LA FABBRICA DEI TEDESCHI

LA FABBRICA DEI TEDESCHI

Mimmo Calopresti

0h 1min
2021
Story of LA FABBRICA DEI TEDESCHI
LA FABBRICA DEI TEDESCHI Dans la nuit du 5 au 6 décembre 2007, sur la ligne 5 des aciéries de l’usine Thyssenkrupp de Turin, un incendie a provoqué la mort de sept ouvriers ; un drame qui a bouleversé toute l’Italie. Mimmo Calopresti revient sur ce tragique événement et donne la parole à la colère, aux questions encore sans réponses sur comment cela a-t-il pu arriver, à la douleur des familles. Le prologue, en noir et blanc, évoque les derniers instants avant la tragédie ; des acteurs professionnels y interprètent le rôle des proches des victimes. Ensuite toute l’horreur du drame est restituée à travers les récits des familles et les témoignages des compagnons de travail. Familles qui pleurent les défunts, vies brisées, douleurs muettes, épouse ou mère qui n’arrive pas à faire le deuil du mari ou du fils perdu qui était conscient de la dangerosité du poste de travail mais qui l’acceptait dans l’attente et l’espoir d’une vie meilleure. Ouvriers révoltés par les mauvaises conditions de travail et les petits incidents quotidiens et qui mettent clairement en cause les responsables de cet accident. Ouvriers choqués par ce tragique accident auquel ils ont assistés impuissants, avec des extincteurs vides, face à un système automatique de sécurité défaillant qui a permis au feu de se propager et de provoquer l’embrasement fatal.   Lors de la présentation du film au 65e Festival de Venise, la projection a été précédée d’une minute de silence puis suivie d’une manifestation dans les rues du Lido. Les tracts qui étaient distribués indiquaient qu’en 2007, en Italie, il y a eu 826 312 accidents du travail causant 1 160 décès.   « Calopresti remémore avec colère et il confie à quelques acteurs de talent (Golino, Orlando, Guerritore) le devoir de revêtir, un instant, les habits des familles des victimes, justement pour ne pas violer leur propre vie privée. Et le sens s’amplifie, du massacre de l’incendie à la réalité sociale (les horaires de travail, l’inhumanité, les responsabilités précises) avec une dose d’indignation à l’adresse des syndicats et à l’amnésie collective prête à être encore utilisée. Ce film devrait être vu à l’école et bien sûr à la télé. Tout de suite. » Maurizio Porro, Il Corriere della Sera, 26 septembre 2008
    • LA FABBRICA DEI TEDESCHI

      Dans la nuit du 5 au 6 décembre 2007, sur la ligne 5 des aciéries de l’usine Thyssenkrupp de Turin, un incendie a provoqué la mort de sept ouvriers ; un drame qui a bouleversé toute l’Italie.
      Mimmo Calopresti revient sur ce tragique événement et donne la parole à la colère, aux questions encore sans réponses sur comment cela a-t-il pu arriver, à la douleur des familles. Le prologue, en noir et blanc, évoque les derniers instants avant la tragédie ; des acteurs professionnels y interprètent le rôle des proches des victimes. Ensuite toute l’horreur du drame est restituée à travers les récits des familles et les témoignages des compagnons de travail. Familles qui pleurent les défunts, vies brisées, douleurs muettes, épouse ou mère qui n’arrive pas à faire le deuil du mari ou du fils perdu qui était conscient de la dangerosité du poste de travail mais qui l’acceptait dans l’attente et l’espoir d’une vie meilleure. Ouvriers révoltés par les mauvaises conditions de travail et les petits incidents quotidiens et qui mettent clairement en cause les responsables de cet accident. Ouvriers choqués par ce tragique accident auquel ils ont assistés impuissants, avec des extincteurs vides, face à un système automatique de sécurité défaillant qui a permis au feu de se propager et de provoquer l’embrasement fatal.

       

      Lors de la présentation du film au 65e Festival de Venise, la projection a été précédée d’une minute de silence puis suivie d’une manifestation dans les rues du Lido. Les tracts qui étaient distribués indiquaient qu’en 2007, en Italie, il y a eu 826 312 accidents du travail causant 1 160 décès.

       

      « Calopresti remémore avec colère et il confie à quelques acteurs de talent (Golino, Orlando, Guerritore) le devoir de revêtir, un instant, les habits des familles des victimes, justement pour ne pas violer leur propre vie privée. Et le sens s’amplifie, du massacre de l’incendie à la réalité sociale (les horaires de travail, l’inhumanité, les responsabilités précises) avec une dose d’indignation à l’adresse des syndicats et à l’amnésie collective prête à être encore utilisée. Ce film devrait être vu à l’école et bien sûr à la télé. Tout de suite. »

      Maurizio Porro, Il Corriere della Sera, 26 septembre 2008

    • Réalisation
      Mimmo Calopresti
    • Scénario
      Mimmo Calopresti, Cristina Cosentino
    • Image
      Paolo Ferrari
    • Montage
      Raimondo Aeillo
    • Musique
      Riccardo Giagni
    • Producteur (s)
      Valerio Terenzio Trigona, Simona Banchi
    • Productions
      Studio Uno, Istituto Luce
    • Interprètes
      avec la participation de : Valeria Golino, Monica Guerritore, Luca Lionello, Silvio Orlando, Rosaria Porcaro, Vincenzo Russo, Giuseppe Zeno
    • Année
      2008
    • Durée
      1h 30
    • Pays de production
      Italie
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