CACCIA TRAGICA

CACCIA TRAGICA

CHASSE TRAGIQUE

Giuseppe De Santis

0h 1min
2021
Story of CACCIA TRAGICA
CACCIA TRAGICA CHASSE TRAGIQUE

Dans la période troublée de la fin de la Seconde Guerre mondiale, des paysans pauvres de la Romagne se sont regroupés en coopérative, mais les moyens leur manquent pour acheter le matériel nécessaire. Ils attendent une subvention de l’État. C’est le comptable de la coopérative qui rapporte la somme en liquide dans une petite valise. Il est assis aux côtés du chauffeur dans la cabine du camion de la coopérative. Un couple de jeunes mariés, Michele et Giovanna voyagent à l’arrière. Dans un endroit désert, le camion est attaqué par des bandits à bord d’une voiture-ambulance. Ils s’emparent de l’argent et abattent le comptable et le chauffeur. Michele reconnaît l’un des bandits, son ancien camarade de déportation, Alberto. Pour le contraindre au silence, ce dernier prend Giovanna en otage.

Informés du fait, les paysans organisent une vaste battue pour découvrir l’endroit où se terrent les malfaiteurs. Ils les découvrent et les contraignent à se réfugier dans une vieille bâtisse où ils les encerclent. C’était le siège d’un poste de commandement allemand et tout autour le terrain est miné. La compagne d’Alberto, Daniela, surnommée Lili Marlène à cause de son passé de collabo connaît le système pour faire exploser toutes les mines. Elle pense ainsi briser le siège. La perspective du massacre horrifie Alberto et pour l’arrêter il la tue. Il est capturé et les paysans veulent le juger. Alberto, dans un réflexe de conscience de classe, exprime le désir de revenir parmi les siens. Michele plaide en sa faveur et demande un geste de clémence. Les paysans lui pardonnent. Michele et Giovanna, enfin réunis, rejoignent la coopérative agricole.

  « Le premier film de De Santis. L’histoire touffue et chaotique, comme l’époque, d’une coopérative agricole, à la fin de la guerre, menacée par des bandits à la solde des grands propriétaires terriens, et dont les chefs de bande sont une espionne nazie et un rescapé des camps. Un mix entre une intrigue de film de gangsters avec moult coups de théâtre, et un film soviétique sur la collectivisation des terres. Les héros de De Santis sont des hommes de la terre, et son (néo) réalisme est de type révolutionnaire. De Santis partage l’idée de cinéma coup-de-poing d’Eisenstein (opposé au ciné-œil de Vertov) qui veut que le cinéma doit agir sur le réel, amener à changer une réalité, plutôt que seulement en rendre compte. Son film a des lacunes. Mais il faut l’avoir vu pour se rappeler que le néo réalisme n’est pas qu’un phénomène esthétique, un formalisme, auquel on aurait tendance à le réduire aujourd’hui. » Cinémathèque de Toulouse
    • CACCIA TRAGICA

      CHASSE TRAGIQUE

      Dans la période troublée de la fin de la Seconde Guerre mondiale, des paysans pauvres de la Romagne se sont regroupés en coopérative, mais les moyens leur manquent pour acheter le matériel nécessaire. Ils attendent une subvention de l’État. C’est le comptable de la coopérative qui rapporte la somme en liquide dans une petite valise. Il est assis aux côtés du chauffeur dans la cabine du camion de la coopérative. Un couple de jeunes mariés, Michele et Giovanna voyagent à l’arrière. Dans un endroit désert, le camion est attaqué par des bandits à bord d’une voiture-ambulance. Ils s’emparent de l’argent et abattent le comptable et le chauffeur. Michele reconnaît l’un des bandits, son ancien camarade de déportation, Alberto. Pour le contraindre au silence, ce dernier prend Giovanna en otage.

      Informés du fait, les paysans organisent une vaste battue pour découvrir l’endroit où se terrent les malfaiteurs. Ils les découvrent et les contraignent à se réfugier dans une vieille bâtisse où ils les encerclent. C’était le siège d’un poste de commandement allemand et tout autour le terrain est miné. La compagne d’Alberto, Daniela, surnommée Lili Marlène à cause de son passé de collabo connaît le système pour faire exploser toutes les mines. Elle pense ainsi briser le siège. La perspective du massacre horrifie Alberto et pour l’arrêter il la tue. Il est capturé et les paysans veulent le juger. Alberto, dans un réflexe de conscience de classe, exprime le désir de revenir parmi les siens. Michele plaide en sa faveur et demande un geste de clémence. Les paysans lui pardonnent. Michele et Giovanna, enfin réunis, rejoignent la coopérative agricole.

       

      « Le premier film de De Santis. L’histoire touffue et chaotique, comme l’époque, d’une coopérative agricole, à la fin de la guerre, menacée par des bandits à la solde des grands propriétaires terriens, et dont les chefs de bande sont une espionne nazie et un rescapé des camps. Un mix entre une intrigue de film de gangsters avec moult coups de théâtre, et un film soviétique sur la collectivisation des terres. Les héros de De Santis sont des hommes de la terre, et son (néo) réalisme est de type révolutionnaire. De Santis partage l’idée de cinéma coup-de-poing d’Eisenstein (opposé au ciné-œil de Vertov) qui veut que le cinéma doit agir sur le réel, amener à changer une réalité, plutôt que seulement en rendre compte. Son film a des lacunes. Mais il faut l’avoir vu pour se rappeler que le néo réalisme n’est pas qu’un phénomène esthétique, un formalisme, auquel on aurait tendance à le réduire aujourd’hui. »

      Cinémathèque de Toulouse

    • Réalisation
      Giuseppe De Santis
    • Scénario
      Giuseppe De Santis, Corrado Álvaro, Michelangelo Antonioni, Umberto Barbaro, Carlo Lizzani, Gianni Puccini, Cesare Zavattini
    • Image
      Otello Martelli
    • Montage
      Mario Serandrei
    • Musique
      Giuseppe Rosati
    • Producteur (s)
      Giorgio Agliani, Marcello Caccialupi, Olivieri Parteguelfa
    • Productions
      Associazione Nazionale Partigiani d'Italia, Dante Film
    • Distribution France
      Tamasa
    • Interprètes
      Vivi Gioi, Massimo Girotti, Andrea Checchi, Carla del Poggio, Vittorio Duse, Checcho Rissone, Umberto Sacripante, Folco Lulli, Guido della Valle, Eugenia Grandi, Carlo Lizzani, Piero Lulli, Ermanno Randi, Michele Riccardini
    • Année
      1947
    • Durée
      1h 30
    • Pays de production
      Italie
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