Santesso) dans sa tournée des lieux dans lesquels il est susceptible de décrocher quelques scoops afin d'alimenter sa chronique. Avec désinvolture et amertume ses virées l’amènent à découvrir la vie nocturne de la jet set romaine.
Un soir, las de la jalousie maladive de sa compagne Emma (Yvonne Furneaux), il sort avec Maddalena (Anouk Aimée), une femme désœuvrée de la grande bourgeoisie, et passe la nuit avec elle dans la chambre d'une prostituée. Au petit matin il regagne son appartement et découvre qu’Emma a tenté de se suicider. Après le transfert à l’hôpital, il se rend à l’aérodrome où une nuée de journalistes et de photographes attend l’arrivée de Sylvia (Anita Ekberg), une plantureuse star hollywoodienne auprès de laquelle il va chercher une nouvelle aventure...« Dans La dolce vita (Palme d’or 1960), le cinéaste italien dirige pour la première fois Marcello Mastroianni qui deviendra dès lors en quelque sorte son double cinématographie et que l’on retrouvera dans Huit et demi, La Cité des femme, Ginger et Fred et Intervista. […]
Construit autour de séquences apparemment disparates, mais savamment agencées, La dolce vita nous entraîne dans le sillage de Marcello Rubini, journaliste de presse people, au cœur d’une vie mondaine. Il y a des ivresses et des gueules de bois, des nuits agitées et des petits matins blêmes, des boîtes de nuits, bourgeoises désœuvrées, des riches désespérés, des suicides, des actrices célèbres, des faux miracles, des fêtes dans des châteaux. L’ennui et la vacuité ne sont pas absents de ces existences en quête de sens. Le sacré a laissé place au kitsch.
Dans un noir et blanc somptueux, Fellini filme une Rome inoubliable : de la mythique scène de la fontaine de Trevi avec Anita Ekberg à la via Veneto reconstituée en studio. Quittant la narration linéaire et l’inspiration néoréaliste de ses débuts, le réalisateur pose les jalons d’un univers plus personnel qui donnera naissance à l’adjectif "fellinien" ».
Christian Authier, culture31.com, 26 février 2024
- RéalisationFederico Fellini
- ScénarioFederico Fellini, Tullio Pinelli, Ennio Flaiano, Brunello Rondi
- ImageOtello Martelli
- MontageLeo Catozzo
- MusiqueNino Rota
- Producteur (s)Giuseppe Amato, Angelo Rizzoli
- ProductionsRiama Film, Gray-Film, Pathé Consortium Cinéma
- Distribution FrancePathé
- InterprètesMarcello Mastroianni, Anita Ekberg, Anouk Aimée, Yvonne Furneaux, Magali Noël, Alain Cuny, Annibale Ninchi, Walter Santesso, Valeria Ciangottini, Riccardo Garrone, Lex Barker, Jacques Sernas, Nadia Gray
- Année1960
- Durée167 min
- Pays de productionItalie, France
- Citation« Je dois informer l’opinion. C’est mon métier. »

