PRIMA CHE LA NOTTE

PRIMA CHE LA NOTTE

Daniele Vicari

PRIMA CHE LA NOTTE


Une histoire vraie. Giuseppe Fava (Fabrizio Gifuni) est romancier, dramaturge, journaliste… un intellectuel éclectique. Lorsqu’après un long séjour à Rome, en 1980 il décide en 1980 de rentrer chez lui à Catane, il est auréolé de succès. Palermo oder Wolfsburg, le film de Werner Schroeter dont il a écrit le scénario d’après l’un de ses romans, vient de remporter l’Ours d’or au festival de Berlin. À Catane, il a l’intention de fonder un journal. Ce projet plaît à un industriel qui décide de le financer. Pippo embauche alors tout un groupe de jeunes gens, dont son fils Claudio (Dario Aita) et Michele Gambino, comme lui décidés à dénoncer la corruption et le crime organisé, bref la mafia. Il Giornale del Mezzogiorno est né. Mais à Catane, tout le monde le sait, tout le monde le dit, « la mafia n’existe pas ». Ses attaques déplaisent à son financeur et il est licencié. Avec ses jeunes collaborateurs, il décide alors de fonder une coopérative pour éditer une nouvelle revue, I Siciliani, pour poursuivre ses investigations et ses dénonciations…
Le 5 janvier 1984, il est assassiné.
Ses jeunes collaborateurs décident de poursuivre son combat.


« Italian International Film a acquis les droits du livre homonyme écrit par Claudio Fava et Michele Gambino, et la Rai a adhéré au projet. Je suis arrivé après et c’est avec joie que j’ai accepté. Je suis un admirateur de Fava, c’est l’un des grands intellectuels trop méconnus […] À l’université, on photocopiait les articles de I Siciliani (le magazine réalisé par Fava, ndr) et on les distribuait. Pour moi, c’est une histoire qui repose sur deux piliers : l’intellectuel qui cherche à affirmer sa liberté dans toutes ses formes d’expression, et l’homme généreux qui, à un moment donné de sa vie, rend à la société ce qu’il avait reçu. C’est pourquoi nous nous sommes concentrés sur la dernière phase de sa vie, un homme de 60 ans qui revient de Rome dans sa ville, Catane, qui monte une école de journalisme extraordinaire et crée un journal innovant. »
Daniele Vicari, propos recueillis par Vittoria Scarpa, Cineuropa, 30 avril 2018

Daniele Vicari

Daniele Vicari (1967, Collegiove – Latium) est diplômé en Histoire et critique du cnéma à l'Université La Sapienza à Rome. Il collabore à des mensuels de cinéma, réalise deux courts-métrages et partcipe en 1997 au film documentaire collectif Partigiani. Sa filmographie marquée par un engagement socio-politique comporte essentiellement des documentaires, sa première fiction datant de 2002, Velocità massima.
Réalisations notoires : L'orizzonte degli eventi (2005), Il mio paese (2006), Il passato è une terra straniera (2008), La nave dolce (2012), Diaz – Non pulite questo sangue (2012, Diaz – Un crime d'État), Sole, cuore, amore (2017), Prima che la notte (2018)

BANDE ANNONCE

SÉANCES

FICHE TECHNIQUE

Réalisation : Daniele Vicari

Scénario : Claudio Fava et Michele Gambino, d’après leur roman, Monica Zappelli, Daniele Vicari

Image :  Gherardo Gossi

Montage : Benni Atria

Musique : Teho Teardo

Producteur (s) : Fulvio et Paola Lucisano, Alessandra Ottaviani, Paola Pannicelli

Productions : Italian International Film, Rai Fiction

Distribution France : 

Vente à l’étranger : Rai Com

Interprètes : Fabrizio Gifuni, Lorenza Indovina, Dario Aita, David Coco, Fabrizio Ferracane, Barbara Giordano, Carlo Calderone, Manuela Ventura, Federico Brugnone, Simone Corbisiero, Selene Caramazza

Année : 2018
Durée : 119 min
Pays de production : Italie