Quinto Cartucci (Léon Perdoncin), 49 ans, ouvrier spécialisé, a quitté l’Italie il y a 25 ans pour venir travailler en Lorraine. Il a dû changer deux fois de métier car la petite ville sidérurgique où il habite est sur le déclin. Maintenant, il doit encore se reconvertir et déménager peut-être. Son usine va être restructurée car elle ne satisfait plus aux normes de rentabilité qui lui sont imposées.
La machine sociale et économique est en branle. Presse, radio et télévision appuient la direction : c’est le progrès qui est en jeu. Mais cette fois, Quinto Cartucci se révolte. Il adhère au mouvement qui soulève la ville. Il s’engage à fond dans la lutte. À côté de lui, sa femme Rita (Elibera Turci) et ses enfants - Valentin/Tino (Jacques Macarini), Marcel/Marcello (Marcel Aquili), Lilli (Josiane Menichetti) - un bloc tacite qui le comprend et l’appuie en silence. Valentin, l’aîné, ouvrier dans la même usine, le suit, mais il est lassé par l’ampleur de la tâche. Il a vu son père travailler toute sa vie. Son avenir lui fait peur ; il a 21 ans, il travaille depuis quatre ans dans l’usine et il a un dimanche de libre toutes les trois semaines. Son père a perdu la violence et l’impulsivité de la jeunesse, mais ses décisions sont résolues. Lui voudrait des résultats apparents et une victoire immédiate.
Valentin va dépasser son exaspération et sa lassitude devant l’image de Quinto, fatigué par le travail. Leur lutte est une lutte commune. C’est leur patience et leur détermination qui feront leurs armes.« En 1973, le Studio 16 de la MJC de Villerupt, regroupant des fils et filles de sidérurgistes passionnés de cinéma, décide de tourner un long métrage de fiction qui relate le combat de leurs pères et de leurs familles face à la fermeture de l’usine.
À l’époque, cette belle aventure cinématographique a un retentissement local, mais disparaît ensuite des mémoires et des laboratoires. 50 ans plus tard, les négatifs des Quetsches pour l’hiver sont retrouvés : un jour, un de mes copains qui bosse en laboratoire m’appelle et me dit qu’il a trouvé le film sous un autre nom, le premier imaginé par le collectif avant de le considérer trop déprimant : Un aller simple pour Fos. Un travail de restauration est alors enclenché (avec l’aide d’une intelligence artificielle pour le son), travail qui permettra à ce film d’être à nouveau présenté au public. »Jean-Louis Sonzogni
- RéalisationJean-Paul Menichetti / Restauration : Jean-Louis Sonzogni
- ImageDaniel Brachetti / Restauration : Jean-Louis Sonzogni
- MusiquePatrice Parachini
- Producteur (s)Studio 16 - MJC Villerupt / Jean-Louis Sonzogni, Isabelle Anuzet-Sonzogni
- ProductionsStudio 16 - MJC Villerupt / Restauration : Noliprod, avec le concours de Région Grand Est, CNC, Département de Meurthe-et-Moselle, CNA Dudelange, Images Est, Communauté de Communes Pays Haut Val d’Alzette, OGBL Frontaliers, Pôle de l’Image Villerupt
- Distribution FranceNoliprod
- InterprètesElibera Turci, Léon Perdoncin, Jacques Macarini, Marcel Aquili, Josiane Menichetti
- Année1974 / 2024
- Durée62 min
- Pays de productionFrance


