Des individus errent dans les couloirs d’un hôpital, parlent entre eux, mais ils semblent invisibles aux divers personnels soignants. Chacun a une chambre où il veille sur son corps qui gît dans le coma. Ils sont tous dans l’attente, soit d’ouvrir les yeux, retrouver le monde normal et tout oublier de ce qu’ils vécu pendant leur coma, soit d’être emportés par un vent violent et disparaître. Lui, appelons-le ainsi, (Valerio Mastandrea) est très mécontent. On le déménage dans une chambre qu’il doit partager avec un autre individu, plutôt agaçant, et la sienne est affectée à une nouvelle, Elle (Dolores Fonzi), avec qui Lui se dispute. Mais petit à petit leur animosité s’atténue, Lui l’instruit des règles de leur monde et ils deviennent intimes. Une histoire d’amour peu ordinaire ! Lui est plutôt pessimiste quant l’éventualité de se réveiller, il est là depuis si longtemps, mais Elle semble bien plus positive. Or, si elle se réveille, elle oubliera tout. Comment faire pour percer cette frontière et faire triompher l’amour et la vie ?
« Raconter une histoire d'amour comme celles qui éclatent soudainement lors d'une fête d’ados, l'après-midi, chez des inconnus, où l'on tombe amoureux sans raison réelle et où l'on se rend compte que la vie ne sera plus jamais comme avant. Nous voulions partir de là, car une histoire d'amour est peut-être plus difficile à raconter qu’à vivre. C'est pourquoi il nous fallait une trame très simple, tout à fait classique, comme les boums de nos treize ans. Mais il fallait la situer dans un monde presque abstrait, où la condition de nos personnages sans nom est une métaphore des moments où rester immobile, figé, risque de devenir une forme de défense contre les mauvais coups de la vie. "Malgré tout" devient le nom de ces personnages, une foule d’individus qui n’essaient de s’opposer à la souffrance que lorsqu’elles rencontrent l’amour. »
Valerio Mastandrea, Dossier de presse« "Je vois des gens morts", murmurait le petit Cole dans Le Sixième Sens. Ce sont plutôt des gens dans le coma qu'on voit dans Nonostante, le deuxième long-métrage comme réalisateur de Valerio Mastandrea (vu récemment dans le rôle du mari violent et dansant d'Il reste encore demain), choisi pour l’ouverture de la section Orizzonti de la 81e Mostra de Venise. Ce film de Mastandrea est une petite comédie romantique surréaliste qui se démarque cependant du film de fantômes classique justement pour l’idée très originale dont part le film, qui pourrait bien fonctionner également en dehors des frontières italiennes et même inspirer des remakes. »
Camillo De Marco, Cineuropa, 29 août 2024
- RéalisationValerio Mastandrea
- ScénarioEnrico Audenino, Valerio Mastandrea
- ImageGuido Michelotti
- MontageChiara Vullo
- MusiqueTóti Guðnason
- Producteur (s)Viola Prestieri, Valeria Golino, Francesco Tatò, Oscar Glioti, Moreno Zani, Malcolm Pagani
- ProductionsHT Film, Damocle, Tenderstories, Rai Cinema, avec la contribution du Ministero della Cultura
- Vente à l’étrangerFandango
- InterprètesValerio Mastandrea, Dolores Fonzi, Lino Musella, Giorgio Montanini, Justin Alexander Korovkin, Barbara Ronchi, Luca Lionello, Laura Morante
- Année2024
- Durée92 min
- Pays de productionItalie
- Citation« Je crois que je suis tombé amoureux. – Moi aussi. – Comment est-ce possible ? – Je ne sais pas. »

