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TUTTA LA VITA DAVANTI

Paolo Virzì

0h 1min
2021
Story of TUTTA LA VITA DAVANTI
TUTTA LA VITA DAVANTI À vingt-quatre ans, Marta (Isabella Ragonese) vient d’achever brillamment sa licence de philosophie. Il lui faut maintenant s’insérer dans la vie professionnelle. Elle cherche vainement du côté de l’université ainsi que dans le monde de l’édition. Dans le métro, une petite fille s’approche d’elle et lui passe un petit billet. Sa mère cherche une baby-sitter et la petite qui a remarqué Marta l’embauche, en quelque sorte. Sonia, la mère (Micaela Ramazzotti), est une jeune femme instable qui élève seule sa fille, tout en collectionnant les déceptions amoureuses. Elle travaille dans un centre d’appel et elle est constamment stressée. Les deux jeunes femmes sympathisent et comme Marta est toujours sans emploi, Sonia la fait embaucher au centre d’appel. Le travail des jeunes femmes consiste à faire accepter au plus grand nombre possible de leurs contacts téléphoniques un rendez- vous avec un démonstrateur de robot ménager multifonction. Les hommes prennent la relève et doivent réaliser la vente. Dans cette ruche en effervescence, ce travail harassant se présente sous des aspects modernes et ludiques que Marta considère avec un certain détachement amusé. Puis elle se pique au jeu et devient très vite la championne et la préférée de la directrice (Sabrina Ferilli). Mais bientôt Marta découvre que derrière cette apparente ambiance dynamique se cachent les sombres côtés et la cruelle réalité du travail précaire que compte bien dénoncer Giorgio (Valerio Mastandrea), le syndicaliste de la Cgil.   Paolo Virzì : « Dans Les camarades [de Mario Monicelli] le protagoniste était un syndicaliste qui apprenait aux ouvriers ce qu’était la grève. Il nous a semblé qu’il y avait un parallèle entre ce monde-là et l’emploi atypique de notre époque où les travailleurs ignorent et ignoreront peut-être toujours comment les syndicats peuvent les protéger. »   Valerio Mastandrea (acteur) : « J’aime l’humanité de Paolo dans la description des personnages : le désenchantement du personnage interprété par Isabella Ragonese, obligée de s’adapter à l’univers de folie des centres d’appel, la fragilité du personnage de Micaela Ramazzotti qui dit « ici personne n’est gentil », les bobos qui écrivent Loft Story et le syndicaliste sympathique et un peu idiot. Je crois que Tutta la vita davanti est un portrait de notre société. »   D'une verve imparable, le film raconte comment Marta (la fraîche Isabella Ragonese), licenciée cum laude en philosophie, se retrouve à faire la baby-sitter puis à vendre des appareils ménagers par téléphone. Caricaturé avec une belle férocité, le centre d'appels devient un univers dantesque, dirigé par des matamores selon de terrifiants principes de management à l'américaine. Cette satire de l'utilitarisme forcené de notre société et de la précarisation de l'emploi fait d'autant plus mouche que le regard de l'auteur n'exclut ni la tendresse ni la compassion. Et là encore, le final, sur une fillette qui héritera de toute cette folie, a un impact dévastateur.
Norbert CREUTZ, Le Temps, 6 octobre 2008 
    • TUTTA LA VITA DAVANTI

      À vingt-quatre ans, Marta (Isabella Ragonese) vient d’achever brillamment sa licence de philosophie. Il lui faut maintenant s’insérer dans la vie professionnelle. Elle cherche vainement du côté de l’université ainsi que dans le monde de l’édition. Dans le métro, une petite fille s’approche d’elle et lui passe un petit billet. Sa mère cherche une baby-sitter et la petite qui a remarqué Marta l’embauche, en quelque sorte. Sonia, la mère (Micaela Ramazzotti), est une jeune femme instable qui élève seule sa fille, tout en collectionnant les déceptions amoureuses. Elle travaille dans un centre d’appel et elle est constamment stressée. Les deux jeunes femmes sympathisent et comme Marta est toujours sans emploi, Sonia la fait embaucher au centre d’appel. Le travail des jeunes femmes consiste à faire accepter au plus grand nombre possible de leurs contacts téléphoniques un rendez- vous avec un démonstrateur de robot ménager multifonction. Les hommes prennent la relève et doivent réaliser la vente. Dans cette ruche en effervescence, ce travail harassant se présente sous des aspects modernes et ludiques que Marta considère avec un certain détachement amusé. Puis elle se pique au jeu et devient très vite la championne et la préférée de la directrice (Sabrina Ferilli). Mais bientôt Marta découvre que derrière cette apparente ambiance dynamique se cachent les sombres côtés et la cruelle réalité du travail précaire que compte bien dénoncer Giorgio (Valerio Mastandrea), le syndicaliste de la Cgil.

       

      Paolo Virzì :

      « Dans Les camarades [de Mario Monicelli] le protagoniste était un syndicaliste qui apprenait aux ouvriers ce qu’était la grève. Il nous a semblé qu’il y avait un parallèle entre ce monde-là et l’emploi atypique de notre époque où les travailleurs ignorent et ignoreront peut-être toujours comment les syndicats peuvent les protéger. »

       

      Valerio Mastandrea (acteur) :

      « J’aime l’humanité de Paolo dans la description des personnages : le désenchantement du personnage interprété par Isabella Ragonese, obligée de s’adapter à l’univers de folie des centres d’appel, la fragilité du personnage de Micaela Ramazzotti qui dit « ici personne n’est gentil », les bobos qui écrivent Loft Story et le syndicaliste sympathique et un peu idiot. Je crois que Tutta la vita davanti est un portrait de notre société. »

       

      D'une verve imparable, le film raconte comment Marta (la fraîche Isabella Ragonese), licenciée cum laude en philosophie, se retrouve à faire la baby-sitter puis à vendre des appareils ménagers par téléphone. Caricaturé avec une belle férocité, le centre d'appels devient un univers dantesque, dirigé par des matamores selon de terrifiants principes de management à l'américaine. Cette satire de l'utilitarisme forcené de notre société et de la précarisation de l'emploi fait d'autant plus mouche que le regard de l'auteur n'exclut ni la tendresse ni la compassion. Et là encore, le final, sur une fillette qui héritera de toute cette folie, a un impact dévastateur.

      Norbert CREUTZ, Le Temps, 6 octobre 2008 

    • Réalisation
      Paolo Virzì
    • Scénario
      Paolo Virzì, Francesco Bruni, librement adapté de Il mondo deve sapere de Michela Murgia
    • Image
      Nicola Pecorini
    • Montage
      Esmeralda Calabria
    • Musique
      Franco Piersanti
    • Producteur (s)
      Paolo Virzì
    • Productions
      Motorino Amaranto S.r.l., Medusa Film, Sky
    • Vente à l’étranger
      Adriana Chiesa Enterprises
    • Interprètes
      Isabella Ragonese, Massimo Ghini, Valerio Mastandrea, Micaela Ramazzotti, Elio Germano, Sabrina Ferilli, Valentina Carnelutti, Daniela Terreri
    • Année
      2008
    • Durée
      1h 57
    • Pays de production
      Italie
    • Format
      VOST
    • Citation
      Ici personne n’est gentil !
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