Story of DA ZERO A DIECI
Giove, Libero, Biccio et Baygon vont avoir quarante ans. Avant de passer ce cap, ils veulent retrouver quatre filles qu'ils avaient connues vingt ans auparavant. Ils devaient passer un week-end tous ensemble à Rimini mais la fête avait été tronquée. Ils se retrouvent dans le même hôtel et se racontent ce qu'ils ont fait pendant ces vingt ans. Par jeu, ils décident aussi de donner une note (de zéro à dix) à ce qu'ils sont devenus. Ce nouveau week-end se présente comme une sorte de session de rattrapage teintée d'amertume pour des existences qui n'ont peut-être pas tenu toutes leurs promesses.
Mais une nouvelle fois la fête est impossible. Tous ont en tête l'événement qui l'avait interrompue la première fois : le 2 août 1980, une bombe avait explosé dans la gare de Bologne faisant de nombreuses victimes. Cette bombe qui avait mis un point final aux illusions de changement qui avaient caractérisé les années 1970 et leur jeunesse.
« L'histoire du film part d'un week-end que je devais vraiment passer avec des copains à Rimini, C'est un vrai miracle que je ne me sois pas trouvé en gare de Bologne au moment de l'attentat. Au dernier moment j'avais choisi de prendre ma voiture. Par ce film je voulais comprendre et faire comprendre combien notre vie doit au hasard. Je voulais raconter les conséquences de cet événement et non pas ses causes. Un attentat comme celui de la gare de Bologne ne fait pas que 85 victimes, mais des centaines d'autres parmi les familles et les amis de ceux qui y ont trouvéla mort.
Des termes tels que génération ou public me gênent un peu et je ne les utilise pas. Ils sont trop vastes pour représenter correctement une personne. Selon moi, un jeune Milanais, fils d'un chef d'entreprise n'a rien à voir avec un jeune chômeur méridional du même âge. Je ne raconte que des histoires que je connais, limitées dans l'espace et dans le temps. Si par la suite elles engendrent des réflexions d'une portée plus générale, pourquoi pas ?
Dans mon film, il y a le constat de la mort d'un rêve, celui de trouver le bonheur à travers le bonheur des autres. Mais il y a aussi l'émergence d'un grand nombre de petits rêves individuels, en attendant de pouvoir recommencer à rêver au pluriel. »
Luciano Ligabue
DA ZERO A DIECI
Giove, Libero, Biccio et Baygon vont avoir quarante ans. Avant de passer ce cap, ils veulent retrouver quatre filles qu'ils avaient connues vingt ans auparavant. Ils devaient passer un week-end tous ensemble à Rimini mais la fête avait été tronquée. Ils se retrouvent dans le même hôtel et se racontent ce qu'ils ont fait pendant ces vingt ans. Par jeu, ils décident aussi de donner une note (de zéro à dix) à ce qu'ils sont devenus. Ce nouveau week-end se présente comme une sorte de session de rattrapage teintée d'amertume pour des existences qui n'ont peut-être pas tenu toutes leurs promesses.
Mais une nouvelle fois la fête est impossible. Tous ont en tête l'événement qui l'avait interrompue la première fois : le 2 août 1980, une bombe avait explosé dans la gare de Bologne faisant de nombreuses victimes. Cette bombe qui avait mis un point final aux illusions de changement qui avaient caractérisé les années 1970 et leur jeunesse.
« L'histoire du film part d'un week-end que je devais vraiment passer avec des copains à Rimini, C'est un vrai miracle que je ne me sois pas trouvé en gare de Bologne au moment de l'attentat. Au dernier moment j'avais choisi de prendre ma voiture. Par ce film je voulais comprendre et faire comprendre combien notre vie doit au hasard. Je voulais raconter les conséquences de cet événement et non pas ses causes. Un attentat comme celui de la gare de Bologne ne fait pas que 85 victimes, mais des centaines d'autres parmi les familles et les amis de ceux qui y ont trouvéla mort.
Des termes tels que génération ou public me gênent un peu et je ne les utilise pas. Ils sont trop vastes pour représenter correctement une personne. Selon moi, un jeune Milanais, fils d'un chef d'entreprise n'a rien à voir avec un jeune chômeur méridional du même âge. Je ne raconte que des histoires que je connais, limitées dans l'espace et dans le temps. Si par la suite elles engendrent des réflexions d'une portée plus générale, pourquoi pas ?
Dans mon film, il y a le constat de la mort d'un rêve, celui de trouver le bonheur à travers le bonheur des autres. Mais il y a aussi l'émergence d'un grand nombre de petits rêves individuels, en attendant de pouvoir recommencer à rêver au pluriel. »
Luciano Ligabue
- RéalisationLuciano Ligabue
- ScénarioLuciano Ligabue
- ImageGherardo Gossi
- MontageAngelo Nicolini
- MusiqueLuciano Ligabue
- Producteur (s)Domenico Procacci
- ProductionsFandango, Médusa film
- Vente à l’étrangerIntramovies
- InterprètesMassiomo Bellinzoni, Pier Francesco Fauino, Elisabetta Cavallotti, Barbara Lerici, Stefania Rivi, Stefano Pesce, Stefano Venturi, Fabrizia Sacchi
- Année2002
- Durée1h 39
- Pays de productionItalie
- FormatVOST
