CRONACHE DI POVERE AMANTI
LA CHRONIQUE DES PAUVRES AMANTSFlorence, en 1925. Dans la Via Del Corno, une ruelle populaire pas plus large qu'un boyau, les habitants n'ignorent rien les uns des autres. Ils se fréquentent, aiment, souffrent, se distraient ensemble. Parmi eux il y a Mario (Gabriele Tinti), un jeune typographe, qui vient de s’installer pour se rapprocher de sa petite amie, "Maciste" (Adolfo Consolini), le forgeron, et Ugo (Marcello Mastroianni), le maraîcher, tous deux antifascistes, Alfredo (Giuliano Montaldo) et sa femme Milena (Antonella Lualdi) qui gèrent une épicerie, Carlino (Bruno Berellini), le comptable du parti fasciste, Gesuina (Anna Maria Ferrero), la servante de la "signora" (Wanda Capodaglio), une usurière qui contrôle les intérêts du quartier, Elisa (Cosetta Greco), une prostituée.
Mais la vie quotidienne de ces ouvriers et artisans se trouve bouleversée par la montée du fascisme, le climat de suspicion et de délation, la surveillance étroite des Chemises noires et leurs actions violentes.« Carlo Lizzani revient sur les premières luttes antifascistes, après la marche sur Rome en 1922 et avant l’accession au pouvoir dictatorial par Mussolini en 1925. Par son ampleur et le soin apporté à la reconstitution historique, le film marque une étape importante dans la carrière de Lizzani. Le cinéaste s’affranchit partiellement de l’enseignement néoréaliste de ses maîtres Rossellini et De Santis et opte pour une approche ouvertement romanesque et psychologique. Lizzani met en scène un récit choral aux multiples personnages résidant dans une rue populaire de Florence. Le destin de chacun sera chamboulé par les passages à tabac et les expéditions punitives perpétrées par les fascistes.
Pour incarner cette jeunesse florentine prise dans le tourbillon de l’Histoire, Lizzani parie sur de nouveaux visages du cinéma italien. Il offre à Marcello Mastroianni, jusqu’ici apprécié dans des comédies légères, son premier grand rôle dramatique, celui d’Ugo, un maraîcher antifasciste. Lizzani a l’idée de confier le rôle de "Maciste", le robuste forgeron de la Via Del Corno, à l’athlète Adolfo Consolini, champion olympique de lancer de disque. Cela demeure son unique apparition à l’écran. Le sportif, dont la voix fut doublée, livre une interprétation convaincante. Dans la distribution, on retrouve aussi le futur cinéaste Giuliano Montaldo (Sacco et Vanzetti) qui interprétait déjà un résistant dans Achtung ! Banditi !, ainsi qu’Anna Maria Ferrero et Antonella Lualdi. »
Olivier Père, Dossier de presse
- RéalisationCarlo Lizzani
- ScénarioSergio Amidei, Giuseppe Dagnino, Massimo Mida, Carlo Lizzani, d'après le roman éponyme de Vasco Pratolini
- ImageGianni Di Venanzo
- MontageEnzo Alfonsi
- MusiqueMario Zafred
- Producteur (s)Giuliani G. De Negri, Antonio Greco, Alberto Puccini
- ProductionsCooperativa Spettatori Produttori Cinematografici
- Distribution FranceLes Films du Camélia
- InterprètesMarcello Mastroianni, Anna Maria Ferrero, Antonella Lualdi, Gabriele Tinti, Bruno Berellini, Adolfo Consolini, Giuliano Montaldo, Cosetta Greco, Irene Cefaro, Wanda Capodaglio
- Année1954
- Durée107 min
- Pays de productionItalie
- Citation« Le fascisme ne se combat pas avec des gros mots. »

