Story of UNA LUCERTOLA CON LA PELLE DI DONNA
Le Venin de la peur
Londres. Carol Hammond (Florinda Bolkan), fille du célèbre avocat Edmond Brighton, est aussi l'épouse du jeune avocat Frank Hammond (Jean Sorel), qui travaille dans le bureau de son beau-père. Elle semble mener une vie tranquille et monotone, bien qu'elle soit obsédée par sa voisine, la belle Julia Durer (Anita Strindberg), une actrice à la vie sulfureuse et débridée. Carol a d’étranges hallucinations où elle imagine des orgies sexuelles sous LSD organisées par Julia. Au cours d'une séance avec son psychanalyste, Carol raconte qu'elle a rêvé de tuer Julia. Le jour même, celle-ci est retrouvée morte exactement comme dans son rêve. L'inspecteur Corvin (Stanley Baker) commence l'enquête et bientôt des indices le conduisent à soupçonner Carol qui voit son monde s’écrouler et les mains de la police se refermer sur elle. Arrivera-t-elle à contenir sa folie et ses désirs sexuels insatisfaits ?
« Encadré par deux grands films, La fille qui en savait trop (1963) de Mario Bava et Le Syndrome de Stendhal (1996) de Dario Argento, le thriller à l’italienne, autrement dit le "giallo" (en italien jaune, en référence à la couleur des couvertures des romans policiers) a décliné une série de figures immuables. […] Dans cette mouvance, le film de Fulci, remarquable par ses qualités intrinsèques, représente le haut du panier. Il s’agit sans conteste de l’un des meilleurs films du cinéaste italien, souvent critiqué ou méprisé en raison de son cynisme et de sa fascination pour la violence, mais dont on ne peut négliger l’originalité de son style, avec une approche personnelle, moderne et même savante du fantastique et de l’inconscient dans ses films les plus ambitieux. Le Venin de la peur appartient à une période charnière de la filmographie de Fulci, quand ce dernier va radicalement s’orienter vers l’horreur. […] Fulci laisse son goût du morbide s’épancher en pleine époque psychédélique – le film se déroule dans la haute bourgeoisie londonienne, dans une atmosphère extrêmement sulfureuse, soutenue par la sublime partition d’écoute distraite de Ennio Morricone et les non moins troublantes égéries saphiques Florinda Bolkan (actrice brésilienne découverte dans Les Damnés de Visconti) et Anita Strinberg, dans un rôle entièrement muet. »
Olivier Père, arte.tv, 12 septembre 2015
- RéalisationLucio Fulci
- ScénarioLucio Fulci, Roberto Gianviti, José Luis Martínez Mollá, André Tranché
- ImageLuigi Kuveiller
- MontageVincenzo Tomassi, Giorgio Serrallonga
- MusiqueEnnio Morricone
- Producteur (s)Edmondo Amati
- ProductionsApollo Films, Atlántida Films, Les Films Corona
- Distribution FranceLes Films du Camélia
- InterprètesFlorinda Bolkan, Stanley Baker, Jean Sorel, Anita Strindberg, Leo Genn, Silvia Monti, Alberto De Mendoza, Penny Brown, Mike Kennedy, Georges Rigaud, Edy Gall, Franco Balducci
- Année1971
- Durée102 min
- Pays de productionItalie, France, Espagne

